‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 5 sur 143 · II. — La rue et le quartier Saint-Antoine · texte numérisé non relu

II. — La rue et le quartier Saint-Antoine

Sur la façade orientale de Pllotel-dc-Ville s'ouvre la rue François- AI iron^ qui s*appelait autrefois du Monceau-Saint-Gervais, parce qu'elle conduisait à l'église Saint-Gervais, et qu'elle était pratiquée sur une éminence formée anciennement d'immondices, éminence dont l'emplacement était, du temps des Romains, un champ de sépulture. Elle débouchait jadis sur la place de Grève, au moyen d'une arcade ouverte dans l'épaisseur de l'Hôtel-de-Vitle, et l'on y a vu jusqu'en 1800 un arbre dit l'Orme Saint-Gervaix, dont la première plantation remontait peut-être au temps des druides, et qui a sans doute donné naissance au proverbe : Attendez-moi sous l'orme. Sous son ombrage, les juges rendaient la justice, les bourgeois se réunissaient après la messe pour parier d'affaires, les amants se donnaient rendez-vous. Tout cela était trop naïf, trop champêtre pour notre siècle de lumières : aussi uvons-nous détruit l'orme et même le nom de la rue.

La rue François-Miron se contiime par la rue du Pourtour-Saint-Gervais^ dans laquelle est située l'église de ce nom. Celte église, dont la première fondation remonte au sixième siècle, fut reconstruite en 1420; ses voûtes gothiques sont d'une hardiesse et d'une élégonre remarquables; mais .son portail est tout entier d'architecture moderne : il date de IGIG, et c'est le chef-d'o'uvre de Jacques Debrosses. On y trouve les sépultures de Scarron. de Philippe de Champagne, de Oébillon, et le mausolée du chancelier Le Tellier, « qui mourut, dit son épitaphe, huit jours après qu'il eut scellé la révocation de l'édit de Nantes, content d'avoir vu consommer ce grand ouvrage, w L'église Saint-Gervais est célèbre dans les troubles de la Ligue, à cause de son curé VVincestrc, l'un des ennemis forcenés de Henri III, qu'il appelait le Vilain flérodeSy anagramme de Henri de Valois * ; c'était le siège de la confrérie du Sacré-Cœur

I Le 1er jjnricr 1589, apr^i le sermon, «il eiigea, dit l'Eiloile. de loii« les «Mistiinls, en leur r^iianl IcTcr la main, d'employer jusqu'à h dernière iiuiille de leur Mng, jusqu'au dernier denier de leur bourse, pour venger la murl des deux princes lorrains, massacres par le tyran, dans le chAleau de Blois, k la Tare des KUls. Il exigea un Krmenl parlirulier du premier prcsidenl de lUrUy, qui. as^is devant lui. dans l'ccuTre, a«<it oui sa prédication, l'interpellant par deux Tois en ces mots : Lo«ei-la main, monsieur le présidcnl, Icvci-la bien liaut, encore plus haut, pour qoe le peuple la voie. Ce qu'il Tut contraint de Taire. ■ Et quelques jours aprè«, annonçant! ses paroisMcns la mort de C^tierine de Mcdicis : • Si vous vmilei, dit-il, lui donner à l'avcntiire, par chanlé, un patrr on un <tre. il lui servira de ce qu'il pourra : je tous le laisse à «titre liberté. •

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de Jésus, club de fanatiques qui dominait le conseil de PUnion, et qui se signala par les plus sanglantes résolutions.

La rue du Pourtour aboutit à la place Baudoyer, autrefois Baudet ^ et qui tirait son nom d'une porte de Paris dont nous allons parler. Là commence la rue Saint- Antoine.

