ALLANTS ET VE5AHT8 , ETC
PREMIER GARDE NATIOUAL. <— Arrivez donc, M. Robinet, voilà deux heures, qu'on demande après vous ; où .donc que vous étiez? qu'on vous dKrcbe partout.
DKUXi&ME GARDE. — Ne m'en parlez pas, j'étais retenu là-bas , aux miînemcesy j'étais témoin d'un enfant, j'veux Atre pendu si je sais ce que c'est. Eh bien! dites donc? ils ne se chercheront pas querelle au poste... Personne !
PREMIER GARDE. — Ils sont tous là-bas, au café, qui vous attendmift.
DEUXIÈME GARDE. — Eh ! mais, dites donc qu'on ne m'attende plus^ j'y vais.
PREMIER GARDE. — C'est ça, arrivez, nous n'avons que temps, si nous voulons humecter quet' chose avant qu'on nous relève.
DUFOUR, à la portière d'un fiacre. — Cocher! cocher ! au bureau des mariages... Ouvrez-nous la portière, je vous prie... bien... Pardon si je passe le premier. (// descend du fiacre,)
UN COMMISSIONNAIRE. — N'oublicz pas le commissionnaire, not' bourgeois!
DUFOUR. — Un instant. Ah ça! je ne vois pas les autres voitures; je les croyais derrière nous.
LE COMMISSIONNAIRE — Lcs v'ià qu'arrivent not' bourgeois. N'oubliez pas le commissionnaire.
DUFOUR. — Où donc est le cocher?... Cocher!
LE COCHER , de son siège, — Voilà !
m MARIAGE BOURGEOIS.
Di FoiR. — Dites-moi, cocher» d*ici nous allons directement à Féglise, vous
enlendez?
LE coMMissiox^fAiBE» — Vous entendez, cocher?
LE COCHER. — SuRlt.
LE coMMissioTirNAiRB* — N'oublîez pas le commissionnaire, not' bourgeois,
01JFOUH. — Oii est tout mon monde, à présent? Je vois bien un mariage, mais ce n'est pas le mien ; où est le mien ?
LE comiissuixNAmE, — J*en sais rien. N'oubliez pas...
i*iKotiu — C'est votre faute aussi, vous êtes \k, depuis deux heures, à tourner autour de moi; que voidez-vous?
LE coMiiissio!>tNAtR£. — Ccst moi qu'a ouvert vot' portière, bourgeois, qn'a dit au cocher d^aller à la messe en sortant d'ici.
DUFOiR. — El ccmibien vous fautnl pour ça?
LE C013I1SSI0NNAIHE. — A votrc générosilé, not* bourgeois.
m FOLi. — Tenez, et laissez-moi.
'*' JHOJMfgif,
LE COMMISSIONNAIRE. — Mcrci, bourgcoîs. {/( /eu/uire.)
DiFouR, k rappeiimi, — Dites donc... dites donc... ah! ben oui... il est au
diable maintenant qu'il a son argent. Où sont les bureaux à présent?
J'ai laissé mes lunettes et mon mouchoir à la maison, nie voilà bien loti* DEUXIÈME coMMissiONNAmK. — Vous désîniz quel' chose, bourgeois?
42 I.E TIROIU DU DIABLE.
DUPOUR. — Oui, le bureau ou la salle des mariages, si vous voulez bien.
DEUXIÈME COMMISSIONNAIRE. — Icî, dans le coin à droite... N'oubliez pas le commissionnaire, nol' bourgeois.
DUFOUR. — Encore ! mais c'est une véritable inquisition. Dieu me pardonne! Quel service m'avez-vous rendu?
DEUXIÈME COMMISSIONNAIRE. — Dame, bourgeois, je vous ai dit dans le coin à droite.
DUFOUR. — Voilà grand'chose, ma foi. Si vous pouviez encore m*indiquer où est mon monde.
DEUXIÈME COMMISSIONNAIRE. — Là dcdaus, ils viennent d'arriver.
