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et (les bouliifui^s de lu porl Ju i^c'upli' qui } p<'ribil su promennile fa^unt^ e( son fameux flfl*r# de Cracovie^ rciitii^i-vons ilus iiii>tivi'lli$tL!4, oii^ ilf^putâ tin siecli% *''1nii «ti^tculi' 1(* «oH di*9 Kl*ils! Mais le prince vouUtt angmcnlcr ses revcuus, el à voHù mt^nie rpixjuo, Ip Uitvilr*' fie rOpt'i'O, ruiné par mu încendits élnnl allé s'clablir provisoiretncnl *lans U $*\\\i^ de la ï*orle- Sniiit-MHHifi^ il Un ^ulislitufi ^nr faulrc (\aïï\c de son pnlai», me Iticlic'lNni, h l.i pince trime paierie [u'ink- par Çûv|i(^I, cl ditn le parlL-rn; (rKiHH% un llioàtre tlt>tïnt* d'ahiud aux Variétés antusantea^ûl où la Comédie-Fniiu:(iise s'csl iiL^hvilrf* d'«^puis 17ÎHK Cppendaiil Irois cùlcs seulemoulilii hAiarnvnienl ôtr» fonfslruitfi i\unm\ h Uévoluiînii nrriv» : nlurs nu ^uU^lilna à la galerie ilu sud un hangrtr de pinnclies où \jiiren* n'i^lnhlir Ips mnrcluinds el h foule; c^'esl là ce Camp dês raf*^arf*,rcsfnmens(»s Gnieries dt Bois, ipii oui r<?pllemt'n( joué un rôle de premier ordre dnns rhi«iloirL' de Pnns ; liidcn^cs et poudroiisrs construit mus, on peiulfinl «^itaraiile Ans U licence, le tominerce, tes plutsirs, les leUres se sont fnlnssès. Nous avoii?^ dit ailleurs iHht. de Paris^ p. %xn} ipic* le jnrdin el les gnli-rieiî dovinrcnt le forum tie h lltivoliition ; le Cirijue Uii incendié on ITDÎI ; le |KiLiis fnl loué» npré* U mnri du duc «rOrleunn, ii des res- Uumutfi, des café*, des hiinfpit*s d«* jeu; on j iuslnlîfi ensuile le TrifuirmU et les demie Pi aeeerils de réloj]uem'e réttdutionnnirp se (irent entendre h càïé dfs arbres nu (]iimillr Des— Hionfit}^ a\iiit pous^^é le prenuer irj de liberté. Après la suppre*Fi<>n du Tribuiuit» lu Bourfie el le Tribunal de Commerce y fnrmt nbritv* jnsfju'en IHI t ; iilors il lui reridi» k riiêrilier de ses premiers miiîlres. Ce fui IVporpie brilbmli^ du Pidnis-Bnjjd, rpii tlrvint pins *|ne jamais une sorte de Piiris dan» Piiris, un centre de vie, de pluisirs, i\v bne, dVnivrenieiils de tout «enre; touie TEurope »'y préeipilu, et les étrnngers dépeii?rreui le bniin de leur? conquêtes dans se* cafés, *09 lupamir?, se^ maisons dr jeu, ses boutiques: nul plaisir nVUit lion, nul objet de luxe n'avait de prix, nuïle marrbandise n'élnil h la mode, qui ne sortaient du Paluîst. Boval. Tout cela dura jusquVn IHôU* PeiidanI celte épofpie, le duc d'Orbiiiis avait enlreprîîi «le reslanrer le prilais de ses pères; les aliominables paieries de bois avaienl disparu el fuit place k la belle galerie d'Orléans; les marcbandset leur* étalages él aient contraints de renlrer dam leur* boutiques ; les lupanars et lett mnisons de jeu avaient été fermés ; le Pahis-Rdyat a^ail pris Tair déceul, régulier, nuignîlif|ue qu'il a anjoiird'bui ^ Ce fut alors qu'une ily-
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nantie nouvelle en snrlil a travers les pavés et les barricades di- Juillet. Le jardin vit dauîî ee* glorieuses jounuk'^ de iionvi'anx l^fsmoulins montés sur des cbaises, lisant les ordonnances, .ippelanl Icà ciioyens aut armis; le paliis lomba aui mains ilii |>enplc h lu suite ii*nn viideiil r«nnbal ; le^ cours «l les galeries furent pi lubiul de* mois entiers enconibréei* par la foule,
I Tott l# (tfMÎn An latiltn au riBl«i»-Aofa/, pag« S8Û du 2' vntiiittc.
