‹ Le diabète sucréChapitre 393 sur 654 · William sox. ( Diabètes , 1898. p. 122 et · texte numérisé non relu

William sox. ( Diabètes , 1898. p. 122 et

ÉTIOLOGIE

par le fait qu un certain nombre de mes malades arthritiques, enclins à l'obésité, qui, sur mon conseil, ont suivi un régime convenable, ne sont pas devenus diabétiques, malgré, le souci des affaires cl de graves préoccupations. Seulement, de temps en temps, j’ai constaté chez eux de l’oxalurie.

L’influence diabélogène des causes morales est certainement bien plus grande que celle des traumatismes. Les statistiques le prouvent : Ganlani, chez 1.004 diabétiques, a noté:

Grands soucis 40 fois

Soucis et préoccupations 282 —

Soucisantérieurs(remontant à plusdecinqans) . 24 —

Frayeurs dans les trois dernières-années. . . 26 —

Anciennes frayeurs 5 —

377 fois

Même en écartant les « anciennes » frayeurs, on voit que les soucis et les préoccupations morales se rencontrent chez le tiers environ des diabétiques. Il est vrai, d’autre part, qu’il ne manque pas de gens ayant des soucis, et qui échappent au diabète.

INFLUENCE DF. i/aLIÉNATION MENTALE

Nous avons dit que la glycosurie n’est pas très rare chez les mélancoliques avec dépression 1 2 et nous venons de voir que les soucis, les chagrins, les vives préoccupations de l’esprit sont une cause du diabète. On pourrait donc supposer que cette maladie est assez commune chez les aliénés. Mais celte hypothèse ne paraît pas confirmée par les faits:

Ainsi, à la clinique psychiatrique de Berlin, sur 2.500 aliénés» on n’aurait pas observé un seul diabétique et Savage dit que le diabète est plutôt rare chez les aliénés ".

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