G rouer (Centralblatt fiir innerc Med., 1908, n
9. Lépine et Boulud. (C. B. de l'Acad. des Sciences, 12 janv. 1903). Mais
GLYCOSURIE ADRÉNALIQUE
glycosurie a cessé, il devient plus énergique qu'à l’état normal *. Selon toute vraisemblance, ces variations singulières du pouvoir glvcolytique du sang sont en rapport avec sa teneur en globules blancs, qui varie beaucoup en raison des troubles vasculaires2.
L’action initiale, inhibitrice de la glvcolyse, que j'ai découverte en 1003, est en parfait accord avec un fait que, plus récemment, G. Zuelzer1 et O. Lœwi chacun de son côté, ont bien mis en lumière, l'antagonisme de l’adrénaline et de la sécrétion interne du pancréas. Je reviendrai sur ce sujet en traitant du diabète pancréatique. Qu'il me suffise de dire ici que, d’après Zuelzer, l’injection d’extrait de pancréas empêcherait l’apparition de la glycosurie adrénnlique, et que, d’après O. Lœwy, une instillation sur la conjonctive d'une dose d’adrénaline insuffisante à produire la mydriase devient, au contraire, clïicace si l’animal a été dépancréaté *.
bien que cette diminution du pouvoir glvcolytique du sang soit considérable, on ne peut la considérer, avec Paton ( Journal of Physiology.XX IX, 280) comme la cause de la glycosurie; car elle n'explique ni la précoce apparition de la glycosurie, ni l'effet de la section de la moelle, ni l'azoamylie. L'erreur de Paton a d'ailleurs été déjà relevée par Frank, Undekhill, Oliver et Closson. (Amer. Journal of Physiol., 1 000, WM). Les expérimentateurs ont aussi contesté que l'injection sous-cutanée d adrénaline chez le chien augmente, comme l’avait dit Paton, l’excrétion de l'azote.
t. Un de mes chiens qui avait reçu en injection intra-veineuse un peu moins de deux dixièmes de milligramme d'adrénaline par kilogramme, était devenu sept heures plus tard, très hypoglycémique, et la glvcolyse dans le sang laissé une heure in vitro, à 38 degrés, était totale. Or, bien que la dose d'adrénaline fût largement suffisante, il n'a pas eu de glycosurie, probablement à cause de l’intensité et de la précocité insolite de son pouvoir glvcolytique.
2. Voir Loeper et Croüzon. (C. II. de la Société de Biologie, 14 nov. 1903).