DUFOUR. — Bien obligé.
DEUXIÈME COMMISSIONNAIRE. — N'oublicz pRs lo commissiounaîre^ bourgeois.
DUFOUR. — Tenez, puisqu'il n'y a pas moyen de faire autrement.
DEUXIÈME COMMISSIONNAIRE. — Hcrci, bourgeois, bien des choses chez vous ; bonsoir à vos poules.
IMTÈBISUVL DX &A M.
DUFOUR. — 0 grands dieux, que de monde! c'est à n*y pas tenir I Une étuvel {A son voisin.) Pardon, monsieur, oserais-je vous demander..^
LE VOISIN. — Faites, monsieur, faites.
DUFOUR. — Vous n'auriez pas, par hasard, aperçu deux dames?
LE VOISIN. — Non, monsieur.
DUFOUR. — Pardon, je voulais dire un mariage qui vient d'arriver?
LE VOISIN. — Non, monsieur.
DUFOUR. — Mille pardons, monsieur. (A lui-même.) Oh diable peuvent-elles être? Et dire que j'ai laissé mes lunettes et mon mouchoir à la maison... Madame Dufour?... es-tu là?... Platt-il?... Je n'entends pas.
DEUXIÈME VOISIN. — À vez- VOUS bientôt fini de vous agiter comme un poisson?
DUFOUR. — Platt-il, monsieur?
DEUXIÈME VOISIN. — Je VOUS demande si c'est que vous avez bientôt fini de m'abtmer les pieds?
DUPOUE. — Mille pardons, monsieur, je n*ai jamais eu Tintention de vous
être désagréable en rien ; je cherchais à découvrir ma femme, je n'ai
jamais eu d'autre pensée que celle-là.
DEUXIÈME VOISIN. — Cest pas une raison pour piler les pieds au monde. PREMIER VOISIN. — Mais il me semble que monsieur vous ayant présenté ses
excuses...
DEUXIÈME VOISIN. — Qu'cst-ce quc c'est? Est-ce qu'on vous parle, à vous? LA COMPAGNE DU DEUXIÈME VOISIN. — Voyous, Todorc, cst-cc quc tu ne vas
pas finir?
TODORE. — J'veux savoir de quoi qui se môle, ce monsieur, avec son jabot. LA COMPAGNE. — Je tc dis de laisser le monde tranquille. TODORE. — Est-ce que je l'ai jamais troublé en rien, le monde ; je me plains
qu'on m'abîme les pieds, j'aime pas ça, chacun son idée. UNE FORTE DAME. — Si Ics maifcs ne se faisaient pas toujours attendre, il
n'y aurait jamais de disputes comme on en voit. UN RAVARD. — Srus comptcr qu'on les paye
assez cher, les maires.
LA FORTE DAME. — C'cst commc la semaine
dernière, à la mairie du 1 S*; pas vrai.
Sauvage? Quelle heure encore qu'il
était quand il est arrivé?
LR RAVARD. — Et OU so plaint après quand
on vient à faire des révolutions.
PREMIER 6ARDK NATIONAL. — Ou lui dirait
bien deux mots, à la mariée.
DEUXIÈME GARDE NATIONAL. — PolisSOU !
DUFOUR. — Je n'aurais jamais cru qu'il y '. eût autant de monde.
LA FORTE DAME. — C'CSt à CRUSC qUC c'cSt
aujourd'hui samedi, voyez-vous.
DUFOUR. — C'est possible.
LA FORTE DAME. — Nous avoiis, voycz-vous, quantité de personnes qui sont
bien aises d'avoir leur dimanche à eux pour se reposer. DUFOUR. — J'ai une peur atroce de coucher ici.
LA FORTK DAME. — J'aime les mariages par goût, mais j'avoue que je finirais par m'en dégoûter s'il fallait toujours attendre comme on attend depuis quet' temps. N'y a pas de bon sens, non plus, de faire attendre les gens des éternités pareilles.
