‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 19 sur 143 · V. — La pUrç Vendôme i-t U rao de lin Paix · texte numérisé non relu

V. — La pUrç Vendôme i-t U rao de lin Paix

La pUce Vmdômê tirrup* rcmiibrement de Phnlel Vcnrlume, qui avail é\é fonsiruil snti«î f^liiirïes l\, et rfii cuuvcnl des Copiïfines, qui tiMul été forulé en i60i par la veuvi- iï(* Henri IIL H^n f<»8fï, Lrfiums (il nrheler H démulir cçs deui editires, H jmr Iciir"* U^rraius ou rommença de Witir, d'apri-s Irsdi'ssîii* d<' Mausard, une pince h h gloire de Louis \IV, qui ne fui nrhevoe quVn 1701. (jpïle plîirf tHait lelle quf nous la voyous nujourdl'liui avec ses conjifruclions magniliquement iiuiforuie.^, exreplt' du cà\è du nord wi de la nie de la Piiit^ nij elle élail Fermée par IVpljse du eouvc*n( des Cjiptieiiies, que Von iivaît lrau*ipodé de la rife Sainl-lïonoré au point de vue et dans Taxe rie \n pi are. Elle était ornée d*unê slatiic eu h rouie du grand roi, fondue parKeller d'après (lirartlou, Kaule, «vec son piédestal » de 5i pieds, et qui fut iuau|;uri!e rn 101)11, a\cc des cérérnonieit si scandaleuses nu ntilieu de la misère publique, que LouifiXIVlui-m^mceti Tut mémulent. Celle [dact;, dite desConqnôlesou de Lauis-le- (iiand, a êlê pendani pris d'un sièele le ilit'alre d'une foire, dile de Sainl-Ovide, à cause de* reliques d'un saint que possèdnil IV^lise des Eupiicines; elle a été aiissi, pend^iul quelque* mois, le remlez-vous des agioteurs de la banque de Ljiw, aprè^ qu'ils eiireul été expylî^és de lii rue Quincampoi^. Eu 171h2 la slalue de Louis XIV fut détruite, et tu place pril le uou) des Piques^ nom qui fut domté à toute la seclion voisine. Eu IK06, à la place où gisait un las de décombres, on éleva, en mémoire de la campagne que termina le cmtp de tonnerre dMusterlitz, une colonne en lironste que sur mon lait une statue de Mapoléon costumé en empereur romain : elle coûta 1,2tK),0()0 franrs, non compris le lironste qni fnt fourni parles vnincns. La statue fnt renversée en 481 i et Ton mil à sa place un drapeau» qui a été remphcé en iSSTi par une nonvellc Malué de NàtK»léon avec >on costume populaire.

Sur la place Vendôme se Ironveul le miiiislrre %\v la juslin* el IV-tat-aiaior ilc la place de Paris.

imu LE DIABLE A PARIS.

La me ée Ui Pair a été ouverte sur remplacement du couvent des Capucines. Dans ce couvent, d4Nit les reli^euse^ marchaient pieds nus el se livraient aux plus grandes auslérité», était le tombeau de madame de Pompadour. En 1790 les bitimcnts furent consacrés à la fabrication des assignats, et les jardins dévastés devinrent une promenade publique, avec échoppes, baraques, danseurs de cordes, panorama, etc. Napoléon, en 1806, mit fin h ces dégradations, en faisant ouvrir la rue magnifique qui a porté son nom jusqu'en 1814, et qui depuis cette époque s'appelle rue de la Paix. En creusant les fondations des belles maisons qui allaient remplacer les arbres des Capucines, on découvrit les restes d'une voie romaine, un tombeau, des médailles. Des anciens bâtiments du couvent, il reste deux parties qui ont été séparées par la rue, ThAtel du Timbre et une caserne de p<impiers.

La rue de la Paix aboutit au boulevard des Capucines ^. Ce boulevard, qui est, comme celui des Italiens, la base de la Chaussée-d'Antin, a de la peine à devenir, malgré ses belles maisons et ses riches habitants, le quartier de la mode. On y trouve, au coin de la rue Neuvedes-Capucincs, le ministère des affaires étrangères. L'hôtel qu*il occupe est l'ancien liôlel Bertin, qui fut emlielli par le fermier général lieuilly, et connu sous le nom d'hôtel de la Colonnade. Il fut habité en 1790 par le maire de Paris, Bailly, et en 1795 par le général en chef de l'armée de l'intérieur, Bonaparte. Le ministère des affaires étrangères y fut placé sous l'Empire ; il doit être prochainement détruit, et sur l'emplacement qu'il occupe s'élèveront de riches constructions qui amèneront la vie et la population sur le boulevard des Capucines.

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