‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 15 sur 143 · II. » La rue Montorgueil et le faubourg Poissonnière · texte numérisé non relu

II. » La rue Montorgueil et le faubourg Poissonnière

La ru« MomtorgueU commence à l'extrémité des halles, vers la pointe Saint-Eustaehe. Elle se nommait jadis, dans sa première partie, rue au Comte ou à la Comtesse d* Artois ^ à cause de l'hôtel d'Artois, situé entre les rues Mauconseil et Pavée ; et dans cette partie était une porte de l'enceinte de Philippe-Auguste. Son nom de Montorgueil lui vient du monticole vers lequel elle conduit, monticule appelé, on ne sait pourquoi, Mons-Superbus^ et qui est occupé aujourd'hui par le quartier Bonne-Nouvelle. Après la rue du Cadran, elle' devient la rue du Petit-Carreau, dont le nom a été donné par une enseigne et à l'extrémité de laquelle se trouvait le mur d'enceinte de Charles VI ; enfin elle se nomme rue Poissonnièr^e, et ce nom lui vient des marchands de marée qui la traversaient ou l'habitaient. La rue Montorgiieil^y^foH importante comme débouché des halles, très-populeuse et très-commerç4inle, ne renfermé aucun monument public, à moins qu'on ne veuille compter comme tel le marché aux huître; Parmi les rues qui y débouchent, nous remarquons :

i® Rue Marie-Stuart. Celle rue, jusqu'en 4809, s'est appelée Tirehoudin^ et voici sur ce nom ce que raconte Saint-Foix : a Marie Sluart, dit-il, passa dans celte rue. en demanda le nom ; il n'était pas honnête à prononcer ; on en changea la dernière syllabe, et ce changement a subsislé. » Les habitants de la rue Tireboudin, au bout de deux siècles et demi, ne furent pas satisfaits de ce nom , ils demandèrent à le changer, et à donner à leur rue celui de Grand-Cerf, qui était le nom d'un hôtel voisin (aujourd'hui transformé en passage). C'était en 1809; le ministre de l'intérieur par intérim, Fouché, accéda à la demande; mais la délicatesse, le bon goût, l'esprit aristocratique du duc d'Oirante furent blessés du nom proposé, et il répondit : « Il me semble que le nom de Grand-Cerf^ qu*ils proposent de substituer à l'ancien, a quelque chose d'ignoble : cela rappelle plutôt Tenseigne d'une auberge que le nom d'une rue. Je pense qu'il est plus convenable de lai donner le nom de la princesse à qui la rue Tireboudin dqit son premier changement. Le nom de Marie Sluart rappellera une anecdote citée dan« tous les itinéraires de Paris, d Et ain«i fut-il fait. Tout cela est bien, tout cela est digne du purisme littéraire de l'Elmpire, digne du personnage qui nous en a laissé ce curieux échantillon ; malheureusement, l'anecdote de Saint-Foix est un conte fait à plaisir ; et si l'ancien oratorien, devenu grand dignitaire de l'empire, avait consulté les archives municipales et le censier de l'évêché, il aurait vu que cent quarante ans avant que Marie Stuart \int en France, c'est-à-dire en 1449, la rue Tireboudin portait ce nom, et que probablement

LE DIAU1.E A PAiUS.

elle ci*ea svul jsnstîf eu d*ialre. Çeile rue ireti reliera pas moins bajilisc'C, fiar lu ^ràce de Foucbé, du nom de rinforlufiee mne «rEciis&f, qtii sans doulc n\ n jaintiis mh ir pied.

