RUES SAINT-ANDRÉ-DES-ARTS, DE BUSSY , DU FOUR ET DR SÈVRES
Le terrain sur lequel la rue Saint-AtidrédeS'Arts a été bâtie en 1179, s'appelait, dit-on, H arx ou liaSy parce qu'il dépendait du palais ou citadelle des Thermes : de là lui vient son surnom qu'on devrait écrire ars et non artSy les arts n'ayant jamais eu rien de commun avec SA population d'étudiants, de bouquinistes et de cabaretiers. Quant au nom de Saint-André, il vient d'une église qui datait de l'an 1210 et qui fut bâtie sur l'emplacement d'un trèsantique oratoire. Le fameux ligueur Aubry fut curé de cette église; la famille de Thou y avait sa sépulture, ainsi que le médecin de Louis XI, Jacques Cothier, l'hiàtorien Tillemont, Henri d'Aguesseau, La Moltc-Houdard, l'abbé Lebalteux. etc. Elle tombait en ruines à l'époque de la révolution, et, après avoir servi aux stupidités du culte de la Raison, elle fut démolie pour ouvrir la triste place que nous voyons aujourd'hui, et qui aurait grand besoin H. J
uut LK. DIABLE A PAIUS.
de ^«el<pe fiKiltiii^ pour TégaTcr. La rue Saint-André étail une de» arlcrfn principak^ du %irai Pari* : file envoyait par le pont Saint-Michel toute la population de la Cité rer% rah> hare Satiil-fîennain-des-Prés ; austsj a-l-ellc porté longtemps le nom de Chemin-de-V Abbaye. Rien de saillant ne s*est passé citez elle, si ce n'est IVntrce des Bourguignons dans Pari*, en 1418 : Perrinel Leclerc demeurait â rexlrémilé méridionale de cette rue, et la porte Bue? étail a l'extrémité supérieure, près de la rue (^onlresrarpc.
La ru« Bucy ou Bussy tire son nom de la porte, bàiio par Simon de Bucy en iùTyO : elle aboutit i la place Sainte-Marguerite. Alors commence la rue du Foui\ qui doit son nom à un four banal de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés qui y était construit : elle aboutit au carrefour de ia Croix-Rouge^ et là commence la rue de Sèvres, Celle-ci s'est aussi appelée de la Mala* drerie et des Petites-Maisons^ h cause de deux hôpitaux. On y trouve : !<> Véglise et ia communauté de VAlhaye-aux-Bois. Le surnom de cet humble édifice ne vient |)as des bois <|ui ont peut-/*tre existé dans ces lieux : il ne date que de 1G'i(), où Anne d'Autriche le fît construire pour donner asile à des religieuses de Picardie, lesquelles avaient été chassées de leur véritable Abbaye-aux-Bois par les incursions des Espagnols. Il est occu|)C aujourd^Lui en fMirlie par les chanoinesses de Saint -Augustin, en partie par des dames réunies en communauté, sous le patronage de madame Uécamier. L'église sert de succursale à Saint-Thomasd'Aquin. — ^ Hospice des Ménages, (j'élait d'aliord la maladrerie Saint-Germain^ aflectée aux lépreux; puis en 1577 les Petites-Maisons , destinées aux mendiants et aux fous; il est aujourd'hui affecté aux vieillards des deux sexes ci mariés. — 5" La communauté des Daw»es de Sainl'Thomas-de^Villeneuve^ destinée à desservir les hôpitaux, et fondée en 1650. C^est un des rares établissements religieux qui ont traversé les orages de la révolution sans boule?erse* ment. — 4» L*hospice des Incurables-femmes, fondé, en 165*2, par Marguerite Rouillé, pour les pauvres incurables des deux sexes. Les hommes en ayant été séparés en 1802, rétablisse— ment est spécialement destiné aux femmes, dont le nombre s'élève à cinq cents. — 5o Hospéce des Enfants malades, fondé en 1751. — 6" Hospice Necker, fondé en 1778 sur l'emplacement du couvent des bénédictins de Notre-Dame de-Liesse, par madame Necker.
