Uolleston et Tebbs. [British Med. Journal
2. Elliot Joslix. ( Maly's Jahresbericht , pro 1904-. p. 762).
3. Arxheim (Wiener lilin therap. Woch., 190o. n° 43) a observé chez le lapin l’acétonurie six à douze heures après une chloroformisation prolongée pendant deux heures. A ce moment il existait de l'hypoglycémie, ce qui tend à justifier son interprétation.
COMPLICATIONS DU DIABÈTE
consommation des réserves de l’économie. En fait, l'hyperglycémie est suivie <1 hypoglycémie, ce tjui indique une disette de sucre disponible. Cette explication peut paraître bien hypothétique, et même un peu forcée; mais j’ai cru devoir l’indiquer en <*n laissant la responsabilité à son auteur.
D’après Beesly1 2, l’acétonémie post-anesthésique est presque constante chez l’enfant, surtout si 1 anesthésie a été pratiquée au moyen de l’éther -. C’est le lendemain qu’on observe le maximum de l’acétonurie. La fréquence, chez l’enfant, de cette intéressante variété d’acétonémie est à rapprocher de l’intensité de celle qu’on observe dans l’inanition pure, au même âge.
ACÉTONÉMIE I) [ABETI (J U E
L organisme diabétique semble posséder du gl vcose en quantité surabondante; mais, à cause de l’insuffisance de la glycol}\se, il manque réellement de gl vcose apte à se dédoubler, pour remplir son rôle anti-kétonique. Aussi, après avoir vu que le défaut d’hydrates de carbone, dans l’inanition pure, engendre l’acétonémie, 11e sera-t-on pas surpris de l’existence d’une acétonémie diabétique. Ce qui peut seulement étonner, c’est son intensité, relativement à celle de l’inanition. Mais l’inanilié n’est pas absolument privé d’hydrates de carbone, puisqu’il a la possibilité de s'en procurer avec ses réserves d’albumine et de graisses. Au contraire, chez un diabétique grave dont l’énergie glycolytique est à peu près nulle, il y a réellement disette de glvcose, puisque le glvcose existant est presque inutilisable.
Tous les diabétiques, heureusement, ne deviennent pas acétonémiques. Mais, presque tous sont plus ou moins menacés; car, à divers degrés; l’insuffisance glycolytique est générale dans le diabète, line faut donc pas considérer l’acétonémie comme une complication fortuite de celte maladie, mais comme 1 aboutissant presque nécessaire de tout diabète grave, en remarquant