^ Hoc du Cadran. Elle s'u^tpelail d'ulntrd rue des Egouts et ensiiilt^ me du Hout-du- Mifitde* Ce dernier nain, d'^après Saini-FoiT, venail d^unc eitseignp où Von avait peinl un btmc, un dvc^ an itumde^ avec celle in^criplion: au Bouc- Duc- Monde, Il parait que 5ous l'IImpire un prurit Je délicatesse s'était einpni'c de tous le^ liourgeois dit ijuarticr Montorgueil, car les naturels de la rue du Boul-du-Momle 5e crurent di'shni)OT«^)« de pcirtrr un nom qui pouvait faire croire aux étrangers iju'ib Liaient pl/icês iiu\ anlipml<*s lîe la cnpiliiie : iU demandèrent a tlinnger ce nom en celui du Cndraii, cv qtti Ictir fut liéivi^nenieiil Hccordé.

La rue Pûiisonnièrê aboutit «ni boulevards Bon n f -Nom elle vÀ Potjtsonniète. Lf premier oiïre à peu prcs ta même pb%»i»nomie que te bonUvard Saînt-Deni», iiu moins par itnn côté •eptenirional, car il se *»ent du voisinage dt'S quartier^) h in mode par ^on côté riîLTjdioûal, eonslruit rtceiiimenl* Ou v trouve le théûtrr du Gymnase dramatique, kiti vu |8iîl^ sur l'eoiplacement du cimÉ*lif*re Bonuc-NonvcHe» y ne \v% ïumnùlps Imnrjtrois qui eiiiitnl tiitcrrés là seraient surpris el confus» si, iicnant a *e réveiller, ils enlendaienl les nmri¥rtndages qui «e dianteot ou te roucoulent sur leurs tombes ! Au liouievard F^oissonniere commence la promet nade du luio el du beau monde : onn*y trouve aucun édilice public.

Lm faubourg Poitsùnniere ne date que du div-seplit-me siècle. Celai I alors un dicmîn dit de la Nouvdte France et qui et.iil liordé de jarilin», de vignes el do puini^'uelles. Il porta pendant quelque lemps le mnji de S{iinli'-AniH% à ciiu^e d*une clin pelle voisine. Au coin de la rue Berbère c*l le Conservatoire ou École de musique et de déctamaiion^ ronde en 17Ki^ pour fournir des acteun et arlii^les auK tbèilires royaux : il ei-rt iiilué dans le> bâtiments de la coii« raoac dili des Menus- Plaisirs. Au n^ 76 est la caserne; de la Nouvelle-France^ ùù Pod nionlre une cliainbre qui n été baliitve par Bernadulte et LIiK-lie^ alors sen^eiits dans ïe* gardes françaises. Plus liant, esil rancien linlel de Frnnijot* de >curc!iAtean, nujuunriini occupé par la premiiM-e u*iine n gaz qui .til m lairé la capitîde»

Let rues qui débouclieiit dans* ce {.inbour^ ne rcntoutent pas ù plus de quiilre viuj^ls ans : relies de VÉchiqum\ HauleviUe H d'Enghien oui été ouvertes en 1772, surPcmplacenient du prieure des Fiîles-Ditu ; cellci» qui ont été ouvertes dciii»* In clos S.iint-Laîûre son* toutes récente* et à pfine construites» Lo pins considérable tr^l lawui* Lafayette^ qui ouvre une conimuniciilnui importante entre les quarlieisdu nord-oneslde Pans avec ïvs binbourgs Snint-Dcnîs et Saint Martin. Dans cette rue sontrèglise nouvelle de Saint-Vînceni-de-Paut^ k laquelle i»«i position donne on ospeel nioiniinenliil , et rembarcadère dn cbemin de fer du Nord.

f.tot;KAPIllE DE PAIUS.

CHAPITKE VliK

LA ni;E ET tE rAimiltil^ MONTHArtTaE.