La rue de Sèvres aboutit à la barrière du môme nom, près de laquelle est Vahattoir d0 Grenelte. C'est dans cet abattoir qu'a été percé, par M. Mulot, le puils artésien qui va chercber l'eau jaillissante au-dessous de la grande masse de craie sur laquelle repose Paris, et qui n*a pa» moins de r>47 mètres 60 centimètres de profondeur. Ce travail a duré sept ans et donne un million de litres d'eau par vingt-quatre heures.
Parmi les rues qui débouchcnl dans les rues Saini-André, de Bussy, du Four, de Sèvres nous remarquons :
1® Uue Git-le-Cœur, (A»lte rue était autrefois nommée Gilles-Queu.r. d'où est venue par altération la dénomination actuelle, u Au bout de la rue Gilles-Canir, dit Saint- Foix, dans J'angte qu'elle forme aujourd'hui avec la rue llurepoix, Frant^ois \^' fil bâtir un petit palais qui communiquait à un hôtel habité par la duchesse d'Ëiampos, rue do rilirondelle. Les peintures à fresque, les tableaux, les iapisserics, les salamandres (c'éiiiil le corps de la devise de Françoisl*'), accompagnés d'emblèmes et de tendres et ingénieuses devises, tout annonçait danace petit palais et cet hôtel le dieu et les plaisirs auxquels ils étaient consacrés, u De toutes ces devises, dit Sauvai, que j'ai vues il n'y a pas encore longtemps, je n'ai pu me ressouvenir que de celle-ci ; c'était un cœur enflammé, placé entre un alpha et un oméga, pour dire apparemmenl : il brûlera toujours! » Le cabinet de la duchesse d'Ëlampes, continue Sainte-Foix, sert â présent d'écurie à une auberge qui a retenu le nom de la Salamandre; un chapelier fait sa cuisine dans la chambre du lever de François l'^'^, et la femme d\m libraire était en couches dans son petit salon des délices, lorsque j'allai pour examiner les traces de ce palais. » Près de là, sur le quai et au coin de la rue se trouvait aussi l'hôlel de Luynes, où, dans les barricades de 1648, le chancelier Séguier, poursuivi par la fureur du peuple, fui forcé de se cacher : le maréchal de la Meilleraye ne parvint à le délivrer qu'au moyen d'un combat qui ae prolongea jusqu'au Pont-Neuf. Cet hôtel fut détruit à la fin du règne de Louis XIV. ^ Hue des Grands-AugustinSj ainsi appelée du couvent situé près de la Seine, et dont nous
GÉOGRAPIIIR m PAUIS. lxw
avons piirlé ailleurs (Hist. de Paris, p. vi). Elle te nommait aiipuru^aut rue des Écoles- Saint' Denis ^ qui y ctaiout en efTet situées uu treizième siècle. Dans celle rue débouclie la rue de Savoie, laquelle a été ouverte sur remplacement de Tancien hôtel d'Hercule. Cet hôtel appartint d'abord au comte de Sanccrre, puis à un magistrat, puis à Charles Vil, puis au chancelier Duprat qui y reçut souvent François i^'^. Il était très-vaste, d\ait sa façade sur le quai et touchait d'un côté les jardins de Tabbé de Saint-Denis (rue Dauphinc) et le couvent des Au- ^'usliiis; de l'autre, riiôtol de la duchesse d'Élampos, dont nous venons de parler. Ce fut là (\uo Nantouillet, prévôt de Paris, pelit-fils de Duprat, festoya malgré lui le roi de Navarre ^Henri IV] , le duc d'Anjou (Henri lit) et lu duc de Guise, et que ces joyeux convives tirent, après souper, piller et dévaster la maison par leurs gens. L'hôtel d'Hercule, quelque temps après, fut détruit, et sur une partie de son emplacement on construisit l'hôtel de Savoie ou de Nemours, qui lui-même fut détruit en 107 1 |>our ouvrir la rue de Savoie.
