Sternberg. ( Deutsche med. Woch., 1907, n
TRAITEMENT
Poursuivons l’examen de la table de Boussingault : Dans la brioche et L'échaudé il y a seulement .‘J à 4 parties d’amidon pour I partie d’azote. A cet égard ces aliments seul supérieurs au pain, et présentent de plus l’avantage de renfermer une très forte proportion de graisse.
Vient ensuite une préparation de gluten. On en fabrique actuellement d’autres, moins riches en amidon que celle-ci. Certains diabétiques se trouvent bien de ces préparations qui sont très recommandables. A côté d’elles se rangent un grand nombre de pains et de poudres, où entrent, en proportion variable, différentes albumines. Leur énumération est inutile, les progrès de l’industrie en augmentant chaque jour le nombre.
Les légumes secs (pois, lentilles, haricots blancs), qui terminent le tableau ci-dessus, renferment, pour un gramme d’hydrates de carbone, environ quatre fois plus d’albumine végétale que le pain. Théoriquement, ces aliments ne seraient pas mauvais pour les diabétiques, puisque, pour 1 gramme d’azote, ils ne leur donnent que 2 grammes seulement d’amidon. Mais il paraît difficile qu'un sujet doué d’appétit se contente d’une seule cuillerée de pois ou de lentilles. Or, s’il en ingère plusieurs cuillerées, il absorbera une quantité absolue d’amidon assez considérable. Puis, la proportion d’albumine indiquée par les chimistes est un trompe-l’œil, puisque l’albumine végétale nourrit moins que l’albumine animale. Les analyses ne sont pas, ù elles seules, capables de guider le praticien.
En résumé, le pain doit être autant que possible supprimé. 11 peut être remplacé par de petites quantités d’échaudé, des biscottes de gluten et, chez quelques sujets, par la pomme de terre (Mossé). Le petit volume des légumes secs rend peu pratique leur emploi, bien qu’ils soient riches en albumine. Laqueslion de volume des aliments est importante chez le diabétique; car, s’il n’a pas la sensation que son estomac est rempli, il ressent vivement la faim.
Aussi suis-je relativement tolérant pour les légumes aqueux,
REGIME
mime pour ceux que leur saveur plus ou moins douce ou sucrée rend suspects à beaucoup de médecins et de malades. Ainsi, j’autorise la courge. En effet, elle renferme plus de 1)0 p. 100 d’eau et moins de G p. 100 d’hydrates de carbone ,'la pomme de terre en renferme 20 p. 100}. Les matières albuminoïdes ne sont d’ailleurs pas en quantité négligeable dans la courge : 1 partie pour 0 d’hvdrates de carbone1, tandis que le pain, également pour I partie d'albumine, contient près de S parties d’amidon.
Les légumes verts constituent un aliment précieux pour le diabétique. Ils sont, à la vérité, pauvres en azote; mais ils le sont, surtout en hydrates de carbone, quand ils sont cuits. ( )uelques-uns, même sans cuisson, par exemple la salade, ne renferment presque pas -d hydrates de carbone. Enfin ils ont l’avantage de posséder, comme les fruits, diverses substances peptiques agréables au goût.
Fruits — Les fruits sont proscrits en bloc par presque tous les médecins. Je crois que c’est à tort ; car leur privation est très pénible à beaucoup de malades.
11 en est qu'il faut absolument proscrire; mais d’autres ne renferment qu’une proportion modérée de sucres, dont quelques-uns sont probablement plus ou moins assimilables par la plupart des diabétiques. Je n'affirme rien d’ailleurs à cet égard, des expériences précises faisant défaut
En tète des fruits défendus, il faut in3k<;ire les dattes, qui, dans l'état où nous les consommons, renfcû lent environ 70 p. 100 de sucre; les figues sèches qui en renferment plus de 50-55 p. 100, les bananes plus de 25 p. 100, les pruneaux, les raisins, etc •.