‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 33 sur 143 · II. — Lt'-i Invaliiles · texte numérisé non relu

II. — Lt'-i Invaliiles

L'Hôtel des Invalides a été fondé, par Louis \IV, pour les soldats ou olliciers blesses ou intirmes, et il en lit s(»n institution de prédilection, celle où >a gloire est sans nuages : « || ^«|

I Vuir le àt>>*»i di* U façade de (« CAamfcrr tira ItepuUa, |>4^c t\\ liii i' «oinmv.

ŒOGKAPIIIR DE FAIUS. lxxïii

hwn nM!^c»nriabk% riil ronlorinûiici* th fctiidalioii, qiii^ t*eni qui oui exposé librempril leur vif* i^l pruitigiio leur sarti; pour la defc »s€ el le suulîori <k' rvUc nioniirehie jouii^^eiit du rrpos qiriU «rit nssuri' h nos sujet*, w CVsl le iiioniimt'nl Ir ptii* com]dL'( fl Ip plus populaire de Pnri?; les rnfinns de i^a rni<;!ide nul tant ât' hiis Umm pour nus vielrMref;.! Son dônie infa^nidiqurf (ruvrr irttardmjiu Maiisar), est le monumeiil le plus prriiidtnse, ïe f\n^ eAPiit'k'rïsItipie An prmorflimn

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de Pfirj* : cVst le premier p^mit où se pnrleiil les rr;;«nb ipiand, du hiiut ite» riilliueîi euvilonmnle.^, on ranleinplc J'oréan de mniHuiis qu'il d<JOiiiic de sa llèthe ilorie. Ou smi qu^jl reroiivrc aujourd'hui la H^pullure de Nupoléon, Son église renrermt les tombeaux de Tureiini» et de Vauhau, «pii \ ont été pUrés pou* le Consulat ; ses caveaux foulienmiil n\ outre les sejndlurrs de plusieurïi iminilifiu^ et genér.un : ils rtuferninienl jaiîifi uii ar.^fiiJd de réserve, r|uit le ITi juillet i7Hl>, fut livré par les invalides an peuple el servit ti la prise 4*^ h B*i5lillr. Lîi voûte de Téplise étuil aulreroîs tapissée de neufeeuls drapeaux enueiuis : eu iHHces glorieux Iropliécs ont été brfilÔA par ceux qui les avaient conquis au prix ifo leur !»aiigt el iU eouiinenrent à èlre remplacés par les éleiidard* enlevés à TAfrique, L"H/itel de* Iii*nliHes n de superficie cinq liect:ires et deuii : il rentemie liois mille Miklsits.

• IIL — Ltî Chanii]>-de-M»n,

(le n'étail, en 1770, qu'un terrain cultivé daus lequel ou Iraça un pnra!lé!op[rauïmc de mille mètres de long ^nr einq cents de larj^c pour les exercices Je rÉcole- Militaire, Celle Et'ole nvait.cté Fonder, en 1752, pour Téducalioa de cinq cents jcum-s geutiisbommes : elle fut sup* primée en 1788. LVdilîce, Mti sur les dessins de Gabriel, fut alors destiné à rilAlel-Dieu ; mais la lié\olntioii ««urvinl el fit de ce moivumeiil^ aussi \nfiU* que magnifique^ nue caM'rueoii llonaparte^ a eu son quartier général et tpii a j^ardv^ relte triste destinatiou. Cepeodaul le Cbarnp-de'Miirs ehiil devenu le cliampdes^ fêtes de la Itevolutton : on Tiiiaiigura par la fédéra^ lion du ti juillet, journce irenlIioiiFiasme el d'espérajiees si cruellement déçues ! Là, le i7 juil* lel ITOl, eurent lieu les ras$i>mblempuls qui amenêrcnl la proclamation de la loi martiale et la dispersion sanglaole de la foule par LafavHle. Lâ^ les fêles eommémoratives du iO août et du 21 janvier^ de la con^tiliiliôu de Pan [•'; de rPjre suprême, etc., oui été célébrées. Là, a été transporté, le 10 no^emlire 171)5, rècliafand sur lequel péril, après d'ignoble» tortures^ le

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premier maire de Paris. Le i^' vendémiaire an Vil, on y fit la première exposition des produits de rindustrie. Le 3 décembre 1804, le lendemain de son couronnement. Napoléon y distribua des aigles a son armée, et le !*■' juin 1815, à la veille de Waterloo, il y proclama TAcle additionnel aux constitutions de TEmpire! Que de noms et de fêtes a vas encore le Champ-de-Mars ! En 1827, la garde nationale y fit retentir aux oreilles de Charles X des cris précurseurs de la révolution de 1830. En 1857, les fôtos du mariage du duc d*Orléans y furent attristées par la mort de plusieurs personnes étoufTées dans lu foule. Enfin, n^oubiions pas que celte vaste arène sert aux courses de chevaux si chères à notre moderne aristocralîe.» et que le gouvernement entretient à si grands frais : améliorer les races animales est FœuTre que notre siècle a entreprise; quant à la race humaine, nous verrons plus tard.

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