DtFouR. — Madame marie sa demoiselle?
LA FORTE DAME. — Pour cu marier faudrait en avoir; je n'en ai plus, Dieu merci! Ha dernière y a quatre ans qu'elle l'est, et bien, j'ose m'en flatter; pas vrai. Sauvage?
SAUVAGE. — Plus malheureux qu'elle, ne l'est guère. DUFouR. — Je crois que ma fille ne le sera pas non plus, si elle veut être
raisonnable.
LA FORTE DAME. — Damc, écoutcz donc, on ne met pas les enfants au monde pour qu'ils soient malheureux. Quel état qu'elle est vot' demoiselle? sans être trop curieuse. Est-elle de boutique? ULFOUR. — Non pas elle, mais mon gendre. Quand je dis mon gendre, il ne
l'est pas encore.
LE PREHnm VOISIN. — Ça ne peut pas tarder.
DUFOUR. — Je l'espère. Mon gendre, puisque gendre il y a, est pliarmacien. LA FORTE DAME. — Jolic partie, d'autant qu'ils ne font plus tout ce quils
faisaient autrefois, les apothicaires.
DUFOUR. — C'est, comme vous dites fort bien, une fort jolie partie, surtout pour une demoiselle; son père était pharmacien, à mon gendre, son grand-père l'était aussi ; il l'a perdu, il y a de ça deux ans ; il lui aurait laissé, par parenthèse, un joli avoir s'il ne s'était pas remarié. LA FORTE DAME. — Ah! dame, nous avons des personnes qui ne peuvent
pas vivre sans femmes.
DUFOUR. — Il a épousé sa cuisinière.
LA FORTE DAME. — Juslc commc ïioive pTopiétairc ; pas vrai, Sauvage? PREMIER VOISIN. — Hais je crois voir s'opérer un mouvement à la porte. DUFOUR. — Eflfectivement.
VOIX DANS LA FOULE. — Nc pousscz douc pas ! Pourquoi qu'on me pousse. DUFOUR. — Madame Dufour!... madame Dufourl... où es-tu?
(Crii de femmes et d'en fonts, la fouie se précipite dans la salle des mariages.)
I,A 8AXAK DS8 MARIAOX8.
LA FORTE DAME. — Il paraît qu* H a retrouvé son monde, le petit monsieur
de tout à Theure.
SAUVAGE. — Où donc qu'il est?
LA FORTE DAME. — Là-bas, tout en face de la colonne ; c'est son mariage
qui va passer le premier.
SAUVAGE. — Pas plus le sien qu'un autre, on va les marier tous ensemble.
Via le maire qui leur lit leur affaire.
cr Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance. »
LA FORTE DAME. — Si ça sc faîsait toujours comme ça, on ne verrait pas tant de mauvais ménages.
a Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son « mari. »
LA FORTE DAME. — Ou voit Wcn quc c'cst Ics hommcs qu'ont fait ça.
a La femme est obligée d'habiter avec le mari, et le suivre partout où « il juge à propos de résider. »
LA FORTE DAME. — Ccst commc ça qu'on m'a fait me loger dans un trou.
(c Le mari est obligé de la recevoir et de lui fournir tout ce qui est « nécessaire pour les besoins de la vie, selon ses facultés et son état. )>
LA FORTE DAME. — Dc lui foumir I avec ça qu'on m'a bien fourni. Elle n'est pas belle, la femme à l'apothicaire, avec sa robe fripée.
SAUVAGE. — Vous iTOUVCZ?
LA FORTE DAME. — C'cst égal, la v'ià pas moins mariée. Bon, v'ià sa mère qui pleure ; je suis pas comme ça, rien de plus heureuse que moi quand j'ai marié mes filles; pas vrai. Sauvage?
MADAME BONNET. — Bonjour, oiesdames, comment vous portez-vous?
MADEMOISELLE BRANCHU. — Mais, commc VOUS voyez.
