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GLYCOLYSE
riche en sucre immédiat que celui de la carotide, alors que la prise des deux sangs, et leur dosage, ont été absolument corrects. — Ce paradoxe n’est explicable que par le dégagement de sucre dans les capillaires aux dépens du sucre virtuel.
Influence du travail musculaire. — Chauveau et Kaufmann ont observé, chez le cheval, que le sang de la veine du muscle masticateur, pendant la mastication, était nettement moins sucré que le sang artériel.
Influence de la température. — La température à laquelle on soumet un membre a naturellement une grande inlluence sur la teneur en sucre de la veine principale du membre. Pour l’apprécier, j'ai procédé de la manière suivante :
Chez des chiens dont les nerfs sciatiques et cruraux avaient été préalablement sectionnés des deux cotés, et, de préférence, chez des chiens curarisés, j’ai immergé l’une des pattes postérieures dans de l'eau à -f- 5(>°, tandis que l’autre patte plongeait dans de l’eau à -f- (>°. Au bout de dix minutes environ, j’ai pris simultanément le sang des deux veines crurales; or, j’ai trouvé celui de la patte refroidie presque toujours moins sucré, bien que l'influence de la chaleur sur l’activité des combustions dans les tissus soit incontestable. Mais c’est qu’une influence antagoniste entre en jeu: la vitesse de la circulation dans les capillaires. Il est clair que, toutes choses égales, moins le sang y séjourne, moins il perd de sucre. Or, le sang s’écoule rutilant de la patte immergée dans l’eau chaude.
Chez un chien sain j’ai faradisé pendant quelques minutes les principaux nerfs du pancréas qui entourent, comme on sait, l’artère pancréatico-duodénale; et, aussitôt après, j’ai introduit une canule dans les veines pancréatique, splénique et jugulaire; puis, j’ai recueilli simultanément les trois sangs :