‹ Le diabète sucréChapitre 632 sur 654 · IV. — Boissons alcooliques · texte numérisé non relu

IV. — Boissons alcooliques

Un s’accorde à interdire aux diabétiques les liqueurs sucrées, le champagne, qui peut renfermer plus de 12 p. 100 de sucre, le vermouth qui peut en contenir 11 p. 100, etc. La bière doit aussi être rangée parmi les boissons défendues, surtout certaines bières qui renferment p. 100 d’hydrates de carbone et d’autres substances. Le cidre passe aussi pour1 pernicieux ; puis, certains vins blancs où se trouverait une substance (inconnue) favorisant le diabète. L'alcool d ailleurs est nuisible même aux diabétiques, s'il est absorbé en quantité exagérée.

Mais, en quantité modérée, et surtout à l’état de vin, il est au contraire utile, sauf dans le cas de contre-indications tirées de l’état du foie ou des voies digestives. 11 donne, par gramme d’alcool ingéré, environ 7 calories ; il favorise parfois la digestion et n’augmente pas la glycosurie. Von Noorden rapporte même un cas où 100 grammes d'alcool l'auraient diminuée. C’est une exception bien rare.

^ • — Condiments a saveur sucrée

La saccharine est employée par les diabétiques à cause de sa saveur sucrée. Elle entre dans la préparation d’un certain nom-

TRAITEMENT

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brc d'aliments spéciaux qui leur sont destinés, notamment du chocolat. Or, bien qu’on ait exagéré ses méfaits, il est certain qu’elle est susceptible de produire de la dyspepsie. On peut en tolérer l'emploi, mais non le recommander.

En somme, chez un diabétique sans complications le régime est d'importance primordiale. Il suffit, dans beaucoup de cas, pour amener la guérison, ou un état presque équivalent. Mais vouloir l'imposer aux malades sans tenir compte de leurs goûts, et sans les atténuations nécessaires pour qu’il soit accepté, c’est aller au devant d’un échec. Il faut donc la collaboration intime du malade et du médecin. Or, cette collaboration, il est chimérique de la demander au malade d’hôpital parce qu’il est incapable d’en comprendre l'importance, et ne se préoccupe que d’assouvir sa faim et ses caprices. C’est du moins ce que j’ai observé dans le milieu où j'ai exercé : après quarante ans de pratique, je n'ai pas encore trouvé ù ma clinique un seul diabétique qui ne m’ait trompé, ou n’ait tenté de le faire. Aussi, ai-je peu d’illusions sur la stricte observance des régimes qu'on prétend leur imposer.

11 en est tout autrement avec les sujets appartenant à une autre condition sociale, et qui, dans une maison de santé, se soumettent volontiers à certaines obligations parfois pénibles, mais dont ils comprennent l’utilité1.

Indépendamment delà bonne volonté du malade, il est quelquefois difficile de formuler le régime d’un diabétique, parce qu’on se heurte à des contre-indications particulières : Ainsi, je me suis trouvé en présence d’un malade atteint de dyspepsie intestinale grave et ne tolérant, pour ce motif, aucun légume herbacé. D’autre part, la viande devait être restreinte chez lui

I. Certain jour, le malade est soumis, par exemple, a un régime purement herbacé. La glycosurie d’origine alimentaire est ainsi réduite au minimum, ce qui est essentiel pour apprécier sa quotité dans la glycosurie globale. — Un autre jour, on impose au malade I ingestion d’une quantité déterminée d’un corps gras, <1 huile par exemple, ou bien de beurre, etc.

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en raison d’une in dicanu rie très accentuée. J’ai réussi avec des purées de légumes non féculents et par l'emploi de divers agents médicamenteux dirigés contre les fermentations intestinales).

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