5^ Hue Dauphine. Elle a été ouverte, en IG07, pour servir de débouché au Pont-Neuf, sur les terrains de l'hôtel Saint-Denis et du jardin des Augustins. Son nom lui a été donné en l'hotuieur du dauphin qui fut Louis XIII. En 1792, ce nom fut changé en celui de Thionville, en l'honneur du siège de cette ville. C'est une des rues les plus populeuses et les plus fréquentées de Paris.
4'* Hue de V Ancienne- Comédie, C'était autrefois la rue des Fossés-Saint-Germain, et rlle fut ouverte en IfiGO sur l'emplacement de la muraille de Philippe-Auguste. — La Comédie- Française, depuis qu'elle avait été chassée du Palais-Hoval par I^ulli, s'était établie rue Guéiiégaud, au coin de la rue Mazarine : elle fut déplacée par les réclamations du collège des Uuaire-Nalions, et forcée de chercher un autre local. Ce ne fut pas chose facile, si l'on en crok Kacine, qui écrivait à Boileau (1687) : « La nouvelle qui fait ici le plus de bruit, c'est TemlKirras des comédiens qui sont obligés de déloger de la rue Guénégaud, à cause que MM. de Sorbonne, en acceptant le collège des Quaire-Nations, ont demandé, pour première, condition, qu'on les éloignât de ce collège. Ils ont déjà marchandé des places dans cinq ou sit endroits; mais partout où ils vont, c'est merveille d'entendre comme les curés crient : le curé de Saint-Germaia-rAuxerrois a déjà obtenu qu'ils ne seraient point à l'hôlel de Sourdis, parce que de leur théâtre on aurait entendu tout à plein les orgues, et de l'église on aurait parfaitement entendu les violons. Enfin, ils en sont à la rue de Savoie, dans la paroisse de Sainl-André : le curé a été tout aussitôt au roi représenter qu'il n'y a tantôt plus dans sa paroisse que des auberges et des coquetiers; si les comédiens y viennent, que son église sera déserte. Les grands-augustins ont été aussi au roi, et le père Lerobrochous, provincial, a porté la parole; mais on prétend que les comédiens ont dit à S. M. que ces mêmes augustins qui ne veulent point les avoir pour voisins sont fort assidus spectateurs de la comédie, et qu'ils ont mémo voulu vendre à la troupe des maisons qui leur appartiennent dans la rue d'Anjou pour y bâtir un théâtre, et que le marché serait déjà conclu si le lieu eût été plus commode. M. de Louvois a ordonné à M. de la Chapelle de lui envoyer le plan du lieu où ils Teulent bâtir dans la rue de Savoie; ainsi on attend ce que M. de Louvois décidera. Cependant l'alarme est grande dans le quartier ; tous les liourgeois, qui sont gens de palais, trouvent fort étrange qu'on vienne leur embarrasser leurs rues. M. Billard surtout, qui se trouvera vis-à-vis la porte du parterre, crie fort haut; et quand on lui a voulu dire qu'il en aurait plus de commodité |)our s'aller divertir quelquefois, il a répondu fort tragiquement : Je ne veux point me divertir. '.., Si on continue à traiter les comédiens comme on fait, il faudra qu'ils s'aillent établir entre la Villette et la Porte-Sfiint-Martin ; encore ne sais-jo s'ils n'auront point sur les bras le curé de Saint- Laurent. » Les proscrits furent obligés de se rabattre sur le jeu de paume de l'Etoile, sis rue des Fossés-Saint-Germain ; ils l'achetèrent et y bâtirent une belle salle dont l'ouverture fut faite le 18 avril 1689. La Comédie-Française y resta jusqu'en 1770, et c'est là que furent jouées et applaudies les tragédies de Voltaire. En face du théâtre et à la môme époque s'établit le café Procope, qui existe encore et qui eut pour habi* tués tous les écrivains du dix-huitième siècle, Voltaire, Lamothe, Piron, Marmontel, Duclos, Fréron, etc. La Comédie-Française quitta la rue des Fossés pour aller aux Tuileries enalten-
LiXTi LE DIABLE A PARIS.
dant la construction de la salle qui fut depuis TOdéon. Son théâtre devint une maison particulière, et la rue dite alors de P Ancienne- Comédie, abandonnée de la foule, perdit sa célébrité dramatique jusqu'au moment où Marat lui donna une autre célébrité : dans la maison n* iS s*imprimail V Ami du peuple!
