‹ Le diabète sucréChapitre 622 sur 654 · HYDRATES DE CARBONE DANS 100 PARTIES · texte numérisé non relu

HYDRATES DE CARBONE DANS 100 PARTIES

Avant cuisson. Après cuisson.

Choux-fleurs 3,2 1,4

Epinards 3 0,8

Choux cabus 5,7 3,2

Asperges 2,6 1,6

Raves 3,1 2,4

Ainsi la cuisson fait perdre aux légumes une proportion variable mais toujours forte de leurs hydrates de carbone1.

En résumé, il me paraît difficile de déterminer d’une manière tant soit peu exacte le chiffre de calories nécessaires à un diabétique donné, et il semble impossible, avec les analyses insuffisantes à notre point de vue que nous possédons des aliments, mêmes usuels, de constituer un régime fournissant juste le nombre de calories exigées. Pour ces motifs, je préfère procéder différemment, en me fondant seulement sur les notions suivantes :

1° Le poids du malade, non seulement son poids actuel, mais

son poids avant sa maladie. Ce poids est-il normal par rapport à la taille ?

2° Les quantités de sucre et d urée éliminées dans les vingtquatre heures.

Si le poids est au-dessus de la normale, le traitement est en général facile. En effet, avec une cure d’amaigrissement, on améliore le diabète. S'il est, au contraire, fort au-dessous, on peut être parfois dans l’embarras.

Dans ce dernier cas, si la quantité de sucre excrétée en vingtquatre heures est considérable, et si le malade ne tolère pas bien les graisses, les difficultés pourront être sérieuses. Il est nécessaire de lui faire reprendre du poids, en même temps qu’on réduit les hydrates de carbone. 11 importe, en tout cas, de ne

1. Un kilogramme de viande de boucherie, par la coction perd, dit-on, environ 18 grammes de matières albuminoïdes, et I gr. 5 d'hydrates de carbone — qui passent dans le bouillon: mais la viande bouillie garde son sucre virtuel.

RÉGIME

is les supprimer complètement : une certaine dose (supérieure

50 grammes) est nécessaire. Autrement on expose le malade

l’acétonémie.

51 le chiffre de l'urée ne dépasse pas 0 gr. 4 par kilogramme

ne diminue pas la viande; autrement je la restreins progressivement, en augmentant les graisses, ce qui n’a que des avan- ' tges, si elles sont bien digérées et ne provoquent pas l’appat i' ion d’acétone dans l’urine.

I. Restriction des hydrates de carbone. — La restriction N s hydrates de carbone, ainsi que le remarque Xaunyn, a /avantage non seulement d’abaisser, pendant que le sujet y est soumis, le taux du sucre dans les humeurs de l’organisme, mais e icore d’assurer ultérieurement, au moins dans la plupart des ' »s, une plus grande tolérance pour ces substances. Le repos relatif de la fonction fait récupérer à l’organisme une partie de son énergie glveolytique.

pain et féculents. — Beaucoup de diabétiques font abus de ■ dents; mais, chez le plus grand nombre, c’est par l'ingestion de pain que se fait l’apport le plus considérable des hydrates de carbone. On a vu plus haut que 100 grammes de pain renferment 53 grammes d’hydrates de carbone le pain de luxe peut en renfermer plus «le 55 grammes) qui, en se transformant en glycose donneront environ 00 grammes2. 11 est vrai qu’il v a un déchet dans 1 intestin. Néanmoins, on doit admettre qu’un diabétique qui mange un demi-kilogramme de pain par jour, fait entrer dans son organisme plus de 250 grammes «le glvcose. On voit qu il e^t important de restreindre beaucoup l’ingestion du pain.

1. Ce chiffre est empirique. Il serait plus scientifique de rapporter l'urée non au kilogramme corporel, mais au kilogramme d’albumine lixe, ainsi que fait le professeur Bouchard. D'après lui. chez 1 homme normal de l"*,60à I"1. 65. il y a laOgramines d’albumine fixe par kilogi anime de poids corporel. Chez 1 obèse, le poids d albumine fixe est naturellement moindre.

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