‹ Le diabète sucréChapitre 91 sur 654 · Lannois et Lépine. Loc. cit · texte numérisé non relu

Lannois et Lépine. Loc. cit

ABSORPTION DES SUCRES

sorbe l'estomac par rapport à l'intestin ; on sait seulement que cette proportion varie suivant le degré cryoscopique de la solution sucrée. D’après Carnot et Chassevant1 *, ces solutions sont retenues dans l’estomac par le réflexe pylorique, d’autant plus longtemps que leur concentration moléculaire est plus éloignée de l’équilibre osmotique des liquides de l’organisme. Comme les solutions salines, elles subissent dans l’estomac des transformations tendant à les amener à l'isotonie.

Becker®, et plus récemment Rohmann 3 4 5, qui a expérimenté suides chiens avec anse de Thiry, ont recherché les conditions de la résorption d'une solution sucrée dans une anse intestinale. Scanzoni - a repris ces expériences avec la même méthode. Il a trouvé qu’une anse de Thiry absorbe en sept minutes et demie de 23 à 29 p. 100 du sucre contenu dans une solution à 1 p. 100, en quinze minutes de 30 à 3o p. 100, et qu’en trente minutes il s'absorbait jusqu'à 00 p. 100 du sucre d une solution à 1/2 p. 100.

En ajoutant une goutte d'essence de moutarde à un litre de solution sucrée (à 1 p. 100) la résorption augmente d’un quart environ. Mais une goutte de cette essence dans 100 centimètres cubes seulement de la même solution sucrée diminue beaucoup I absorption (il se fait des hémorrhagies dans la muqueuse). D'autres essences agissent de môme. L’addition de a p. 100 d alcool à une solution de sucre à o p. 1000 augmente notablement l’absorption.

Le professeur Hédon 6 a étudié comparativement l'absorption de différents sucres en solutions telles que chacune fut sensi-

1. Cakxot et Chassevant. Sur le passage pylorique des solutions de glyeose. (C. II. de In Société de Biologie . 1905, II, p. 1009).

-• Beckf.R. ( Zeitschrift für uissensch. Zoologie , 1854, V. p. 149).

Page 1