La rue de TAncicnne-Comédie a pour prolongement, du côté de la Seine, la rue Maxarime, qui a pris son nom du fondateur du collège des Quatre-Nalions. Dans cette rue a demeuré Barbaroux.
5® Rue de l'Abbaye. — L^abbaye Saint-Germairh^es-Prés fut fondée en 543 par Childrbert l'r, sous le nom de Saint-Vincent : elle prit son nom actuel de saint Germain, qui y fat enterré. La tour de la façade est, au moins dans ses parties basses, un débris de cet antique édifice que les historiens représentent comme couvert de cuivre doré, orné de colonnes de marbre, ayant ses murailles peintes à fond d'or. Pillée plusieurs fois, et enfin détruite par les Normands, elle fut rebâtie en 1165, mais le caractère vénérable de sa construction première fut conservé, de sorte que cet édifice doit être regardé comme la relique la plus complète de l'ancien Paris. An quatorzième siècle on la fortifia, et elle ressemblait alors, avec ses fossés dont un allait jusqu'à la Seine, et ses murailles flanquées de tours, à une citadelle. Ses entrées principales étaient rue Saint-Benoît et près du bâtiment qui est aujourd'hui une prison militaire. Sa vaste enceinte était comprise alors entre les rues Jacob, de TË» chaude, Sainte-Marguerite et Saint-Benoît. On y trouvait, outre Téglise et les bàtinienis de Fabbaye, plusieurs chapelles, une bibliothèque, un réfectoire qui était un monument et qui servit de prison en 1795. Dans la belle chapelle de la Vierge était le tombeau de Pierre de Monterean.» architecte du temps de saint Louis, qui avait construit presque tous ces bâtiments. Autour de fabbaye s*était formé un bourg composé de rues étroites et tortueuses qui fut détruit plusieurs fois par les guerres civiles ou' étrangères, et reconstruit dans le seizième siècle. En 1585 le cardinal de Bourbon, abbé de Saint-Germain, commença la construction dn |>alait Cardinal, qui ne fut achevé qu^un siècle après par le cardinal de Furstembergetdontil reste une partie dans la rue de TAbbaye. Les fortifications furent alors détruites, de nombreuses maisoiis bâties; Tenclos, ouvert par quatre portes qui ne se fermaient jamais, fut livré au public. Acette époque (1651), fut construite la prison abbatiale; mais la juridiction spirituelle et tempo* relie de Tabbaye qui s'étendait sur presque tout le Paris méridional, et avait été, pendant des siècles, indépendante de l'évéque et des magistrats de Paris, fut alors réduite (1667 el 1672) à son enclos; el les moines de Saint-Germain, tant vénérés, tant redoutés, se lirvèrent à des travaux d^érudition et à des études scieutiliqucs qui sont restés leur plus lieau titre de gloire. Alors furent rendus publics la magnifique bibliothèque et le cabinet d^antiquités établis par Montfaucon, et qui ont été détruits en 1794 par l'explosion d'une poudrière.
A Tépoque de la révolution, la prison abbatiale était devenue une prison militaire : on en fit en 179!2 une prison politique, el c'est là qu'ont eu lieu les ma$s<icres dos â et 5 septembre. Alors les bâtiments de l'abbaye furent détruits, el sur leur emplacement furent ouvertes les rues de l'Abbaye, S.iint-Germain-des-Prés, Childeberl. La rue de l'Abbaye occupe, dans sa partie méridionale, la place du grand cloître, du chapitre, de la sacristie; dans sa partie septentrionale, la place du réfectoire et de la chapelle de la Vierjçe.
