Coi. hat. Lyon médical
*= HISTORIQUE
moins oblitérée, présentent exactement les conditions de l’expérience de Cl. Bernard, n'hésita pas à utiliser ces données physiologiques pour le diagnostic de l’oblitération du réseau intrahépatique de la veine porte. Il administra 200 grammes de glycose «à un cirrholique, et constata dans son urine la présence de sucre. « En conséquence, dit-il, la glycosurie alimentaire devient un signe d'oblitération totale ou partielle de la veine-porte. »
L’année suivante, je faisais l’épreuve de la glycosurie alimentaire chez (i malades de l’hôpital Beaujon *. Chez les trois premiers, atteints de cirrhose du foie, j’obtins de la glycosurie qui fut, meme dans un cas, très prononcée. Mais j’avais administré une dose de glycose trop forte [ 300 grammes).
Les trois autres, où, avec 300 grammes de glycose, je n'observai pas de glycosurie, sont plus intéressantes. Elles ont été faites chez un ictérique, chez un phtisique avec foie gras, et chez un sujet atteint de cancer du foie. Je faisais remarquer qu’il était assez surprenant (pie des foies ictériques ou infiltrés de graisse eussent conserve leur fonction. Le fait était moins étonnant pour le cancer parce que dans celle maladie il n’v a jamais qu’une portion restreinte de l'organe qui est envahie.
Les recherches de Robineau % bien que peu précises, tendaient à confirmer mon interprétation : dans la cirrhose atrophique, où les cellules du foie sont altérées, l’épreuve de la glycosurie alimentaire donne un résultat positif ; c’est au contraire négatif dans les cirrhoses hypertrophiques. Ur on sait que dans ccs cirrhoses les cellules hépatiques ne paraissent pas aussi altérées.
Ces recherches manquaient d’une base physiologique solide: on donnait du sucre, un peu ù l’aventure, sans savoir exactement combien l’homme sain peut en tolérer. Les recherches de Worm-Miiller 3 physiologiste norvégien enlevé trop tôt à la
1. Lépine. C. /I. (le la Société de Biologie, 1870. 20 févr. et Gazette méd. de Paria, p. 123.