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ACTION DU SUC D’ORGANES

si remarquable sur la glycolyse générale. J'ai pensé à une substance dérivée de la pancréatine ; car la pancréatine injectée dans les veines d’un chien, à une dose à peine supérieure à un centigramme par kilogramme, amène au bout de quelques heures (et le lendemain) une exaltation considérable du pouvoir glycolytique et h plus souvent une très forte hypoglycémie1.

Comme exemple, voici une expérience :

Chienne 2743, saine, poids 21 kilogr.

On lui injecte dans une veine 10 centigrammes de pancréatine en suspension dans 80 centimètres cubes d'eau, quatre heures après, 40°6.

24 heures après l'injection :

POUVOIR RÉDUCTEUR

Apre* un chauffage Immédiat. do ÏO heure* avec l'acide tluorhydrique.

Sang artériel 0,72 1.78

Après 1 heure à 39° traces 0,56

Dans ce cas, perle apparente et perle réelle très forte (1,78 — 0,56 = 1,22). Mais malgré l'augmentation du pouvoir glycolytique du sang, il y a hyperglycémie. C’est un fait exceptionnel.

GLYCOLYSE IN VITRO PRODUITE PAR LE SUC d’oRGANES

Blumenthal1 a le premier observé la production d’acide carbonique dans une solution sucrée additionnée de suc d’organes. Cette production de CO2 3 est plus abondante en milieu anaérobie (Blumenlhal) . Stoklasa1 l’a particulièrement étudiée dans ce

1. Mais la pancréatine résiste assez mal à l’ébullition. Vahlen ( Zentr . fïir Physiol., 1908, n° 7) dit avoir isolé du pancréas une substance favorisante; mais il n’a pu la caractériser.

2. Hlumenthal. (Zeitschrift fiir duit. und physik. Thérapie, 1898, 1). Ce suc était obtenu en broyant les organes et en pressant la bouillie à l'aide d une presse hydraulique puissante.

3. Stoklasa. ( Beitrüge zur chem. Physiol. und Path., 1903, 111, et Pflueycr's Archiv, 1901, CI, p. 311).

GLYCOLYSE

milieu. Comme il a obtenu à la fois de l’acide carbonique eide 1 alcool, il n hésite pas à considérer la glycolyse dans les tissus comme identique à la fermentation alcoolique.

Mais cette conclusion est inadmissible. Les expériences de Stoklasa n’ont d’ailleurs pu être reproduites à l’Institut Pasteur, dans les conditions d’asepsie qu’il indique. Aussi, Battelli *, Portier-, etc., contestent-ils que la glycolyse opérée au moyen du suc d’organes sans l'intervention de microbes, puisse donner naissance à l’alcool !.

On a constaté la présence d’une petite quantité d’alcool dans les organes1 2 3 4 5 et dans le sang4 d’animaux n’ayant jamais ingéré d’alcool; mais il est possible qu'il ait été formé dans l’intestin, par iermentation microbienne du glycose, puis résorbé6. D’autre part, il n’est pas absurde de supposer qu’il se forme parfois comme produit accessoire , ainsi que l’admet Blumenthal.

Voici la technique, calquée sur celle de Buchner, qu’a suivie cet expérimentateur :

Les organes sont broyés avec du sable, et la pulpe, ainsi obtenue, soumise à une pression de 300 atmosphères. Pour un kilogramme d’organes on peut obtenir jusqu'à 100 centimètres cubes de suc. On ajoute de l'alcool absolu; on décante et on agite le résidu avec l’éther; on filtre et on évapore le précipité dans le vide; puis on le reprend par l’eau distillée, qui est additionnée de glucose et de toluol. La glycolyse est appréciée par le volume d’acide carbonique obtenu après un certain nombre d’heures. L’asepsie de la solution est vérifiée.

Arnheim et Rosenbaum à l’exemple de Rapp et Buchner,

1. Battelli. ( C . R. de l'Acad. des Sciences, 1903, 14 décembre).

2. Portier. (C. R. de la Soc. de Biologie, 16 juillet et Annales de l'Institut Pasteur, 1904, p. 633).

3. Blumenthal (Deutsche med. Woch., 1903, n° 51) et Feinschmidt ( Bei t^cige zur pliys. und path. Chemie, 1903, IV, p. 511), disent en avoir trouvé, en milieu stérile.

4. I. Béchamp, cité par Duclaux. ( Traité de Microbiologie, III, p. 57).

5. Joly. (C. R. de l'Académie des Sciences, 1893, 9 novembre).

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