Voir page
2. Savage. ( British Med. Journal, 1890, II, p. 1184). Voir aussi Laudenheimer. ( Bcrlincv filin. Wochcn., 1898. p. 463'.
LESIONS DL' FOI K
DIABÈTE HEPATIQUE
« Une maladie du foie, dit Cl. Bernard, peut, au début, amener le diabète, par surexcitation de la fonction glycogénique, et, à la fin, la cessation du diabète, par extinction de cette même fonction l. )> C’est, dit-il. ce que démontre l'observation d'un ancien alcoolique, qui, dans les premiers mois de 1873, rendait fi litres d'urine renfermant 29 grammes de sucre par litre. Un an plus tard, l'état général s’étant beaucoup aggravé, et tous les signes d’une cirrhose du foie étant devenus manifestes, l’urine ne contenait plus trace de sucre.
Des faits de ce genre ne sont pas rares : plusieurs cliniciens ont noté, non seulement la coïncidence d'un diabète et d’une cirrhose hépatique2, mais l’antériorité de cette dernière3; et, si l’on a la possibilité de suivre un certain temps le malade, lorsque la cirrhose hépatique est arrivée à la période cachectique, on assiste à la disparition progressive de la glycosurie. J’ai vu plusieurs de ces cas.
Si la disparition du diabète est facile à expliquer, par la cachexie, il n en est pas de même de sa production. Dans l’esprit de Cl. Bernard, l’irritation causée par l'inflammation chronique du foie amenait une hyperglycogénie et le diabète. Mais une connaissance plus approfondie des lésions qu'on peut rencontrer chez les cirrholiques ne permet guère d'accepter sans réserve l’opinion de Cl. Bernard.