Levene. ( Journal of Physiol., 1894, XVII, p
3. Leone. ( Maly's Jahresb. pro 1900, p. 893). — Lewandowski a aussi observé chez des lapins de l’hyperglycémie.
4. Fehhannini (Morgagni, 15 févr. 1908), a récemment rapporté le cas, jusqu’ici unique, d’un homme atteint de polyurie et de sialorrhée, et (pii excrétait du sucre par la salive cl non par l urine. Si le fait a été rigoureusement observé — et le nom de M. Ferrannini ne permet pas d’en douter — il s’expliquerait par un dégagement de sucre dans les capillaires des. glandes salivaires analogue à celui qui se produit dans les capillaires rénaux sous l'influence de la phlorizine.
GLYCOSURIE PHLOR1Z1QUE
chien sain. Il en est différemment si le sucre dégagé est en quantité considérable. C'est ce que montre l’expérience suivante :
Chien 250:2. — Bien portant. On lui injecte sous la peau 0 gr. 25, par kilo, de phlorizine dissoute dans de l’alcool. Une heure plus tard, le sang de la veine rénale avant 1 gr. 30 de sucre, on défibriné et on centrifuge et on fait dialyser le sérum pendant deux
heures.
Sérum témoin 2,10
Liquide intérieur 1.75
— extérieur 0,40
Environ 20 p. 100 du sucre a dialysé.
Ainsi la phlorizine provoque le dégagement du sucre aux dépens . du sucre virtuel1 2 3. Voilà l’essence du processus; et, de même que dans la polyurie essentielle d’origine rénale l’eau est soustraite à l’économie, d’où la soif, de même la glycosurie phlorizique a pour suite fatale une disette de sucre, d’où l’impérieuse nécessité pour l’économie d'en fabriquer avec tous les matériaux possible, si elle n’en reçoit pas du dehors. Ainsi les pentoses, qui ne sont presque pas utilisés par l'organisme sain, le sont par l’animal phloriziné*.
On voit que le diabète phlorizique qui, au premier abord, paraît sans intérêt clinique, est, au contraire, à quelques égards, superposable à certains diabètes consomptifs de l’homme.
Sources du sucre. — D’où provient le sucre, quand l'animal ne le reçoit plus du dehors? Evidemment de ses réserves, qui, chez un animal préalablement bien nourri, sont considérables, et qui. chez un animal déjà inanitié'sont parfois supérieures aux prévisions. Ainsi, dans une expérience faite sous la direction de Rumpf ', un chien danois de t»Ü kilos, phloriziné, après vingl-
1. L intensité du dégagement de sucre explique l’hyperglycémie, qui est beaucoup moins rare qu'on ne l a dit, au moins au début de l’intoxication phlorizique.