MADAME BONNET. — Veuez donc par ici.
MADEMOISELLE BRANCHU. — II y a longtcmps quc vous êtes arrivée?
MADAME BONNET. — Nous arrivoiis ; on disait pour midi.
MADAME FARiN. — Yous savcz, OU n*est jamais trësr-exact.
MADEMOISELLE BRANCHU. — Voilà uu mariage qui m'a bien étonnée, d'autant
que la jeune personne pouvait encore attendre. MADAME BONNET. — Mais jc uc vois pas pourquoi. Ouel âge lui donnez- vous
donc?
MADAME PARiN. — Mais dc dix-ncuf à vingt ans. MADAME BONNET. Saus comptCT Ics mois de nourrice. MADEMOISELLE BRANCHU. — Jc Taurais CTUC plus jcunc. MADAME cuDOT. — Ëcoutcz, c'cst bien facile à compter, elle est de Tftge à
Cudot.
MADAME BONNET. — Ccst vrai, ils sout appTocbant du même ftge, votre aîné
et elle.
MADAME CUDOT. — J'étais grossc de Cudot quand elle a eu sa demoiselle,
madame Dufour ; Cudot a eu vingt-six ans le 17 d'août dernier, ainsi
comptez.
MADEMOISELLE BRANCHU. — Je uc Taurais pas crue si avancée ; on disait bier,
dans une maison où je suis allée, que c'était un mariage d'inclination. MADAME BONNET. — Pas du tout, il y 8 buit jours que Je père et la mère n'en
savaient encore rien.
MADAME FARIN. — Jc uc dis pRS, mais la demoiselle... MADABiE CUDOT. — Pas davantage; vous savez qu'elle n'a jamais eu de volonté à elle, la pauvre enfant : c'est une excellente personne que j'aime
de tout mon cœur; mais quant à la malice elle tient de sa mère : la
pauvre femme n'a jamais péché par là.
tfADAMB fàrin. — Âh ! ouî-dà.
MADAME cuDOT. — Yoilà commeiit les choses se sont passées : la jeune personne était donc à la campagne chez sa tante, une sœur à son père.
MADEMOISELLE BRANCHu. — Mademoiselle Jolivet.
MADAME CLDOT. — Elle n*était pas descendue de voiture, que son père lui dit : Tu sais que tu vas te marier, ça te fait-il plaisir? Elle a répondu : Oui, papa. On s'est mis à table et tout a été dit.
MADAME BONNET. — Jc n'en reviens pas encore.
MADAME CUDOT. — Qu'c^t-cc qui uous arrive là-bas?
MADEMOISELLE BRANCHU. — C'est madame Labiche avec sa demoiselle.
MADAME FARIN. — Ccst là mademoiselle Labiche qu'on dit si jolie ?
MADAME CUDOT. — Jcncsuispas de cet avis-là; voyez comme elle est fagotée... Bonjour, madame!
MADAME LABICHE. — Comment VOUS portez-vous? Et H. Cudot?
MADAME CUDOT. — Mais, coftimc vous voyez. Et vous, madame, quand nous faites- vous aller à la noce?
MADAME LABICHE. — Nous u'cu sommes pas encore là. Euphémie, tu ne dis rien à madame!
MADAME CUDOT. — Commo elle est grande! et dire .que je Tai vue si petite. Vous vous rappelez la rue Paradis?
MADAME LABICHE. — Jc u'aurai jamais un logement comme celui-là.
MADAME CUDOT. — Yous counaissez le futur?
MADAME LABICHE. Et VOUS?
MADAME CUDOT. — Jc l'ai VU l'autrc jour pour la première fois.
MADAME LABICHE. — Eh bien?
MADAME CUDOT. — Quc voulcz-vous que je vous dise, c'est de ces figures dont on ne dit rien ; avez-vous vu M. Duplan, à la maison?
MADAME FARm. — Lc mari de mamzelle Farjeaud?
MADAME CUDOT. — C'cst uue figurc daus ce genre-là.
