‹ Le diabète sucréChapitre 612 sur 654 · A. Katz. Loc. cit · texte numérisé non relu

A. Katz. Loc. cit

3. Le Nobel. Ein Fall von Fettstuhlgang mit gleichzeitiger Glycosurie, ( Dcutsch . Arch. f. klin. Med., 1888, XLUI, p. 285) a noté l’absence de sulfo-conjugués dans l’urine d'un malade diabétique, maltosurique avec selles graisseuses. Mais ce cas n'est pas probant, car il manque de la vérification anatomique.

4. l’.-J. Cammidge. The chemistrv of the urine in diseases of thé pancréas. ( Lancet , 19 mars 1901.

DIAGNOSTIC DE L'INSUFFISANCE DU PANCRÉAS

chauffée, se transformerait en un pentose1. Mais rien ne prouve que celte explication soit fondée; et, en réalité, nous ne sommes pas en état de donner une théorie satisfaisante de cette réaction.

Quant à sa valeur clinique, elle ne semble pas nulle dans les pancréatites aigués2, mais, à ma connaissance, on ne l’a jamais observée dans le diabète.

Elüsser dit avoir isolé du pancréas une substance qui donne la réaction de Cammidgc3. Si le fait était confirmé, cette réaction loin d’ôlre un signe de déficit pancréatique, indiquerait, au contraire, l’excès de résorption d’une substance élaborée par le pancréas.

3" Diminution de la lipase urinaire. — La lipase contenue dans l’urine a été trouvée en augmentation, chez le chien, après divers traumatismes du pancréas, notamment dans les jours qui suivent la ligature du canal de \\ irsung, et surtout après la pancréatite hémorragique expérimentale. 11 n'est pas impossible qu’on la trouve diminuée en cas d’affection chronique du pancréas.

4° Diminution de l'ami/lase urinaire. — Avec la collaboration de Ilegaud, j’ai constaté autrefois que chez les chiens dépancréatés l’urine avait un pouvoir amylolv tique moindre que chez les chiens sains. Quelques expérimentateurs ont vérifié ce fait, qui mériterait d'être étudié chez l’homme, car il se pourrait

1 P. -J. Cammidge. The so-called pancreatic réaction ia lhe urine. ( Edinburgh Med . Journ., fév. 1907).

2. M.-P.-S. IIaloaxf.. [Edinburgh Med. Journ., nov. I90G) refuse toute valeur à la réaction de Cammidge! mais M.-S.-G. Agabkkov. [Iloussk. Vratch, 25 août et ll‘r sept. 1907) et M -K. Eichler. Berlin klin. \Yochcnsch., 24 juin 1907) disent l’avoir trouvée dans un certain nombre d'affections pancréatiques. M. Taylor. Lancet, .'10 juin l!)0ü) l’a aussi rencontrée dans diverses lésions de l’abdomen (?).

3. L. Elûsskr. Die in den letzten 10 Jahren an der Heidelbergcr çhirurgischen Klinik beobachletcn Fillle von Pankreaserkrankungen, nebst Heitrag zur Klinik der Pankreasaffeclionen und Bemerkungen iil)er die Cammidge’sche t rin-Probe. (. Mitteil . aus denGrenzgebieten der Med. u. Chir., 1907. XVIII. 2).

DIAGNOSTIC

que la diminution du pouvoir amyloly tique de l’urine donnât quelques présomptions d’insuffisance pancréatique.

ô° Méthode de Sahlt. — Celte méthode consiste â apprécier la digestion des albuminoïdes dans l’intestin, en faisant ingérer au malade des capsules de gélatine suffisamment durcies par les vapeurs de formol pour qu’elles traversent intactes l’estomac et se dissolvent seulement au contact du suc pancréatique. Ces capsules renfermant de l’iodoforme, l’apparition plus ou moins rapide d'iode dans l’urine fournira par suite une notion probable sur l’énergie avec laquelle elles ont été attaquées ; mais, comme on le devine, les causes d’erreur sont nombreuses, et les recherches de contrôle ont prouvé que l’apparition tardive de l’iode dans l’urine ne permet pas de conclure à un défaut de suc pancréatique l ne prompte réaction permet-elle, au moins, d’exclure la possibilité d’une insuffisance pancréatique? Je ne suis pas en état de répondre à celte question.

I>° Diminution de l'acide urique endogène. — Rosen berger 2 a constaté qu'un malade atteint de diabète pancréatique, soumis à un régime aussi exempt que possible de corps puriques, sécrète très peu d’acide urique. 11 ne s'agit pas d’un défaut d’excrétion de cet acide, car, si l’on fait ingérer du thymus au malade, l’élimination de l’acide urique est très lorte. Un peut en conséquence admettre que la formation de 1 acide urique endogène est, chez, lui, plutôt affaiblie. Rosenberger pense que la

1. Sahli. Wcitere Mitteilungen iïeber die diagnostiche und therapeutische Verwendung von Glutoidkapseln. [Deutsck. Avch. f filin. Med.. 1898, LXI, 5-6).

F. Fi\omme. Die Verwertbarkeit der Glutoidkapseln fur die Diagnostik der Darmerkrankungen, speciell der Erkrankungen des Pankreas. (Münch. med. Wochensch., 9 avril 1901).

W a i.lenka ng . Ueher die Symptôme der gestürten Funktiondes Pankreas, mit besonderer Berücksichtigung neuerer \ersuche zui 1 iiifung derselben. (Inaug. Diss. Bonn, 1903).

(1. Galli. Intorno al valore diagnostico delta prova di Sailli pci la funzione gastrica. ( Gaz: . tlegli Osped.. 17 avril 1904).

2. F Rosenhehgf.r. Zur Ausscheidung der endogenen Harnsâure bei Pankreaserkrankung. [Zeitsch. f ■ Biol., 1907, XL NUI. 4).

DIAGNOSTIC DE L'INSUFFISANCE DU PANCREAS

connaissance de ce fait pourra probablement servir au diagnostic du diabète pancréatique.

7° Maltosurie. — On a vu que l’urine des diabétiques renferme très souvent du maltose 1 , ou un sucre analogue, c’est-àdire doué d'un pouvoir dextrogyre beaucoup plus élevé que le glucose, et d’un pouvoir réducteur un peu moindre 2. Cette maltosurie est la règle chez les chiens dépancréatés, ainsi que nous l’avons établi il y a six ans3, et que des observations récentes, encore inédites, nous l’ont confirmé. On pourrait en induire (pie la maltosurie est un signe certain d’insuffisance pancréatique ; mais, bien que cette opinion soit exprimée par plusieurs auteurs, je ne la considère pas comme fondée. La maltosurie est la conséquence d’un fonctionnement vicieux du foie, qui est très souvent sous la dépendance de l'insuffisance pancréatique; mais il me parait certain qu’un trouble hépatique primitif ou consécutif à une influence nerveuse4 peut faire du maltose.

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