La me Montmarire ûvo *«nii iioiiitlr In IhiIIl' réleUnMiù 4II1' coiidiiiL FAU^n va Iroîs porles : In prfïîiièiv, th renceiiik- *Il' l*liili|)|K'-Aiiji^n^h\ on faci» tles 11"" iVt el5i; la «h'uxii'iiie, tic rL'ni'piiilç lïc Cliarics Vï, eulre les i'iu»s i!es Foisï'i's-Mcmtiiiarlrc t-t ^'c^^L■-Snilll-Eustnclle; U Iruisii'inc, sous Louis XIIL vers U's riK^s ik*s Jeiiiiciini el Neuve-Saîiii-MaiT. Lode rue, runc (les plus cûiïiitierçmiles et de* plus popuïeiise^s de Jn tille, ii*a d'aulre nionumeiil puldic riiie l'église Saint' Eustache. \nsle iiicimmenï «ù rEir€liil4.^c1iiregolhit|ye ùcras^ l'clle de la renaissdiice, el i|ui reii fermai l les sépultures de l>ulKtillaii, Wnlure, Va u gelas, LuuHiHe-Levayer, Beiisemdc, Furetiéri?, L,i Kciijllfnîi\ Ctdhert, Tm»rvilk% Cbeverl, elc. On y trouve enccire VhÙlêl d'U%éSy où lui placé, sou» Tempire, rtidniini^lnilii^n des douuiies^ el ijui apparlieni uujourd'liui à M. Benjuiiitii Dele^ïierl.

Pnrmi les rues <|ui fthouli^i^edl daus la rue MoiiluKirlrc, nous remarquons : 1« Lji rue du Jour, Elle tire rui noiu altéré d'un séjour tjue le roi Cbarlt^s V lit cuiislniîre entra les rues Mtmlmartrt* et Co(|uiVliére, et «pji lonMîilait eu sii corps île Uij^is, une rha(ielle, un graud jarJin, des écyrie*, uu niauége, ekv Celle belle demeure fut détruite stms Lauîii \t. Oh remarque encore daus cette rue^ rhôtel Ho^ouniont^ tpji fui habile par le comte de Bouteville, ce nu des rafïinés iriionueur,

dont IVxislencc turbulente finit sur la place de ^

Grève. On Mit ^ue , proscrit pour vingt deux duels, et réfugié à Bruxelles, il jura i[u'il se iMltrait tt Paris, dans la Plaee-Boyale, eu plein jour : ce qu'il fit. (/bùlel Bojaumout avait été, pendant sà vie, le rendes- vous, Técnle et le conseil de guiTre de ces duellisles de prnfesiiun qui jomiient leur vie et celle des antres lur les motifs le^ plus frivoles : là se formériiit le jeune Bu«^:^y, qui mourut pour Bnuteville^ Descbapellei. qui mourut avec lui, le commandeur de \alGn<;av, qui tua le marquis de Cairuye et n'eu fut puâ moins cardinal. C\'hi bi autisi quti iuii[uit le flU poi«thume de Bouleville, qui devint k maréebal de Lu^eudvuurg. — Lu rue du Jour se prolonge par la rue Obfin jusqu'à lu lialle an blé, construite sur remplacement de ïhôtel de Soissons. ( Hist. df Paris^

2'^ Bue Jean-JacqmS'Bousseau. Au treizième giècle, elle se nommait Plâtriêre.ci a gardé ce nom jusqu'en 171M, où celui de Bousseau lui fut donné, l/auteur â'Émiie avait demeuré au qualrieme étage de la maison n« 2. Baii* cette rue étaient les hôteh fiuUkm fi d\irmtnonvilie, tous deu\ lnVtis sur remplacement de l'hôtH d'Épernon, qui lui-même avait été IjAiI surrenipUcement âeVhêtelde Flandre. Celui-ci, construit au trciïiéme siècle, prèsde la porte Coquilltire, par (luy, comte de Flandre, avait *crvi de local au\ confrèrefi de la Passion, qui y atlirêreut la foule avec le M\ stère dt-s apôtres [Hist. de Paris, p. x et xvi). Le fa^^luent Lèlel Bullion, où ce lînancier donna tant de somptueuses l'ète&p était naguère encore rbotel de* venics publiques. Le vuste hôtel d'Armenonvillc, construit par le coutrùleur de» finances d^Hervart, qui a eu pour dernier propriétaire ïn minisire irArmeminville, est deveuu, depuis J757, t'hôtfi des Postes.

