‹ Le diabète sucréChapitre 621 sur 654 · A. Gautier : L'alimentation et lesrégimesi Paris · texte numérisé non relu

A. Gautier : L'alimentation et lesrégimesi Paris

3. .le les ai calculées d’après les chiffres indiqués dans la note précédente.

4. En admettant que l’adulte ne se livrant pas à un travail forcé a besoin de 39 calories, il suffirait de 2.540 calories à un diabétique de 65 kilogrammes. — Voy. A. Gautier. ( Loc cit ., p. 70).

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Un diabétique de même poids, chez lequel l’utilisation du glucose serait peu diminuée, c’est-à-dire qui brûlerait une bonne partie des 43 grammes d’hydrates de carbone, produirait encore suflisamment de calories.

Il est assurément très scientifique de procéder de la sorte; mais je doute que cela soit pratique; car, chez divers sujets, de même surface corporelle, la désassimilation n’est pas égale, et leurs besoins en calories ne sont pas identiques. II faut aussi compter avec l'impossibilité de faire ingérer à un malade, doué d’un excellent appétit, juste la quantité des aliments prescrits. Puis l’absorption intestinale n’est pas la même chez tous les individus; et enfin les aliments ne donneront jamais exactement la quantité de calories prévue. Pour l’albumine, nous avons admis qu’un gramme donne 3 cal., t>8; mais l’albumine végétale ne fournit pas ce chiffre.

Pour les hydrates de carbone de nos aliments, les analyses sont bien peu significatives; car certains d’entre eux sont assimilables par les diabétiques. Elles ne nous fournissent que des résultats bruts, susceptibles de nous induire en erreur : Ainsi, dans le pain, le rapport des hydrates de carbone à l’albumine est comme 7 à 1. C’est exactement la proportion que nous donne le mélange de légumesque l’on appelle julienne. Eh bien, il me parait invraisemblable que le potage julienne provoque chez la plupart des diabétiques autant de glycosurie que le potage au pain.

Dans les pois cassés, les haricots, les fèves, les lentilles et autres légumes de ce genre, le rappport des hydrates de carbone aux albuminoïdes n’est guère 'que comme 2 est à 1. C’est sensiblement le même rapport que dans le chou cabus, le chou-fleur,

1 asperge, etc. Et cependant nous interdisons avec raison aux diabétiques les fèves et les lentilles, etc., tandis que nous leur conseillons les choux-fleurs, etc. C’est que, suivant la remarque lorl juste du professeur A Gautier, la cuisson enlève à ces légumes une grande proportion de leurs sucres et solubilise en

TRAITEMENT

partie l’amidon, qui s’en va avec l’eau de la cuisson. Les chiffres suivants le démontrent :

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