J. Baer et Blcm I d., X, p. 92 et suiv
COMPLICATIONS DU DIABÈTE
sain n augmente l’excrétion de l’acétone, ni dans l’urine, ni dans 1 air expiré 11 n’en est pas de même chez le diabétique,
surtout chez le diabétique grave. — Gela montre que chez ce dernier, les produits de dédoublement de l’acide fi-oxybutyrique ne sont pas détruits comme chez l’homme sain.
SYMPTOMATOLOGIE DE LA DIATHÈSE ACÉTONÈMIQUE
L’acétone, l’acide diacétique et l’acide oxybutyrique ne possèdent qu’une faible toxicité. Cela résulte d’un grand nombre d’expériences.
D’après Hong-, l’ingestion d’acétone, à la dose de 10 centigrammes par kilogramme, ne produit pas chez l’homme sain de symptômes bien appréciables. Avec une dose double (c’est-àdire 12 grammes pour un homme de GO kilogrammes), on observe de l’ivresse.
Il en est de même avec l’acide diacétique : Frerichs en a fait ingérer à des sujets sains jusqu’à 40 grammes, sans provoquer d’autres symptômes que dcl’acétonurie et une odeur aromatique de l’haleine. Les expériences d’Albertoni eide vonjaksch, chez l’animal, ont donné les mômes résultats».
Quant à l’acide ^-oxybutyrique, l’ingestion de 10 grammesàun homme sain, reste sans effet sensible. Chez le lapin, Waldvogcl a vu l’injection sous-cutanée de un gramme de cet acide suivie d’une néphrite hémorragique '.
Les expériences de Desgrez 5 nous renseignent d’une manière plus précise sur la toxicité de ces trois corps :
1. Waldvogel. [Loc. cit., p. 237). Si après l'injection sous-cutanée d’acide (ï-oxybutyrique il n’y a pas d’exhalation d’acétone, c’est peutêtre parce que l’acétone à l’état naissant dans l’économie est plus destructible.