PARADOXE SUR LE PREMIER JOUR DE L^AN
Tautre, ni la pensée, ni Tenfant, d*ètre beaux et bien faits, et quelquefois même beureux.
Il est vrai qu'on pourrait bien répondre que lorsqu'on n'a à dire que ce qui a déjà été dit^ on pourrait très-bien se taire — que la parole et la plume ne produisent en ce cas qu'un bruit parfaitement inutile dans Tair et sur le papier. — Mais cette réponse serait à son tour traitée de paradoxe par ceux qui n'ont rien à dire et ne veulent cependant pas se taire y et veulent produire dans le monde leur muse vêtue en arlequin , babillée de petits morceaux de toutes couleurs, lambeaux arrachés aux vieux vêtements des muses anciennes dévalisées au coin d'une bibliothèque.
Tout ce que nous venons de dire a pour but de faire passer sans trop de scandale quelque chose de très- vrai, de très-raisonnable et de très-simple, — mais qui n'a pas encore été dit, je ne sais pourquoi, à propos du premier jour de l'an ; peut-être est-ce que cela n'en valait pas la peine et que mon titre de paradoxe n'est qu'une prétention.
D est incontestable qu'à rapproche de la nouvelle année, la moitié des gens se préparent à traverser le premier janvier, comme des voyageurs craintifs se disposent à traverser une forêt mal famée , ou un détilé qui a fait parler de lui. L'autre moitié des gens s'embusquent dans ce jour, — s'arment de vers ou de prose , — aiguisent leurs sourires , — astiquent leurs airs les plus tendres, — essaient la pointe de leurs compliments, amorcent leurs souhaits et leurs vœux — et se tiennent prêts à tirer à bout portant sur les malheureux qui ne peuvent éviter de passer par cette journée , lesquels malheureux en sortent la bourse aplatie.
Mais malgré la terreur que ce jour inspire à la plupart des gens, et à moi en particulier, il m'est impossible d'en dire du mal et même de ne pas l'aimer.
n est agréable de recevoir, mais il est si doux de donner ! il est si charmant de surprendre, d'étudier chez ceux que l'on aime un désir, un rêve^ de satisfaire ce désir et de réaliser ce rêve ! — Non, certes, ce n'est pas un usage que je veuille détruire que celui d'échanger des paroles d'amitié et des présents au commencement de chaque nouvelle année.
C'est une bonne chose que de se dire à chacune de ces étapes de la vie : nous nous aimons encore , nous ferons encore ensemble ce relai qui com- 11. 5
ru I.K TIROIR DU DIABLK.
mence, nous nous soutiendrons encore dans les chemins difficiles, nous nous encouragerons dans la fatigue , nous nous défendrons mutuellement contre les mauvaises rencontres.
C'est une rassurante occupation que de compter ses amis avant de se mettre en marche pour un nouveau combat.
Mais s'il se fait ce jour- là tant de mensonges, si Timportunité et Tavidite viennent nous assaillir et nous dépouiller^ cela tient uniquement à deux causes^ et à deux causes que nous nous fatiguons à créer nous-mêmes.
Cela tient à deux mensonges perpétuels dont nous sommes les auteurs.
Le premier mensonge est que nous décorons du nom d'amitié toutes sortes de relations fondées sur la vanité , sur l'intérêt , sur l'ambition , — et qu'il nous faut diviser les sentiments de notre cœur et l'argent de notre bourse en menue monnaie entre une multitude d'indifférents et quelques amis auxquels nous sommes loin de donner ce que nous leur devons.
Le second mensonge , est que nous nous efforçons tous de paraître plus riches que nous ne le sommes , ce qui fait que ce jour-là il ne suffit plus de paraître plus riche qu'on ne Test , mais qu'il faut l'être en effet, — ce qui nous amène naturellement à être plus pauvres que nous ne le sommes réellement.
Otez ces deux mensonges des habitudes de votre vie^ — portez yotre existence au milieu d'amis naturellement vos égaux ^ ne vous fatiguez pas à humilier les gens en voulant paraître plus riches qu'eux et surtout que vous-même, — et vous verrez arriver le jour de l'an sans crainte et sans reproche, et vous cesserez de blasphémer contre lui.
C'est ce que je me promets tous les ans à moi-même de faire l'année prochaine,
AZ.PHON8II KABJL.
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Hommes et femmes de plume. — î»? série. — \.
Sources de l'Héliconl mon cœur est une éponge.. Muses! laleiamiriD est la ver qui me roDjel
Par Gava UNI.
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Si du moins i ses cbaots (nouvelle édition) Sapbo pour souscripteurs avail tous ses Piiaon!
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Le Poète finit oii l'ioseosé commeDce
Pour qui n'a plos d'oreille il D'est plus d'iloqueoce.. Le Sublime aujourd'hui, Hôsien. c'est le silence!
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Les jeunes amoureux, ça rit de nous, Françoise, parce que ce que ça se
Par Gavarni.
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Philosophes. — 3.
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Philosophes. — 5.