La rue Saint-Antoine^ avec le faubourg du môme nom, est une de ces rues populeuses qui sont des villes entières : cVst celle qui donne la vie à toute la partie orientale de Paris. Elle doit son nom à Pabbaye Saint-Antoine-des-Gliamps, vers laquelle elle conduisait; mais elle existait avant la fondation de cette abbaye, qui date de 1198, et s''appela d'abord rue de la Porte-Baudet y à cause d'une porte de l'enceinte de Philippe-Auguste, qui était située près de la rue Culture-Sainte-Catherine, puis rue du Pont-Perrin^ à cause d'un pont construit sur un égout, vers la rue du Petit-Musc. Comme elle joignait la place de Grève à l'hôtel Saint-Paul, au palais des Tournelles, à la Bastille, elle a é(é le théâtre de tous les événements qui ont réjoui ou attristé ces demeures royales. (!!'e$t à la porte Saint-Antoine, au lieu même où fut élevée la Bastille, qu'Etienne Marcel fut tué; c'est par la rue Saint-Antoine que les Parisiens envahirent trois fois l'hôtel Saint-Paul sous Charles Yl ; c'est dans la rue Saint-Antoine que se livra la bataille entre les Bourguignons et les Armagnacs, après que Perrinet-Leclerc eut livfé aux premiers l'entrée de Paris ; c'est là que les Anglais engagèrent leur dernier combat avant d'être chassés de la capitale; c'est là que Henri II fut tué dans un tournoi; c'est là, à l'entrée de la rue des Tournelles, que les mignons de Henri III, Quélus, Maugiron et Livarot se battirent en duel contre d'Eutrngues, Riberac et Schomberg; c'est par la porte Saint-Antoine que le duc de Guise fit sortir les Suisses désarmés et tremblants après les barricades de 1588; c'est à la porte Saint-Antoine que les ligueurs firent leur dernière résistance aux troupes de Henri IV ; c'est par la porte Saint-Antoine que Coudé, battu par Turenne, se réfugia dans Paris; enfin c'est à la porte Saint-Antoine que tonna, au 14 juillet 1789, ce premier coup de canon du peuple qui devait ébranler tous les trônes. Que de rassemblements formidables a tus cette rue! que de passions furieuses! que de sang répandu ! Aujourd'hui elle est calme, riche, populeuse, marchande, et se distingue à peine par ses deux monuments : l'église Saint-Louis- Saint'Pauly le temple des calvinistes, La première occupé remplacement de l'hôtel de Montmorency-Damville, lequel avait été construit sur les anciens murs de la ville : elle fut bâtie, en 1617, par les jésuites, pour leur maison professe, dont les bâtiments sont occupés aujourd'hui par le collège Charlemagne, et elle renfermait le tomheau du chancelier Birague *. Le deuxième occupe l'emplacement de l'hôtel de Boissy, où mourut Quélus, après son fameux duel : « Ce fut dans une chambre, dit Saint-Foix, qu'on peut dire avoir été sanctifiée depuis, servant à présent de chœur aux filles de la Visilation-Sainte-Marie. » En effet, c'est sur l'emplacement de l'hôtel de Boissy que fut fondé ce couvent par madame de Chantai, la sainte aïeule de madame de Sévigné. L'église a été bâtie par Mansard, et renfermait le tombeau de Fouquet.

Il y avait jadis dans cette rue plusieurs autres édifices religieux. C'étaient d'abonl le couvent du Petit- Saint- Antoine y transformé aujourdMiui en passage et qui fut construit sur une propriété confisquée à Drogon Garrel et à Jean Devaux, partisans d'Etienne Marcel ; ensuite le couvent de Sainfe-Catherine-du-Val-des-ÉcolierSy fondé au treizième siècle par des professeurs de l'Université qui mirent l'ardente jeunesse de leurs écoles sous le patronage d'une vierge; l'église avait été fondée par les sergents d'armes de la garde du roi, en mémoire de la. bataille de Bouvines. Voici l'inscription qu'on lisait sur le portail, et qui avait été probablement faite avant que l'Académie des inscriptions fut inventée :

A la prière des sergents d*armeSj monsieur Sainct Loys fonda ceste église, et y mist la première pierre y et ce fust pour la joie de la victoire qui fust au pont de Bovines, Van 1214. Les sergents d'armes pour le temps gardoient le dit pont, et vouèrent que si Dieu leur donnait victoire, ils fonderoient une église en l'honneur de madame sainte Katlxeiine; ainsi fust-il.