Le prolongement de bi rue Jean- Jacqiie»-lloysst^itij se nomme rue de Grvftdte. Dans cetti^

xuTai LE DIABLE A PARIS.

r«e est raacieo bôtel àes Femi«i, qui, avant de loger le chancelier Séguier et )* Académie fraoçaise i Hiif. de Paris, p. nvi), avait été habité par le duc de Bellegarde et le comte de Sobsoos. DaDs cette même rue est morte Jeanne d^Albret.

5^ Rue de la Jussienne. Le nom de celle rue vient, par corruption, de Sainte-Marie TËgyp- Ueooe, à laquelle était dédiée une chapelle située au coin de la rue Montmartre. Celte ebapeile était le siège de la confrérie des drapiers de Paris : elle avait des vitraux qui représentaient les actes de la vie de la sainte, même dans sa partie la moins édifiante ; Tun d'yeux, qni fat détroit en 1660, avait pour inscription : Comment la sainte offrit sot^ corps au hateêier pour son passage. Par un rapprochement assez bizarre, madame Dubarry, après la mort de Louis XY, demeura pendant quelques années dans cette rue, au n<* 16; elle 8*en alU ensuite habiter un magnifique hôtel au coin des rues Sainle-Anne et des Petits-Champs, et c*est là que le bourreau vint la chercher.

4** Rue des Vieux- Augustins. Des frères Augustins étant venus d^ltalie en France, tous Louis l\, a le roi, dit Joinvillc, les pourveut et leur acheta la grange à un bourgeois de Paris et toutes les appartenances, ot leur ûst faire un niouslier dehors la porte Montmartre, b Ces religieux ayant abandonné ce mouslier, dans le quatorzième siècle, pour aller s*établir sur le quai qui a pris d''eux le nom do Grands-Augustins, une rue fut ouverte sur ion emplacement, qui s^appela des Vicux-Augustins.

Le boulevard Montmartre *, auquel aboutit la rue du mémo nom, œt, avec le boulevard des Italiens, la promenade du beau mondo, lo centre du luxe et des plaisirs de Paris. On n^ trouve d*autro édilice public quo lo théâtre des Variétés^ construit en 1807.

Le faubourg Montmartre n^ofTre rien de remarquable : depuis une vingtaine dWnées il a prisuu grand accroissement et est devenu un quartier de luxe et d'affaires. Il n*atteinl pas, sons son nom, les barrières, mais se bifurque, près de Téglise NoIre-Dame-de-Lorette, endeuiK rues : la plus ancienne, dite des Martyrs, la plus nouvelle, dite Notre- Dame-de-torette, Ces rues, que la mode a prises sous son patronage depuis quelques années, et qui sont couvertes d^éléganttfs maisons et de petits palais, sont habitées généralement par des gens de finance, des artistes, des jeunes gens, et par une clas«e particulière de jolies femmes qu^ou a baptisées du nom de loreltes. La rue Notre-Damc-dc-Lorclle est coupée par la petite place Sainte Georges, qui est ornée d^une belle fontaine et bordée de charmants hôtels : Tun d^eux est habité par M. Thiers.

Parmi les rues qui aboutissent dans le faubourg Montmartre, nous remarquons :