GÉOGUAPfllE DE PAHIS. xLiii
qui Uiitôt appelait le uouveau roi avec des applaudissemenls, lanlôl grondait, furieuse, en demandant la tête des minisires de Charles X. AnjourdMiui, le palais nV^t plus habité, et la vie semble s'éloigner des galeries et du jardin; Paris s'en va sur les boulevards; mais qu'il faudra de temps encore avant que ce magnifique bazar, cette belle promenade, ce rendez-vous commun à tous les coins de la France, cesse d'être un théâtre de plaisirs, de luxe, de civilisation !
La rue Vivienne était jadis une voie romaine qui menait à Saint-Denis, et qui était bordée, selon l'usage des anciens, de sépultures dont on a retrouvé de nombreux débris : parmi eux on a découvert des cuirasses de femmes, dont on n'a pu expliquer l'origine ; mais il n'eu est pas moins constant que les modistes qui peuplent aujourd'hui celle rue ont eu pour ancêtres des amazones. Quelques maisons y furent construites dans le seizième siècle, et elle prit alors son nom de la famille Vivien, qui y possédait de grands terrains ; mais ce n'esr <(u'à l'époque où la construction du Palais- Royal recula les remparts de Paris jusqu'aux boulevards actuels (de la porte Saint-Denis à la Madeleine] qu'elle commença réellement à cire habitée. Le cardinal Mazarin y fit construire un immense hôtel qui occupait l'espace entre les rues Neuvc-des-Petils-Champs, Richelieu, Colberl et Vivienne, et qui, n sa mort, fut partagé en deux autres. Le premier, qui avait son entrée principale rue Neuve-des-Petits-Champs, fut donné au duc de la Meilleraye, devint en 1719 le siège de la compagnie des Indes, puis le contrôle général des tinances, puis la Bourse, puis le Trésor, et il attend aujourd'hui qu'on le démolisse. Le deuxième, dit hôtel Nefers , est occupé aujourd'hui par la bihliolhèquc Royale, et nous en reparlerons. A côté de l'hôtel Mazarin était l'hôtel Golbcrt, qui occupait l'emplacement de la rue de même nom, et à côté de cet hôtel, deux maisons que Colbcrt acheta en 1666, et où il fit mettre la bibliothèque Royale, qui y resta jusqu'en 1721. I^a rue Vivienne était alors fermée par les ruesNeuve-des-Petits-Champs et des Filles-Saint-Thomas, et elle avait déjà rtmbitîon d'atteindre le Palais-Royal et les boulevards, ces deux sources de vie. Malgré ce double obstacle, elle était, dès la Régence, une rue alerte et galante, pleine de colifichets et de jolies femmes, s'étani fait du maniement des rubans et des dentelles l'industrie la plus active ; elle était aussi dès lors une des rues de la finance, des parvenus, des Turcarels. Aussi la Révolution fut-elle vue de mauvais œil dans cette rue d'aristocrates en jupon ou à collet vert, et la section des Filles-Saint-Thomas, dont elle était le centre, se signala par son royalisme pendant toutes les journées révolutionnaires; ce fut elle qui défendit le trône au 10 août, qui marcha contre Robespierre au 9 thermidor, qui tira la Convention des mains des faubourgs au 1<^i^ prairial. Elle s'appelait alors section Lepelletier, du nom d'un conventionnel qui avait été assassiné au Palais-Royal pour avoir voté la mort de Louis XVI. Enfin ce fut cette section qui devint le quartier-général de l'insurrection du 13 vendémiaire: la rue Vivienne, cette rue de modistes et d'agioteurs, fut alors sur le point de devenir un champ de bataille ; elle vit le général Menou et les troupes républicaines s'avancer contre le couvent des Filles-Sainl-Thomas, où siégeait la section insurgée, parlementer avec elle, et, sur la promesse qu'elle allait désarmer, faire retraite. La section n'en resta pas moins en armes, et marcha le lendemain par la rue Richelieu contre les Tuileries, où, comme l'on sait, elle rencontra les canons d'un jeune homme dont sa folie lit hi fortune.