Ce monument louchant d'une victoire nationale semblait avoir droit à quelque respect :

1 La fontaine qui est lituéc en face de Vé^Uie t été coniitruito par ce ministre de Catherine de Mcdicis, et la place voi- «ine porte encore »on nom.

LE niABLK A PAIIIS.

nMif Cttl777, tlatf^^MI ««ail «lerrîi're sai la balaille Ji' JUsiiuL-li, ou le itcmutil ; ni «tir Içh [lUtts il« Sôufllol, OQ collait ui$it À $a place le Irisle niairW^ que nou» voyons aujuurd'liiii uvee Ici nk* met ipit ratot$ineiil, et on ie^ hopttsui, non \m-^ de te^ tioiiis barlmrcs el oubliée de Jf. mimt La09^ du Pomt df Borinfs^ mmsdt^* noms illu«ilre< de MM, le*^ niiiiislrcp d'Onnesson, N«ker, C«r»Q, ek*. C/esi «Icnjui! Ft-^glise S«iiiip-€nlherino (juo forent cx|JÈ>sés les r«<ln%res cl*Elimiie ll«rrel H «le cîni|uriule-<|uulrc de <e«i conipa[j;nons, après qu'iU eurent été lué$ à la pMie S«inl*Ati(oiiir.

No«« ttom pnrlc ailleurs de* liolels Sainï-Pjiul et des Toornelles (Hisf. de Paris ^ p. 0), L'diiplacvfiiénI du premier es.1 occujté par dei* roes asgei trisles. el dont les iioto» seuls rup- |>rl1ciit le séjour dc^ Clbsirles V; IVmplueeintnl du detiitènie es^i occupe par îfi jdiice Knyjde, conMruile en HU.)t\ et qni cs\ restée peiuliint plus d'nu sirrlo le tjunrtier tin Im'ihj iimiide et de U mode. Marion Ih'Ioniie y denieuraïl, el Uichelieu y nvail une mniiMjn on il rtîcevnîl la belle rourti^nc. QuelU' proees&ioo de Tenime.^ elinrinanlt*^, de galaiit!« !fei|i^oenr^, de beuuxespriU, a {i«$«e *oii* ee^ arroile.* anjourd'hoi si irisle? î que de fêles, de earronseU, de duels, dans celle proinciinde aujoiircrUui si pnisihleî ¥.n HmIK lu [>l«ee fni ornée d'une Miilue équestre dr Louis VI IL avec celle inst ripliou^ pour liiquellt* d l'sl probable que le cardinal irempmuCn la plume d'aucun de s^ef nulenrsit :

A lu gtitrieusê ei iotmortflle mètimire du trés-^vand el très -invincible Louis k Juste, tretaiémê du nom^ roi df France et de Savatre, Armand, cardinal et duc de Rkhetieu,, ion premê$t mitiittrt tianâ totts ses itttuttres et <)énéreux desseins^ vumbté d'honneurs ei d« bienfaits par ttfi si bùn tHûitre, tui a fait tolérer cette statue en tèmuifjnatje de son zete, de son obéissance et de $a fidélité.