Au delà de l'enclos de l'abbaye et jusqu'à la Seine s'étendait le Pelil-Pré-aux-Clerct qui était borné par le mur et le fossé de Paris, depuis la porte de Nesie jusqu'à la porte Bncy, et par la petite Seine^ canal dérivé de la rivière dans les fossés de l'abbaye, qui occupait remplacement de la rue des Pctits-Augustins; c'est-ù-dire que le petit Pré-aux-Clercs était borné par les rues des Pctits-Augustins, Jacob, Mazarine, et le quai Malaquais. Au delà de la petite Seine était le grand Pré-aux-(^lercs, qui appartenait à l'Université, et qui s'étendait jusqu'à la rue du Bac. Les écoliers de l'Cniversiié, au lieu d'aller dans le grand Pré, venaient s'ébattre dans le petit, et il s'y engagea de nombreuses rixes entre eux et les vassaux de l'abbaye jusqu'en 1568 où le petit Pré fut cédé à l'Université en échange de terrains pris par l'abbaye sur le grand Pré pour murer son enclos. Au temps de la réforme, les protestants se réunissaient dans le petit Pré, et ils chantaient en chœur les psaumes, mis en Ters par
GÉOGRAPHIE DE PARIS. liivii
Marot; il defint pendant la Ligue ie rendei-vous des raffinés et dos duellistes. En 1540 Id pelila Seine fut comblée, et en 1600 la reine Marguerite lit construire sur son emplacement la rue et le couvent des Pelits-Augustins. Cette princesse occu])ait, par son hôtel du quai Malaquais, la plus grande partie du petit Pré, qui, après sa mort, se couvrit de rues et de maisons.
6® Rue Montfaucon, L^abbaye Saint-Germain avait au nord de son enclos des terrains où se tenait une foire qui date du douiièmc siècle, et à laquelle Louis XI donna de grands privilèges. C'était le rendei-vous des bravi et de la jeune noblesse au temps de la Ligue, et un théâtre continuel de débauches et de violences. Henri III et Henri lY prenaient plaisir ù ij promener. « Pendant la foire de Saint-Germain, dit TEstoile (1605), se commirent à Paris des meurtres et excès infinis procédants des débauches de la foire, dans laquelle pages, laquais, écoliers et soldats des gardes firent des insolences non accoutumées, se battant dehors et dedans, comme en petites batailles rangées, sans qu'on put ou voulut y donner ordre, etc. v> Cet immense bazar, composé de trois cent quarante loges, était recouvert d'une charpente admirée de tous les artistes. Il fut incendié on 1762. La foire cessa en 1786, et sur son emplacement furent construits, sous Pempire, le marché Saint-Germain et les rues voisines. Ces rues portent les noms desavants bénédictins : Cl^ment^ auteur de VArt de vérifier les dates, mort en 1793; Felibien^ auteur de V Histoire de Paris , mort en 1719; Lobineau, auteur des Histoires de Paris et de Bretagne, mort en 1727 ; Mabillon, auteur de la DiplonMlique, mort en 1707 ; Montfaucon, auteur de la Collection des saints Pères et des Antiquités dévoilées^ morl en 1741 ; ces deui derniers étaient enterrés à Tabbaye Saint-Germain, où ils moururent. Leurs tombeaux furent transférés pendant la révolution française au musée des Monuments français, et ils sont, depuis 18l9, dans l'église Saint-Germain, à côté de ceux de Descartes et de Boileau.
7® Rue du Vieux^Cohmibier et place Saint- Sulpice, Dans cette rue, qui tire son nom d'un colombier qu'y possédait l'abbaye Saint-Germain, était situé le couvent des orphelins, fondé par Ollier, curé de Saint-Sulpice, en 1648, et qui est aujourd'hui occupé par une caserne de sapeurs-pompiers. Elle conduit à la place Saint' Sulpice, où est la belle église de ce nom, commencée en 1646 sur les dessins de Servandoni et achevée en 1745. Pendant la révolution, cette église devint le temple de la Victoire, puis le lieu des séances des théophilanlhropes. On y donna, en 1799, un grand banquet à Bonaparte.
8<* Rue du Cherche-Midi, ainsi appelée d'une enseigne. Dans cette rue était le prieuré de Notre'Dame-de'Consolation , sur l'emplacement duquel a été ouverte la rue d'Assas, et le couvent du Ban-Pasteur, occupé aujourd'hui par l'entrepôt des subsistances de la garnison.