L épine. (Semaine médicale, 1897, p
4. Sierer. (Zeitschrift fur physiolog. Chcmie, 1903, XXXIX, p. 484).
(ïLYCOLYSK
Mais je n irais pas jusqu’à dire avec Nencki « que l’anomalie de nutrition des diabétiques n’a rien à voir avec les processus d oxydation *. » — L observation clinique nous montre que des oxydants sont souvent utiles aux diabétiques. — L’asphyxie produit souvent une hyperglycémie suffisante pouramcner une glycosurie (Dastre). Celte hyperglycémie ne tient pas seulement à une hyperglycogénie ; elle dépend, pour une grande part, de la diminution du processus glycolytique (Lépine et Barrai).
Le professeur A. Gautier qui a, comme on sait, montré que nos tissus vivent surtout d’une vie anaérobie, admet bien l’intervention nécessaire d’un processus d’oxydation dans la glycolyse; «seulement, dit-il, ce n’est qu’ultéricurement, après le premier stade de dédoublement hydrolytique, que les produits divisés, par hydratation, des albuminoïdes, sont soumis à l’action de l’oxygène du sang, qui oxyde le sucre ». — liourquelol exprime la même opinion : il considère la glycolyse commesc faisant en deux actes, ainsi que la formation d’aldéhyde salicylique dans le cas suivant :
« A une solution étendue de salicyline on ajoute quelques centigrammes d’émulsine, puis une petite quantité d’un ferment oxydant. Dès le second jour on peut constater l’odeur de l’aldéhyde salicylique, dont la formation s’explique en admettant que dans une première phase la salicyline a été dédoublée par l’émulsine, et que, dans une seconde phase, l’alcool salicylique produit sous l’influence du ferment oxydant s’est transformé en aldéhyde salicylique 1 2. »
Bach et Battelli 3 supposent une alternance des deux processus bydrolysant et oxydant. Ainsi, d’après plusieurs savants, dont la compétence est indiscutable, la glycolyse est un processus
1. Nencki et Sieiieu. (Journal für prakt. Chemic, XXVI) ont soutenu cette opinion en se fondant sur le fait que les diabétiques oxydent bien le benzol.
2. Bourquei.ot. (C. R. de la Société de Biolor/ic, 1896, p. 314).
3. Bach et Battelli. (C. R. de l'Acad. des Sciences, 1903, 2 juin).