Sous l'Empire, la rue Vivienne parvint à conquérir deux maisons de la rue Ncuvc-des- Petils-Champs qui lui barraient l'entrée du Palais-Royal, et alors, au moyen du triste et utile passage du Perron, elle vit le mouvement et le commerce, concentrés jusquc-lù dans le royal bazar, s'écouler chez elle. Sous la Restauration, clh} perça l'en^idacement du couvent des Filles Saint-Thomas, sur lequel l'on élevait la Bourse, puis celui de l'hôtel Montmorency dans la rue Saint-Marc, et elle s'en alla atteindre les boulevards dans leur partie la plus brillante et la plus active. Naître au Palais-Royal, non loin du Théâtre-Français, toucher à la Bourse et au Vaudeville, finir aux boulevards, près des Variétés, de l'Opéru-Comique et de t'Opéra, c'est une destinée unique dans les fastes des rues de Pans. Aussi la rue Vivienne, cette rue étroite, bordée en partie de constructions mesquines, et qui ne prend d'air que par le nord, est-elle connue jusqu'aux deux pôles : c'est la rue parisienne par excellence, la rue
XLiT LE DIABLE A l'AKrS.
dû la uimlf, Je la (iiilelte, de Tè^garice el tlu cuprue rejniniiii*, lu me des chtipeaui, Jes liijuux, Jl'3 pururês, cl du Ions c«s riens que rîiuluslric pamieiine MÛt Irainriiniier eti Iresurs. Lu parité Hucicnric Je ta rue Yi^îenne nhoulil sut' la pUce de ia Bourse^ ouvt^rle sur l'empUcenieiil du couvent des FilIes-Sai»l-TlioiJi«îi, l*'t(ijel dnluft de 1042. Sur celle place b'éiè**: le palais de la Bourse et du Trilninnl de Commerce conurjcncê en jH1>B sur leâ dc&siiis de Broiigtiifirt» acIieTé eu 1820, cl qui a coûïé huit niilîious; t'est tout ce que nous afons à dire de rarcliilefturc de ce templt^ élevé nu seul tlieii qui uous re*le, le veau d*ur» La Bounse »^ètâil irnliord tenue drin> Tliôlel MMiariii ; peudnut lu Hé^oluliou, elle fut pLireedani» réglrse desPetil^-rere^; »i»u^t l'Iuipire^ au Ir^iluit^ Kiivd ; [H'udaul la Iksidurattun. duii^ un niagaf«iiii lie décors de la rue Keydeau* La place de la Utrnrse, >as!e et inaj^nilique, rsl Imnlêe de coiî« struclionâ aussi rklies qu^èlêganles : an y remarque le ihéàire du Vaudeville, doul la salle, ùonïitruileen Î827, a été successivenieni occupée parles lliéàlre« des Wouvedulés el de TOpéra- CIoniic|ye.
IH. — Rue liLchchisu.
