‹ Le diabète sucréChapitre 511 sur 654 · Hesse. (Zeitsch. fur kl. Med., 1902, XLV, p · texte numérisé non relu

Hesse. (Zeitsch. fur kl. Med., 1902, XLV, p

A C ÉTON ÉMIE DIABÉTIQUE

200 grammes île graisse de bœuf, continuée pendant trois jours, a fait monter l’excrétion de l'acétone, le premier jour de 1 mgr. 00 à 2 mgr. 03, et le jour suivant à 2 mgr. 04 *. Malheureusement, ces chiffres n’ont qu’une valeur relative, parce qu’on n’a pas dosé l’acide ji-oxybutyrique.

Dans certains cas, l’ingestion modérée de graisse n’augmente pas l’acélonuric diabétique: Weintraud -, Sandmeyer', llagenberg4 citent même des cas où un régime composé exclusivement de viande et de graisse l’a fait diminuer ; mais de tels cas sont rares.

Si des chiens phlorizinés sont alimentés avec de la viande et surtout avec des hydrates de carbone, l’acétonurie est insignifiante4. Si on leur administre par l’estomac* 2 grammes d’acide butyrique (neutralisé avec de la soude) l’excrétion de l’acétone est très augmentée. Au contraire, certains corps gras, notamment la graisse de bœuf, peuvent diminuer, voire même empêcher l’acétonurie. Cela s’expliquerait d’après Geelmuvden par l’hypothèse que les acides gras volatils posséderaient une action antagoniste île celle de l’acide butyrique.

En résumé, pour un diabétique grave le danger d’un régime prolongé, exclusivement formé de viande et de graisse, ne résiderait pas seulement dans le défaut d’hydrates de carbone, mais aussi dans l’apport de la graisse.

Je n’en finirais pas si je voulais envisager toutes les éventualités de l’aeétonurie dans ses rapports avec l’ingestion des divers aliments. Mais il y a un choix h faire dans les observations publiées. Trop souvent on s’est borné à doser, approximativement, l’acétone urinaire. Or, de ce dosage isolé on ne peut

I Schwartz [Viager mcd. Woch., 1901'.

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