‹ Le diabète sucréChapitre 616 sur 654 · ÉLÉMENTS DU PRONOSTIC · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS DU PRONOSTIC

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au moins un malade, longtemps observé à ma clinique, chez qui l'amélioration de la tuberculose pulmonaire et même du diabète semblait équivaloir à une guérison1, combien précaire, c’est ce que je n’essaie pas de nier2.

La gangrène humide est une complication des plus redoutables, mais qui n’entraîne pas fatalement la mort; car j'en ai vu plusieurs guérir, grève à une amputation hâtive pratiquée loin du foyer gangréneux.

La grossesse est une complication défavorable. Tous les auteurs sont d’accord sur ce point : mais il est bien difficile d’évaluer en chiffres l’aggravation du pronostic chez une femme diabétique qui devient grosse2; car on a vu', et j’a suivi moi-même des diabétiques dont une grossesse n’a pas aggravé la maladie, au moins immédiatement, et qui ont accouché d’enfants assez bien portants. Les observations de ce genre sont d’ailleurs fort rares.

Le travail de l’accouchement, surtout s'il est prolongé, peut amener les plus graves accidents, notamment le coma. Mais, parfois, — tant il est vrai que les éventualités les plus opposées peuvent se produire, — l’accouchement a amené une rémission temporaire du diabète.

Dans les jours qui suivent immédiatement l’accouchement, on a noté aussi la disparition plus ou moins complète de la glycosurie, probablement à cause de la diminution de l'alimentation ou de l’hémorragie. Il semble, dit Lécorché, que la délivrance ait une action analogue à celle des règles.

Mais il n’est pas rare que les suites de couches, loin d'amener une rémission du diabète, aient fait éclater le coma. On a vu

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