Ce lie rue a été comuaeucée en 1029 sur une partie Ju mur de Cliarlei^ VI, cl achevée eu 170i. L'esl au Palais-Cardiual quelle doil sa niiissafice et sa farlune. (Juaud Richelieu eiil fait démolir, pour cuuiitj'uire ^on palais, le mur de Pari^ Jusqu'à la rue du Hemparl, ît |ii trauïpurler In porte Saitil-llouoré de cet endroit à la hauteur de la rue Hojale; alors, sur remplacement de la poile lïelruile s*ouvrit une rue nouvelle qui s'en alla d'abord jusqu'à la, rue Feydeau, où fut placée uixq nouvelle porte, el, uu siècle après, jusqu'au rempart conslruil par Louis XII 1 (boulevard des llalieiis). ^'ouà avoua dit ailleuri^ que Molière est mort rue liiflii*lieu,que Heguard v (uibjtait une petite maiî^on près du remparl ^(Hint, df Paris^ p. xiviij); uiais i*iispecl de ces lieux a hieu cbauf é^ i^l Tauteur des Méiechmes cbercherail vaîueineul ces champ» d'osedle el de laitue où il aiumit à reposer n'^; veux dans ces haute» maisons où pullulent lea compagnies financière» el les tailleurs, ces reslauratds, ces cafés, ces hôtels plu<i ou moins garnis à l'usage deii départeuieuls, ces bouliques pleines dV'lêgance el de lu\e, ce piivê sillonné ^aus cesse par des milliers de toitures, euliu loule celte rue aussi riche que pupu^ leuse, qui esl, comme la rue Vivienue, un centre «l'alfairys ri de phiisir». La rue Uichelîeu fut débaptisée de son beiiu noin pendant la Hevoluiion, et le cliangen pour cebu de ia Loi. Elle joua uu râle assez imporlaut pendant cette époque, mais dans le sens de la section des Filles-Sftinl-Thomis, et c'est par elle que les balailbus de cetle seclioii marchèi-enl à Fatlaque de bi tlouveiitiou» Sous rLmpire et la fle^tauraliou, elle devint pnur ainsi dire l^i rue dei^ théâtres, à eiu»e du Théâtre-Français et de l'Opéra ijuVlle pussédail, des salles Feydeau
I Vitir le dcittn du U meii»on é* K*gnutd^ (lAgi" tivill au f'^ iiiliim>r.
GÉOGRAPHIE DE PARIS- xlt
el Fatarl, tjui élnieni sur sps flatics. Elle iiv^ii encori.* lui *iliif)lisseiiionl (J'uiï iiiilrc geure^ H i|tji a au^metitù sa célt'briti' : c'e^t la maison ctcji'u de Eruiîcali, aujouril'liui Ji'IruiU'. Ses tiii^immL'jits (ictucls soiil : 1^ Le Théâtre- Français^ tîoiit nous iivrins parle loul à J'Iititirt', i-l iJoiit iitm^ ré^umi>iis îcj ic^ péré^rinutious à parhr dû MuUere i k Tlmld du Fi'lil'Ltutifhou, de lihiR à ItMJO; au Palais-Hiiyaï, de 1(îl>0 à 1tî75; à fhiiiel Gyéiié|^ayil^ de Hi75 à MIHK; dons la rye des FosscS'SaiiiMit^rmttiii, de 1688 ù 1770; aux Tuilerios, de 1770 û 1782; dans fa saUe de rOdéon, de 1782 h 171^; ilutis la salle aicluelle à dalcrdt c(tle dernière époque, — !2" La fiinta ine Molière^ éle v ée a u m 03 eu d ' u u t> souscriplîim natimiaie, eu Tace de lu maison où noire ^nind cumique est mort, — 5" La bibliothèque Hùyah : touimeiieee par GUarles V, dispersée sous Cil a H es Vï, refit île souis l^fUMiX!, elle fui trausporiée par Louis XII et Fmu- ^oiA t*' â Bluis ol à Eonlainebkau, cl revint a Paris sou!ïl1i>nri IV, qui la pla<;a d'abord au collège deClermoiil, pub au couvent des (iorilelicrs. Sous Louis Xlll, elle fui transférée rue de la Harpe, au-de^^sus de Féglise Saiul4jiinic, et aloi^ fut rendue rordouuauce qui ohligeajl les libraires à déposer deux e3templaires des ouvrages publiés pureuJf, k labibliailiêque ifu Hoï: eelle Inbliolbèque rootenail alors ifMKW) volumes. Sous Louis XIV elle fut transférée rue Vivienue, el sous la régence dans sou local aciueî, qui avail fait partie du grand Iiùlel ïlastann, el •roù la banque de Law venait d'être eielue. Eltûcnrnplait alors L^iO^^DO volumes ; aujourdliui îe total de ses rieliesses estineonnn el s^déve peut-être à nu million de livres imprimés, a 80,000 manuscrits, à 1,500,000 estampes, à 100,000 médailles, etc. CVsl ré1abliâ»emenl de ce gcure le pluâ complet du monde ; mais il est administré de telle ^rle que les rechercbes sérieuses s sont i peu près impossibles, ses livres précieni[ étant inconnus aux employés qui ne savent