Celle âlaiue fut délruite en ITilâ, el la pince pril le nom d'abord des Fédérés^ puis de l'indi- ^uiti^të^ puis dlri Vast^et, en l'Iiontirur du departemenl qui, en Tan Vlîl, s'élait le plus empresfcde payer s^es coulribulions. Kn IHLi, l.i place re|»ril son ancien nom, et on lui donna une nouvelle slulue de Loni» XUL qu'on aurait pu sans dooiinaiîe laisser ilans la carrière. Anj«»iirdMini la place Royale e^l une jolie pronieinide, nMi.«i qui ne \oit ^uère, nu lieu des beau\ et de» rariinés du diï-*eptiémc siècle, que les vieilles gen« el les rentier!» du Mnraifi,

jIMJjiiL-

Parmi Im norobreui boleli qui eiislaienl dans le voisina|;^e de la rue «Saiot-Anloinv, nous meulioanertins, outre ceu\ dont nous a%ons parle ailleurs (Ifist. de Paris, p. 19 el SR) : 1*" L'bolel de Crnon, bail sur remplacement d'un cimetière romain, el qui ap|iarlenail à Tassassin du connétable de LIisson : il fut détruit en expiation du crime, redevtnl un emiel^ère deiliné a réfrli^e de Sainl-Je*n-en-Cm*%e» fut transforme en Hl^à en murclit^, el esl atijour- •rbiii U pbee du matvlie Sainl*Jein. ^^ L'bAtrl Atontmoreiirif, >h ati ir ^(^ delà rue t^eof-

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froy-Lasiiicr, elhnii par le premier coiinélablc : on y voil encore ses armoiries. 5** L'iiôlel de Sens, sis au coin de la rue du Figuier : c'est un des débris les plus curieux de rarchileclure du moyen âge. L'évèclié de Paris élanl autrefois dépendant de rarclievéchc de Sens ; les archevêques de Sens venaient souvent dans la capitale et y avaient un hùlel. Cet hôtel fut rebâti, à la An du quinzième siècle, par Tristan de Salazar, et il devint la demeure de plusieurs personnages célèbres : le chancelier Dnprat, le cardinal de Lorraine, Marguerite de Valois, etc. Il passa dans la suite aux archevêques de Paris, fut vendu en 1790, et aujourd'hui à demi détruit, renferme dans ses murs dégradés un établissement de roulage. 4° L'holel de Sicile ou de la Force, sis rue du Roidc-Sicile , et qui appartint d'abord a Charles d'Anjou , frère de saint Louis, puis à Charles d'Alcnçon , fils de Philippe le Hardi, puis à Charles VI, qui Tachela « pour

avoir en la ville un ostel auquel il se pust princièrement ordonner pour les iousies que faire se poiirroient en la Coulture-Saintc-Calherine. » Il passa ensuite aux rois de Navarre, puis au chancelier Birague, qui le fit reconstruire, puis à François d'Orléans-Longuevilte, comte de Saint-Paul, puis à Jacques Caumont, duc de la Force, dont il prit le nom. 11 fut acquis par le gouvernement eu 1754, et en 1780 transformé en prison. C'est à la porte de cette prison, dans la petite rue des Ballets, que les 2 et 5 septembre furent massacrés cent soixantesept détenus royalistes parmi lesquels la princesse de Lamballe : l'infiime Hébert présidait le tribunal des égorgeurs! L'hôtel delà Force, qui a eu tant de fortunes diverses, qui a vu tant de grands seigneurs et d'habitants immondes, doit être prochainement détruit.

lit. — La place de la Bastille et les boulevards.

