‹ Le diabète sucréChapitre 626 sur 654 · H KG IM K · texte numérisé non relu

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paradoxal1, et j'eus à lui faire comprendre qu’en ingérant 23 ou 30 grammes de saccharose, dont il assimilait sans doute la moitié (celle qui passait à l’état de lévulose) il absorbait beaucoup moins de glvcose qu'en mangeant un morceau de pain 2 3 4 .

Lait. — Ainsi que l'a montré Maurel, le régime lacté réussit chez les diabétiques quand il est substitué à une alimentation trop copieuse. 11 en est qui tolèrent 3 litres de lait par jour, c'est-à-dire 1 iO grammes de lactose environ '. Quelques-uns en absorbent même 4 litres \ Mais je ne crois pas qu’ils les tolèrent et je considère ces quantités comme excessives.

Chez la plupart, en effet, la tolérance est très faible : alors qu'au régime strict ils n’ont pas de glycosurie, celle-ci apparaît après l’ingestion d’un demi-litre de lait. Aussi a-l-on conseillé chez ces malades l’usage de laits privés de lactose ; Wright a proposé le mode de préparation suivant : on ajoute au lait 3 ou 4 parties d’«au acidulée avec de l’acide acétique ; on précipite ainsi la casc^ie et la graisse. On filtre sur du calicot ; on lave le précipité, et on le redissout dans une solution salée renfermant en proportions convenables les sels du sérum.

J’ai dans plusieurs cas employé ce mode de préparation ; mais les malades, en général, trouvent ce lait artificiel détestable. On peut le sucrer avec de la saccharine. W illiamson se contente de diluer de la crème dans l’eau. La crème, à la vérité, renferme près de 4 grammes de lactose pour 100 ; mais,

1. Un sait qu'il y a un demi siècle quelques praticiens administraient du sucre aux diabétiques, les uns. à petite dose et empiriquement; les autres à dose élevée, et guidés par la théorie de l’iorry, qui conseillait de restituer à l’organisme le sucre perdu par la voie urinaire. Cette pratique a plusieurs fois causé la mort.

2. Il faut d'ailleurs se rappeler qu'une quantité un peu forte de lévulose absorbée quotidiennement n'est pas indéfiniment tolérée, de sorte que 50 grammes de miel ou de saccharose finissent par provoquer la glycosurie, d'autant mieux qu’ils sont beaucoup plus rapidement absorbés que 50 grammes de matières amylacées.

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