‹ Le diabète sucréChapitre 247 sur 654 · Heibekg, id., n · texte numérisé non relu

Heibekg, id., n

GLYCOSURIE PHLORIZIQUE

retenir comme certain que la phlorizine exerce une action irritante sur les cellules délicates. Après une injection sous-cutanée, Best a vu, chez le lapin, la rétine s'infiltrer de glycogène ce qui est une lésion irritative.

GLYCOSURIE PHLORIZIQUE CHEZ l’hOMME

Chez l’homme sain, lingestion d’une dose minime de phlorizine produit de la glycosurie plus facilement encore que chez le chien. Y. Mering J en a administré pendant un mois 1 gramme, matin et soir, à un malade porteur d’un sarcome; le sujet a rendu chaque jour 2 litres et demi à 3 litres d'urine renfermant de 27 à 37 p. 1 .000 de sucre, de telle sorte qu’en trente jours il a excrété 2 kg., 728 de sucre. Aussitôt après la cessation de la phlorizine, la glycosurie a disparu. Y. Mering ne dit pas si son malade a été albuminurique. En tout cas, son . état général n’a pas paru altéré.

Si l'on a recours aux injections hypodermiques, il sutlit de doses minimes ; Achard et Delamare 3 ont injecté à un hémiplégique de cinquante-deux ans 13 milligrammes de phlorizine dans 3 centimètres cubes d’eau. Le sucre a apparu dans l’urine au bout d une demi-heure ; la glycosurie a duré trois heures et demie. Chez le même sujet, 30 milligrammes ont amené la glycosurie pendant six heures, et la quantité de sucre éliminé a atteint I t grammes. Ces chiffres ont de l’intérêt parce qu’ils montrent d une manière saisissante pour quelle faible part le glycose produit par le dédoublement de la phlorizine dans l’économie contribue au total du glycose excrété

t. Best. (Centralblatt für aligna Pathologie, 1907, p. 471).

~ v. .M eiung. ( Zeitschrift für U. Med., XVI, p 445).

3 A ch a K» et Delamare. ( Thèse de Delamare, Paria, lb99).

*• On sait qu un gramme de ptilorizine donne, en se dédoublant, au plus, 0,38 glycose.

GLYCURIES TOXIQUES

LE SANG DANS L’iNTOXICATION PHLORIZ1QUE

En général, l'animal phloriziné n’a pas d’hyperglycémie, alors môme que sa glycosurie est intense. Ce fait capital, découvert par v. Mering, et qui bouleversait les idées reçues, car on ne connaissait pas alors de glycosuries sans hyperglycémie, a été confirmé par beaucoup d’expérimentateurs Mais il y a des exceptions non seulement chez le lapin, comme l’avuCoolen1 2, mais chez le chien.

J'ai injecté à plus de 30 chiens, sous la peau, en dissolution dans l’alcool, 0 gr. 23 de phloriziné par kilogramme de poids vif, et chez plus <l'un dixième, j’ai constaté quelques heures plus tard qu'ils avaient par litre de sang plus de 1 gramme et demi de sucre.

Mais ce sont des exceptions, et il est exact de dire avec les auteurs, que la phloriziné tend à produire de l'hypoglycémie.

Si, comme l’a fait Minkowski, on administre de la phloriziné à un chien rendu diabétique par l’ablation du pancréas, on diminue son hyperglycémie. 11 peut môme arriver qu’on la fasse disparaître. L’expérience suivante du professeur Hédon le démontre 3.

Expérience. — Chien dépancréaté. Son sang renferme 4gr. 5 de sucre p. 1.000. On lui injecte alors 5 grammes de phloriziné.

Grammes.

Au bout de 1 heure, sucre du sang 3,4

1. Voir Quinquaud. (C. R. de la Société de Biologie, 1889, p. 26). Minkowski. (Archiv für exp. Pathologie, XXXI. — L kwanijowski. ( Arc hiv fur Physiologie, 1901, p. 363). — Czyhlahz et Schlesinger. (Wiener kl in. Rundschau, 1901, n° 41, p. 743).

2. VoirCoOLEN. (Archives internationales de pharmacodynamie, I. 1894). — Voir aussi de Dominicis. (Gazetta dcgli Ospedali, 6 juillet 1903).

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