La rue Saint-Antoine était autrefois séparée du faubourg, non-seulement par la Bastille, qui gardait la porte de la ville, mais par un arc ou porte de triomphe construit sous Henri H, et dont les sculptures étaient de Jean Goujon. Cette porte, restaurée par Blondel, eu 1670, et consacrée à la gloire de Louis XIV, a été démolie en 1778 ; et la rue n'est séparée du faubourg que par une grande place sous l:i(|uellc coule le canal Saint-Martin, dont le lit est formé en cet endroit par l'ancien fossé de la Bastille. Le mur de levclement de ce fossé est tout ce qui reste du fameux château qui a logé tant d'hôtes différenls : l'évèque de Verdun et le connétable de Saint-Pol sous Louis XI, Achille de Harlay sous la Ligue, Biron sous Henri IV, Bassompierre sous Richelieu, Pelisson et le Masque de Fer sous Louis XIV, Voltaire et Lally sou» Louis XV, etc. On sait comment nos pères ont détruit ce symbole du despotisme pour léguer aux heureux héritiers de leurs efforts la liberté. Nous l'avons en effet celle liberté, nous l'avons dans une statue qui surmonte la colonne élevée en mémoire de la révolution de 1850; mais elle ne parait pas grandement se complaire avec nous, car elle est figurée prenant son vol à l'aspect des cinquante bastilles dont les patriotes de 1840 ont enveloppe la ville de 1789. La colonne, dont les fondalions renferment la sépulture des citoyens tués dans les journées de 1850, a été élevée sur la place même où sont tombés les assaillants de la Bastille : que de victimes entre ces premiers et ces derniers martyrs de la liberté ! que de chemin la révolution a dii faire, en passant par le Caire et Moscou, par Robespierre et Charles X, par la constitution de 91 et la charte de 1814, pour venir chercher un tombeau sur la place même où elle est née* !

De la place de la Bastille, l'on a d'un côté le boulevard Bourdon, qui borde le fossé de Tancienne forteresse, les greniers de réserve construits en 1807 pour l'approvisionnement de Paris,

1 Vuir le dessin de la plaee de la Baitillet page 104 du l" volume.

IL c

xviii LE DIABLE A PAiUS.

et plut loin les bâtiments de V Arsenal fondé en 1555 et détruit en 1788. Ce quartier, triste et peu habité, a tu le commencement de l'insurrection de juin 1852 : la maison qui fait Tangle du faubourg et de la rue de la Hoquelle était habitée par Tépicier Pépin, exécute phis tard comme complice de Fieschi, et elle fut \ivement canonnée pendant le combat. D'un autre côté Ton a les boulevards, ces anciens remparts de la ville transformés, depuis 1GG8 où ils furent plantés d'arbres, en une promenade de cinq cents mètres de longueur, qui est devenue depuis cinquante ans la plustnagnifique, la plus variée, la plus fréquentée de l'Europe. I/ancienne défense de la grande cité en est devenue la parure : Paris sVst fait de sa ceinture murale une écliarpe venloyante, dorée, resplendissante, tantôt large et tranquille, tantôt étroite et remuante, qui semble flotter, se gonfler, se serrer au gré capricieux de la mode et de la civilisation, et dont les deux bouts vont tremper dans la Seine, Tun près de la place où la révolution a commencé, l'autre près de la place où ses plus terribles événements se sont accomplis. Que de tumultes et de fêtes, que de triomphes et de douleurs, que de mascarades et de convois funèbres ont vus les boulevards, depuis les cortèges brillants de l'Empire jusqu'à l'entrée des étrangers en 1814, depuis les revues de la garde nationale dont la dernière fut si aiïreusemenl ensanglantée par Fieschi, jusqu'aux convois funèbres de Périer, de Lamarque et de Lafavette ! Les boulevards ont chacun sa physionomie, ses mœurs, son caractère, ses costumes; ils changent d'aspect avec chaque grande rue qui vient à les couper; nous les verrons successivement montrer leurs faces diverses à mesure que nous étudierons ces rues * ; disons seulement pour le présent que le boulevard Beaumarchais, qui touche a la place de la Bastille, prend au quartier du Marais, qui l'avoisine, son caractère de tranquillité et de solitude. Point de luxe, peu de boutiques, pas de promeneurs; son côté méridional, bordé par une rue basse, semble un désert. Il tire son nom de la maison de Beaumarchais, qui était située près de la place de la Bastille, et qu'on a détruite pour faire déboucher le canal Saint-Martin dans l'ancien fossé de la Bastille.

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