MADAME LABICHE. — Jc uo lui BU fais pas mou compliment.
MADEMOISELLE BRANCHU. — J'ai tTouvé, ct jc uc suis pas la seule qui ai fait cette remarque, que M. et madame Dufour se sont bien pressés d'établir leur demoiselle.
MADAME coDOT. — Jo ue vois pas cela.
MADAME LABICHE. — Comment? une fille unique qui, dit-on, a de fort belles espérances I
MADEMOISELLE BRANCHu. — Jc u'eu sais rieu, je n'ai pas compté avec eux, mais je ne les crois pas aussi à leur aise qu'on veut bien le dire... vous savez qu'en fait de ces cboses-là... Après ça, H. Dufour, depuis le temps qu'il est aux Finances...
MADAME LABICHE. — Vous avez raisou, mais c'est une maison où l'on a toujours reçu beaucoup. Je sais bien que dans le temps on a dit que madame Dufour avait son père, qui n'a pas été sans lui laisser quelque chose; mais ils étaient, dit-on, beaucoup d'enfants, et à en croire les on dit, ils ont été fort heureux de trouver ce parti-là pour leur demoiselle : la preuve, c'est qu'ils ne l'ont pas laissée languir.
EUPHÉMiE. — Maman, voilà les dames L'Héritier!
MADAME FARiN. — Commc elle est changée, madame L'Héritier! aurait-elle été malade?
MADAME LABICHE. — Vous la counaisscz, madame L'Héritier?
MADEMOISELLE BRANCHU. — C'cst uue excellente femme à qui je rends toute la justice qui lui est due; nous avons cessé de nous voir, je ne sais trop pourquoi ; je suis sûre qu'elle serait aussi embarrassée que moi de le dire.
MADAME FARIN. — C'CSt COmmC Uioi.
MADAME LABICHE. — VoUS êtCS du rcpaS ?
MADEMOISELLE BRANCHU. — Jc u'ai pas cct honncur.
MADAME LABICHE. CommCUt?
MADEMOISELLE BRANCHU. — Jc u'ai pas mèiHc Toçu dc billet de faire part.
MADAME LABICHE. — Vollà qui m'étonue.
MADEMOISELLE BRANCHU. — Nous ne nous voyons plus depuis des siècles avec
madame Dufour.
MADAME LABICHE. — Vraiment! vous aussi, madame? MADEMOISELLE BRANCHU. — Sans trop savoir pourquoi. MADAME LABICHE. — Mais eu voiià la première nouvelle.
MADEMOISELLE BRANCHU. — VoUS CU étCS?
MADAME LABICHE. — Il était bicu difticilc qu'on fit autrement, mon mari étant le témoin de la jeune personne ; sans cela je crois bien...
UN MARIÂGR BOURGEOIS. 49
MADEMOISELLE BRANCHU. — QuMl 611 eût été de VOUS coiTime de tout le monde. C'est une maison comme on en voit beaucoup, à la piste des nouvelles connaissances.
MADAME LABicoE. — Jc ne suis pas comme cela.
MADEMOISELLE BRANCHU. — Ni moi, Dicu mcrci.
MADAME LABICHE. — Cependant j'aurais été désolée de ne pas venir à la messe.
MADEMOISELLE BRANCHU. — C*est commc moi, et c'est cependant une duperie
d'aimer les gens qui ne vous le rendent pas. MADAME LABICHE. — Que voulcz-vous, on uc se refait pas. I^es voici.
(Les dames se lèvent; quelques-unes^ sans égard pour la dignité du lieu^ montent sur leurs chaises pour passer en revue le cortège qui se dirige vers la sacristie.)
MADAME cuDOT, sur Une chaise. — Je ne vois pas la mariée.
MADEMOISELLE BRANCHU, sur unc chaisc. — Là-bas, derrière un gros monsieur.
MADAME FARiN, stÂr unc chaisc. — Elle est bien mise.