‹ Le diabète sucréChapitre 604 sur 654 · Voir p · texte numérisé non relu

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3. \ oir Abadie, I.akon et \iu.kmontk. tabes sénile avec gfvcosurie. [Revue neurol , 1905, 1155).

4. Chambrble.nt. ( Société d'obstétr. de Dans. 1901, 21 mars) a trouve

La proportion du sucre contenu dans l’urine a une certaine signification diagnostique. Si elle dépasse 10 grammes parlitre, on peut affirmer cpi on a affaire à un diabète.

Le cas suivant est instructif à cel égard.

I ne femme de quarante-cinq ans fut apportée à ma clinique sans connaissance, a G heures du soir. Trois jours auparavant, elle paraissait bien portante; mais, dans la soirée, s’étant exposée à un courant d'air, elle eut un frisson, puis de la céphalalgie. Dans la nuit et le jour suivant, agitation et délire. Depuis la veille, elle était dans le coma. L interne de garde, croyant à une urémie (car l’urine recueillie par le cathétérisme était albumineuse), fit une saignée qui n'amena pas de modification de l'état de la malade. Elle succomba deux heures plus tard.

Le lendemain on dosa le sucre du sang (qui avait été recueilli dans le fluorure de sodium (pour empêcher la glycolyse). Ce dosage a donné les résultats suivant ( Moulud) :

Déviation polarimétrique -f-0,4

Pouvoir réducteur (en glycose) . . * Ogr. 88p. i.000

L’urine renfermait, outre un peu d’albumine, 12,5 d’urée et 24,7 de glycose.

A l’autopsie, on a trouvé une méningite cérébro-spinale suppurée. Les autres organes (y compris le pancréas), étaient sains.

La question qui, dès lors, se posait, était celle de savoir si nous avions eu affaire à un diabète ou à une glycosurie symptomatique de la méningite.

En faveur de cette dernière, on pourrait faire valoir : 1° l’intégrité du pancréas; 2° le faible chiffre de la glycémie (0 gr. 88).

Mais, d’autre part, on n’a jamais trouvé 24 grammes de glycose dans une simple glycosurie; l’intégrité histologique du pancréas n’est pas incompatible avec le diabète, et l'absence d hyperglycémie, au moment du dosage, peut s’expliquer, soit

du sucre dans l'urine d'un enfant de dix-huil jours, dont la mère était diabétique. Vingt-cinq jours plus tard, cet enfant n’était plus glycosurique. On aurait donc commis une erreur grave en le considérant comme diabétique ; c’était un simple hyperglycémique (et glycosurique) par le fait de l’hyperglycémie maternelle.

DIAGNOSTIC

par une glycolyse partielle que n'a pas empêchée le fluorure de sodium y soit par l’inanition fébrile. Ajoutons que les renseignements donnés ultérieurement par le mari nous ont appris que, depuis deux ans, au moins, la malade se levait chaque nuit plusieurs fois pour boire et pour uriner. Il est donc certain que cette femme était atteinte de diabète.

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