ACTION DU SUC D’ORGANES
traitent le suc d’organes par l’acétone et l’éther, l’acétone présentant sur l'alcool quelques avantages.
Ajouté à une solution de glycose, le suc de ioie a produit une glycolyse assez énergique (Jacoby)1; celui des muscles, une glycolyse faible (Cohnheim)2, ainsi que l’avait autrefois noté Lauder Brunton8. Quant au suc de pancréas, ses effets sont inconstants, et même douteux; en tous cas, peu intenses*. Cohnheim, en employant le suc non desséché de cet organe, n’a pas observé de glycolyse. On pourrait être tenté d attribuer ce résultat à une formation de sucre (aux dépens des nucléo-protéides du pancréas s, qui aurait masqué la glycolyse). Mais cette explication ne paraît pas suffisante; car l'addition à une solution sucrée d'un mélange de suc de pancréas et de suc de muscles lui a donné une glycolyse notable®. Il est certain que ce mélange a, en effet, plus d'eflicacité que le suc de pancréas.
D'après Magnus-Lévv, c'est le foie qui, ît en juger par Fautolyse, posséderait, de tous les organes, le pouvoir glycolytique le plus considérable.
1. Jacoby. (Virchow’s Archiv, 1900, t. CI. VII, p. 235). — Il est probable qu i I se fait de la glycolyse dans le foie quand les muscles ne produisent pas de chaleur. A noter que le foie d'un diabétique n’avait aucun pouvoir glycolytique, bien qu'il eût conservé son pouvoir oxydant.
2. Cohnheim. (td,, 1903, XXXIX, p. 336; XLII, p. 401 et XLVII, p. 253).
— Dans ce dernier travail Cohnheim dit que le ferment musculaire est plus abondant l’hiver (chez le chat).
3. Lacdeh Brunton. {Zeitschrift fur liiologie, 18). — Voir aussi I.alder Brunton et Rhodes. (Zcntr. fur Physiologie, 1898. XII. p. 353). — Manning. [Iuaug. Dissert., Leyde, 1906). — D'après Kirch {llofmeister s Beitrâge , 1906, VI U. p. 210), le cœur est plus riche que les autres muscles en ferment glycolytique et d’après Tadasu Paski (Id., p. 495) les muscles lisses, qui ne renferment, comme on sait, pas de glycogène possèdent. au moins autant que les muscles striés, le pouvoir de détruire le glycogène qui leur est ajouté.
4. L'influence considérable que le pancréas exerce sur la glycolyse générale, n’est pas en contradiction avec le fait que le suc de pancréas n’est pas lui-même glycolytique ; car l'augmentation de la glycolyse générale résulte d’une réaction.
5. Lépine et Métroz. (C. R. de l'Académie des Sciences, 1893, 17 juillet).
— Pendant 1 autolyse, le pancréas, comme la plupart des autres organes, produit une petite quantité de sucre fermentescible , indépendamment d’un pentose.
6. Cohnheim a vu aussi ce que j’avais antérieurement constaté, qu un extrait de pancréas même bouilli, active la glycolyse.
GLYCOLYSE
Herlitzka et Borrino1 ont obtenu une glycolyse assez prononcée dans des solutions sucrées, en les additionnant soit d’un nucléo-histone du foie, soit de nucléo-protéides, extraites du rein et du thymus 2.
En résumé, le pouvoir glycolytique du suc des organes, parait, en général, assez faible. Il est notablement renforcé par des produits issus du pancréas et constituant ce qu’on nomme sa sécrétion interne. Ces produits sont décelables dans le sang de la veine pancréatique et dans la lymphe du canal thoracique. L’extrait du pancréas bouilli, surtout après l’excitation des nerfs de l'organe, a une action favorisante bien marquée. Le chauffage, môme à lia0, de cet extrait n’anéantit pas celte action favorisante.
Dans les organes, la glycolyse, au moins pour le début du processus, paraît anaérobie; elle est sans doute différente dans chacun d’eux, le protoplasma de chaque organe étant spécial. D’après Stoklasa3, à qui je laisse la responsabilité des faits suivants, les muscles et le foie pourraient produire la glycolyse du glycose, le poumon, celle du lactose, elle rein, celle du sucre de canne. Ces assertions, je n’ai pas besoin de le faire remarquer, sont en désaccord avec les données classiques; car les physiologistes n’admettent pas que le lactose et le sucre de canne se dédoublent dans les organes.
Relations entre les pouvoirs glycolytique et catalytique du sang. — Contrairement à ce qu’a pensé Spilzer, il est exceptionnel de trouver un parallélisme entre le pouvoir glyco-