‹ Le diabète sucréChapitre 605 sur 654 · DIAGNOSTIC DU DIABÈTE EN L'ABSENCE D'EXAMEN DE L’URINE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DU DIABÈTE EN L'ABSENCE D'EXAMEN DE L’URINE

J’ai été appelé à faire ce diagnostic dans des conditions particulièrement embarrassantes : il s’agissait d'une femme qu’on amena à ma clinique en état de coma. La vessie ne renfermait pas d'urine. Elle n’exhalait pas d'odeur d’acétone. Avait-on atîaire à un coma diabétique? Les commémoratifs faisaient défaut. Me fondant surtout sur l’intégrité des battements «lu cœur, j’ai admis l’existence d'un coma diabétique, bien que la dyspnée n'eut rien de caractéristique. C'était un diagnostic de pure probabilité, et qui n’avait d’intérêt que j>our les élèves ; car l’état de la malade était trop grave pour qu’on pût utilement intervenir. — Des renseignements ultérieurs, très positifs, fournis par les parents de la malade, et l’autopsie, l’ont pleinement confirmé.

Dans un cas de ce genre, on pourrait recourir à l’examen «lu sang. La méthode de Williamson, fondée, comme on sait, sur la décoloration du bleu de méthylène ou mieux la préparation extemporanée d’un extrait «le sang, (la méthode «le Cl. Bernard est une «les plus rapides) permettrait, en moins d’un quart d’heure, de savoir s'il existe une hyperglycémie *. Mais le dosage devrait être fait avec beaucoup de soin, parce qu à la période ultime du diabète, l’hyperglycémie peut être très faible. Il y a encore la réaction de Bremer, mais il faudrait avoir

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