I* Rue Geoffroy- Marie, Cette rue a été ouverte récemment sur les terrains dits de la Boule-^ Rouge, qui appartenaient à rHôlel-Dieu, d'après la donation suivante : « A tous ceux qui ces présentes lettres verront, l'oflicial de la cour de Paris, salut en Noire-Seigneur : savoir faisons que, par-devant nous, ont comparu Geoffroy, couturier dcParis^ et Marie son épouse, lesquels ont déclaré que, naguère, ils avaient, tenaient et possédaient de leurs conquéls une pièce de terre contenant environ huit arpents, sise aux environs de la grange qui est appelée Grange-Ba^ taillèref hors des murs de Paris, à la porte Montmartre, chargée deiiuit livres parisis de cens, payables chaque année, lesquels huit arpents de terre, lesdils (looffroy et Marie ont donnés^ ' dès maintenant et à toujours, aux pauvres de rHosleUDieu de Paris... En récompense de laquelle chose, les frères dudil Hostel-Dieu ont concédé auxdils Geoffroy et Marie, à perpétuité, la participation qu'ils ont eux-mêmes aux prières et aux bienfaits qui ont été faits et qui se feront à Tavenir audit Hoslel-Dieu. Ont également promis lesdils frères de donner et de fournir, en récompense de ce qui précède, auxdils Geoffroy et Marie, pendant leur vie et au sur-> vivant d^eux, tout ce qui leur sera nécessaire en vêlements et en nourriture à Tusage desdits frères et sœurs, de la même manière el suivant le même régime que lesdils frères et sœurs ont rhabitudede se vêtir el nourrir. Le l'i* août 1260. »

Les terrains de la Boule-Kouge ont été vendus plus de quatre millions. La Grange-Bataillère ou Batelière, dont il est question dans la donation de Geoffroy et Marie, était un Hcf

t Voir la vu«du bouUvard âfontmarlrc, page 97 du 2' «oIuibk.

GÉOGRAPHIE DE PÂlilS. xxxix

dépendant de l^éTÔché de Paris, et renfcriDant cent quatre-vingts arpents : combien valent aujourd'hui ces cent quatre-vingts arpents?

2» Rue de la Victoire, C'était encore, au commencement du dix-huitième siècle, la ruelle des Postes, la ruelle Chanterelle ou Chantereine, ruelle infecte et pleine de marécages. Vers la fin de ce siècle, elle commença a se peupler, et ce fut grâce aux prodigalités des grands seigneurs qui y bâtirent des petites maisons pour leurs maîtresses. La Dutlié et la Dervieux y avaient des hôtels. Sous le Directoire, on y construisit le théâtre Olympique, qui attira la jeunesse dorée et les merveilletises de ce temps, et où Ton vit souvent les élégantes habitantes du quartier, madame Tallien, qui demeurait rue Cerutti ; madame Récamier, qui demeurait rue de la Chaussée-d'Antin ; madame Beauharuais, qui demeurait rue Chantereine. Celle-ci habitait, au n» 48, un hôtel qui avait appartenu à Talma, après avoir été bâti par Condorcet (Hist, de Paris, p. xxxi) : c*est là qu'elle épousa le général Bonaparte. C'est là que le vainqueur de Rivoli, après le traité de Campo-Formio, alla cacher sa gloire et ses projets; c'est là que tous les partis vinrent, suivant son expression, sonnera sa porte; c'est là qu'il recevait ses amis, les membres de l'Institut, les conspirateurs; c'est là que furent conçus l'expédition d'Egypte et l'attentat du 18 brumaire. A cette éfioque, la rue Chantereine avait pris le nom de la Victoire. L'arrêté du département qui lui donna ce nom, soit par esprit républicain, soit par respect pour la modestie alors si bien jouée du général Bonaparte, n^exprime aucunement l'intention de faire honneur au conquérant de l'Italie et ne prononce même pas son nom. Voici cet arrêté :

« L^administration centrale du département considérant qu'il est de son devoir de faire disparaître tous les signes de royauté qui peuvent encore se trouver dans son arrondissement ; voulant aussi consacrer le triomphe des armées françaises par un de ces monuments qui rappellent la simplicité des mœurs antiques; ouï le commissaire du pouvoir exécutif, arrête que la rue Chantereine portera le nom de rue de la Victoire. » (Séance du 8 nivôse an Vf — 29 décembre 1797.) Napoléon était revenu à Paris le 5 décembre.

Le petit hôtel Bonaparte fut vendu sous l'Empire et passa à diverè propriétaires. En 1821, il fut occupé par le général Bertrand, qui revenait de Sainte-Hélène. Aujourd'hui il appartient à un ancien directeur de journal, M. Jacques Coste ; ses jardins font partie de l'établissement des Néo-Thermes *,

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