‹ Le diabète sucréChapitre 542 sur 654 · Voir Lic.ouzat. ( Revue de Médecine · texte numérisé non relu

Voir Lic.ouzat. ( Revue de Médecine

3. Pedro Hamon y Cajal. {Rev. d. med. g cirur. prat., 1907, 28 avril).

TROUBLES NERVEUX

une légère glycosurie a reparu quand les mouvements diminuaient.

Convulsions épileptiformes. — Un de mes malades, devenu hémiplégique (droit) et aphasique longtemps après le début du diabète, et dont l'urine renfermait beaucoup d'acétone, a présenté, pendant plusieurs mois, de grandes attaques d’épilepsie. A l’autopsie, j’ai trouvé une lésion minime, exclusivement corticale : sur des coupes fines des circonvolutions motrices, perpendiculaires à la surface, on pouvait constater des lésions fort nettes A’ encéphalite , cl. ce qui était surtout frappant, la disparition à peu près complète de la couche des grandes cellules pyramidales 1 .

Chez un diabétique, également acétonurique, de la clinique de Meynerl, présentant des douleurs, de la parésie et de la raideur des membres du enté droit, il survint une aphasie brusque, puis des convulsions et du llux salivaire

Stauder . chez une diabétique, acétonémique, âgée de cinquante trois ans, a observé des convulsions de l'épaule gauche et du bras, revenant par accès 13 en six jours), et s'accompagnant d'une perle de connaissance de courte durée (deux à trois minutes . Le malade soumis à un traitement alcalin, parait avoir guéri.

Finlayson a observé un diabétique de trente quatre ans, qui, pendant les dix-sept dernières heures de sa vie eut plusieurs accès épileptiformes alternant avec des accès de manie. L’autopsie ne donna pas la raison des convulsions.

I ne diabétique, acétonémique, après une vive céphalée, avec

I Lépine et II la nc. Hémiplégie diabétique. (Revue de Médecine, 1886.

2. Uedlich. Ueber einen Fait von dial). Ilemiplegie und Aphasie. (Wiener vieil. Woch., 1892. n" 37-40'.

3. Stauder. Epilept. Kritnipf. bei L). Münchencr med. Woch.. 1906. aug., n° 35).

4. Finlayson. cité par Love, (liritùh Med. Journal. 1900, I. p. 1011).

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COMPLICATIONS 1)1 DIABÈTE

vomissements, fut prise d’une dyspnée objective très prononcée (respiration à la lois accélérée et profonde). Le lendemain et les deux jours suivants, môme état; sensorium libre; l’urine renferme de 1 acide oxybutyrique. C’est dans cet état qu’elle fut prise de convulsions cloniques, et d’une perte de connaissance de peu de durée. A l’autopsie, le cerveau avait une consistance ferme ; pancréas très atrophié1.

Un diabétique de vingt-sept ans, avec acidose forte, eut chaque jour, pendant une semaine, de trois à douze attaques, présentant pour la plupart le caractère jacksonien, avec perte de connaissance transitoire. D’autres attaques avaient le caractère de l’attaque épileptique ordinaire 2 3.

Lewis U. Conner a publié le cas suivant :

Une italienne de seize ans fut brusquement prise d’attaques soudaines de tremblement des membres du côté droit, avec picotements, sans perte de connaissance. Ces attaques se renouvelant plusieurs fois par jour, elle entra au bout de quinze jours 5 l'hôpital oîi pendant près de deux semaines elle eut de b ô 12 attaques par jour.

L’urine était acide; mais elle n’a présenté que transitoirement de l’acétone. L’albuminurie était légère. Le sucre n’atteignait pas 30 grammes pour 1.000.

A l'autopsie, pancréatite diffuse, inter et intra-acineuse ; cirrhose hépatique périportale, avec infiltration graisseuse des cellules; dégénérescence médiocre du parenchyme rénal. L’examen histologique du cerveau n’a révélé aucune lésion appréciable :t.

Les convulsions se sont montrées parfois pendant le coma. Nous reviendrons plus loin sur ces cas, d’ailleurs rares.

Dans les cas précédents, les causes des convulsions sont fort

1. Lossen. Ueber das Vorkommen epitept. Kriimpfe beim Coma der 1). ( Zeitschrift fiir kl. Mecl., 1905, LV1, p. 39).

2. Soetbeer. (Monatsch. fiir Psychiatrie und Neurologie, 1907, XXII).

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