Ludwig. Lehrbuch der Physiologie, 1861, II, p
LA GLYCOSURIE ALIMENTAIRE
la solution par la veine jugulaire nous faisons, avec les précautions convenables, l’injection par la branche rectale de la veine-porte, nous constatons que le sucre ne passerait plus dans les urines lors même qu’on augmenterait la dose Le foie a donc agi dans ce cas comme une sorte de barrière qui a retenu le sucre, et l’a empêché de se montrer en aussi forte proportion dans le torrent circulatoire.
« Le foie agit bien comme organe spécial pour retenir le sucre, et ce n'est pas le sang de la veine porte qui détruit le sucre en plus forte proportion : pour le prouver j’ai imaginé une autre expérience qui consiste à soumettre à une alimentation féculente ou sucrée des chiens auxquels j’avais préalablement oblitéré la veine porte, à l’entrée du foie, de façon que le sucre ne pût plus traverser cet organe en sortant de l’intestin, mais qu’il fût obligé de passer pour ainsi dire directement dans la circulation générale par des anastomoses collatérales.
(f Sur trois chiens j ai opéré avec succès l’oblitération lente de la veine porte à l’entrée du foie au moyen d’une traction graduée, à l’aide d une ligature passée autour du vaisseau. Quelques jours après l’opération, un de ces chiens exclusivement nourri avec des pommes de terre, présentait pendant la digestion une quantité notable de glucose dans l’urine *. »
Ces expériences furent répétées par Scbüppfcr, sur une série de lapins :
A chacun de ces animaux, Scbüppfcr a injecté I gr. h de glucose dissous dans 10 centimètres cubes d’eau, aux uns dans une veine mésaraïque, aux autres dans une des veines crurales. Dans ce dernier cas, il a retrouvé, d’habitude, près d'un gramme de sucre dans l'urine, tandis qu’en faisant l’injection dans une veine mésaraïque, il n’a pas observé de glycosurie*.
Un médecin des hôpitaux de Lyon, Colrat 1 2 3, considérant que les malades atteints de cirrhose du foie, de pvléphlébile ou de toute autre affection dans laquelle la veine porte est plus ou
1. Cl. Bbknakd. Leçons sur le diabète, 1877. p. 268 -26t*. Ces expériences avaient été publiées en 1873, dans la llevue scientifique, mais j’ai préféré reproduire le texte des Leçons qui est celui de Cl. Bernard.
2. ScHftppFBR. Beitrâge zur Kennlniss der Glycogenbildung in der Leher ( Arc/iiv fur experim. I’alholog., 1873, I, p. 73).