GLYCOLYSE DE DIFFÉRENTS SUCRES
lvtique du sang et la quantité d’oxvgène qu'il est capable de dégager de l'eau oxygénée. Comme preuve, il suffit de dire qu'un sang ayant séjourné une heure à 39° conserve généralement l’intégrité de son pouvoir catalytique. Or, un tel sang a perdu toujours une grande partie de son pouvoir glycolytique. L’absence de parallélisme entre ces deux pouvoirs n’a rien qui puisse étonner, si l’on admet avec Ville et Moitessier* que l’action catalytique du sang est une propriété exclusive des globules rouges, et qu’elle tient à une zymase contenue dans ces globules. Voici cependant une expérience où ce parallélisme a été net. C'était chez un chien vieux, mais bien portant. Le sang de la carotide, de la jugulaire et de la fémorale avait une teneur en sucre normale, un pouvoir glycolytique normal, et t centimètre cube de ces divers sangs dégageait, en quinze minutes, avec l’eau oxygénée, de a à 7 centimètres cubes d’oxygène. Huit heures après la section des nerfs du foie, et la faradisation des nerfs du pancréas, j’ai trouvé de l'hypoglycémie, une énorme glycolyse, après séjour du sang à 39°, et une grande augmentation du pouvoir catalytique du sang. En effet, avec la même quantité d'eau oxygénée, et dans le même temps, le sang de la jugulaire donnait la centimètres cubes d’oxygène; celui de la fémorale, lii centimètres cubes, et celui de la carotide 18 centimètres cubes.
Glycolyse de différents sucres. — Jusqu’ici, nous ne nous sommes occupés que de la glycolyse du glycose. 11 n’est pas sans intérêt de savoir comment se produit celle des autres sucres. Portier, le premier, a recherché quels sucres étaient glycolysés par le sang du chien ou du lapin2. Mais ses expériences ont été faites avec le sang d’animaux anesthésiés, ce
1. Ville et Moitessier. (C. R. de la Société de Biologie, 1903, p. 1126). — On comprend en conséquence que je ne parte pas des oxydases qui seraient hors de mon sujet.
2. Portier. C. R. de i Acad. desSciences, 1900, CXXX1, p. 127).
GLYCOLYSE
qui n’est pas Je moyen d’obtenir le maximum de la glycolyse, et celle-ci a duré quarante-huit heures, ce qui est un temps bien long. En elTel, au bout de ce temps, le lévulose et le maltose, ajoutés dans la proportion de 2 p. 100 de sang, avaient complètement disparu (sauf dans une expérience où la moitié du lévulose a été retrouvée). Quant au saccharose, au lactose et au xylose, ils ont été retrouvés en totalité.
Elus récemment, Portier a repris ces expériences, en suivant la môme méthode1. lia vu que d’autres pentoses, que le xylose (l’arabinose et le sorbose) sont également incapables d’être glycolysés. Il en est de môme du lactose, ce qui n’a rien d’extraordinaire, la laclase n’existant pas dans le sang. Il a constaté, de plus, que le galactose et le mannose subissaient la glycolyse.
Blumcnthal, en employant non le sang mais le suc du pancréas, a trouvé qu’en douze â seize heures il y avait formation abondante d’acide carbonique avec le lactose, le galactose et le lévulose, mais moins abondante, toutefois, qu’avec le glucose. Il a constaté, de plus, que de l’acide carbonique s’était formé aux dépens de Yarabinose.
Sehrt 2 et Ilale 3, ont vu que le mélange de suc musculaire et de suc pancréatique, qui détruit le glycose, reste sans action sur le lévulose.
In vivo, Hugh Guigon4 a constaté que le maltose n’est pas bien utilisé par le muscle.
Résumé
En somme, c’est grâce aux ferments glycolytiques des organes qu’est utilisé le glycose, source d’énergie et de chaleur. Ces ferments (cytases) diffèrent suivant les organes. Aussi la glyco-