où ils sf^nt, et ses mauuserit» étant réservés à Tusage evclusif des conservateurs* Il est depuis longtenip!^ qu(^tion do transporter ailleurs la liibliolliéque, doni le local est de^ veuu insuftisaut, et de couvrir les dé]>enses de construcliou d'uu nnuinmeiit spécial au moyen de la vente des terraius de raneieii bèlel Mazarin, dont ta valeur s'élève, dit-on, à plus de 12 millions. — ^° La fontaine Hieheiifu* A la place iiu'elle occupe était jadis rhotel Louvoie, dont bi rue voisine prit le Hom. En 1705, niademoi^elle de Montansier y lit construire un ihéàtre^ appelé d'abord do la ?fation et des Arts, et qui fut occupe par rOpéra depuis 1704 jusquVn 1820, C'est li qu\i brillé cet essaim de zépbyr& et de nvuipbes qu'où a]>pelait Gros^ri, Albert, BrancUu, Vestris, Gardel, Montessu, Bigottini; pieds légers, voit liarnionienMîs, cliarnies, sourires, hélas! évanouis* C'est en allant a ce tluVtfre que le premier consul faillit périr \mv la niacbine infernale; c'est en sortant
iLvi LE DIABLE A PAKIS.
de ce llicilre que le duc de Berri fut assassiné le 13 février O^fÈÙ^ à la porle de là rue Rameau. En expiation de ce crime, l*Opéra fut transporté dans la salle provisoire qu*ii occupe aujourd'hui ; on démolit rédifîce, e( sur son emplacement Ton construisit une chapelle expiatoirem Expiatoire ! le» maladroits courtisans de la Rcslauration étaient féconds en monuments de ce genre : on avait déjà la chapelle expiatoire de la rue d'Anjou , sur la place où furent enterrés Louis XVI et Marie-Antoinette; on avait commencé un autre monument expiatoire sur la place Louis W : celui-ci faisait le troisième, et c'était le plus injurieux de tous! Mais 1830 arriva; la chapelle de la rue Uichelieu fut démolie avant d'ôtre achevée, et à sa place est une promenade ornée d'une charmante fontaine qui sera peut-être à i'ahri des ruines et des transformations que ce lieu a subies.
La rue Richelieu ahoutitau boulevard des Italiens^, Ce boulevard est, comme la rue que nous venons de décrire, le centre du Paris moderne, du Paris de l'élégance, du luxe et de la richesse ; c'est aussi la base du quartier de la Chaussée-d' Antiu. Son nom lui vient d'un théâtre qui a ses derrières sur le boulevard : c'est le théâtre qui fut construit en 1784, sur l'emplacemeni de l'hôtel Choiseul, pour les acteurs dits de la Comédie italienne , lesquels avaient été adjoinU depuis 1762 à ceux de V Opéra-Comique ; ils devaient y représenter a des comédies françaises, des opéras bouffons, des pièces de chant, soit à vaudevilles, soit à ariettes et parodies. » (4es acteurs y jouèrent jusqu'en 1797, époque à laquelle ils s'installèrent dans la salle Feydeau, aujourd'hui détruite et dont l'emplacement est occupé par les rue et place de la Bourse, et ils y restèrent jusqu'en 1826. Alors ils allèrent dans la belle salle Ventadour, construite à celte époque rueNeuve-des-Petils-Champs, la quittèrent en 1832 pour s'établir dans la salle de la place de la Bourse, où ils restèrent jusqu'en 1840, et enfm sont retournés dans leur ancien théâtre, qui , depuis leur départ, avait été occupé avec le plus brillant succès par rOpéra-ltalicn.