‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 18 sur 143 · IV. — La butte Saint-Roch, les rues Saint«-ADoe et GrammoDt · texte numérisé non relu

IV. — La butte Saint-Roch, les rues Saint«-ADoe et GrammoDt

La butte des Moulitis ou Sainl-Roch, formée par des dépôts d'immondices, était jadis couverte de moulins, et servait de marché aux pourceaux : c'était là aussi qu'on bouillait le» fuux-monnayeurs. Elle a joué un grand rôle dans les siéjçes de Paris : a Vint le roi Charles VII, dit une chronique, aux champs vers la porte Saint -Honoré, sur une manière de butte ou montagne qu'on nommoit le Marclié-aux-Pourceaux, et y lit drosser plusieurs canons et coulevrines. Jehaune lu Pucelle dit qu'elle vouloit assaillir la ville; ellcn'étoit pas bien informée de la grande eau qui cstoit dans les fossés..., avec une lance elle sonda l'eau; quoi faisant elle eut, d'un trait d'arbalète, les deux cuisses percées. » Un commença à y construire à l'époque delà fondation du palais Cardinal, et alors clic fut abaissée de moitié; mais les moulins y demeurèrent jiis(|u'à la lin du dix-septième siècle, et de grands espaces restèrent vides. L'un d'eux, qui était >uisin de riiôlel Vendôme (place Vendôme), était occupé parle marché aux chevaux, et c'est là qu'en 1652 eut lieu le duel entre les ducs <le Beaufort et de Nemours, où ce dernier fut tué. On sait quel rôle a joué la butte Saint-Hoch au 13 vendé^ miaire.

La rue Sainte-Aftne a été ouverte en 1653, et porte le nom de la reine Anne d'Autriche. La portion comprise entre les rues Neuve-des-Pctits-Champs et Neuve-Saint-Auguslin s^est appelée pendant quelque temps de Lionne, à cause de l'hôtel du grand ministre à qui nous devons le traité de Wesiphalie. En 1792, la commune de Paris décréta que cette rue, dan» laquelle était né Helvétius, porterait le nom du triste et lourd auteur de l'Esprit. La Restauration lui rendit celui de son auguste marraine : ôter aux mes leurs noms révolutioniiaires était un des grands moyens de M. de Blacas pour restaurer l'autel et le trône.

La rue Grammont n'a été ouverte qu'en 1726, sur l'emplacement de l'hôtel de Graniuioiil, qui était situé rue Neu>e-Saint-Augustin. Alors fut formée aussi la rue Ménars, qui n'avait

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GÊOCUAPHIE DE PAÏIÏS. irvii

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