‹ Le Diable a ParisChapitre 47 sur 123 · I N MOT SI II LES JOI KNAI · texte numérisé non relu

I N MOT SI II LES JOI KNAI

« chute dont sou parti s'est tant alarmé, (in n'a plus qu ;i accepter les suites « inévitables d'un pareil malheur. /.'• prince boite légèrement. »

J'étais donc arrivé, après avoir épuisé !"iis les moyens possibles de contrôle, au même point où je me trouvais avant de commencer nies investigations, c'est-à-dire a ne pas savoir si le duc de Bordeaux boitait ou ne Imitait [tas; point ou je suis encore, quelque nouvel effort que j'aie tenté pour in sortir, en m'édinaut par la lecture des journaux. Or, si un l'ait qui a été rapporté partant de-journaux, un l'ait énergique, sérieux, presque inaccessible à la controverse, n'a pu se classer d'une manière vraie, fixeel précise dans mon esprit, je me demande avec effroi ce qu'il convient d'espérei île eette prétendue utilité du journalisme pour écrire l'histoire, qui ne se compose pas seulement d'un accident isolé, mais de milliers d'autres accidents, et tous infiniment moins faciles a vérifier que celui que je viens de citer comme exemple.

De cet exemple parfaitement choisi je conclus que, lorsqu'un journal voit marcherdes géants, l'autre ne voit s'agiter que des moulin-; que, lorsqu'un journal entend chanter mie romance, l'autre croit entendre entonner la Marseillaise.

Supposons maintenant (pie chacune de ces feuilles, tout à fait innocentes dans leurs égarements et si peu d'accord entre elles, veuille par une concession raisonnable se rapprocher un beau jour de l'opinion qu'elle a aveuglément combattue, mais qui, enfin, lui parait bonne et sensée. Laissons-nous aller un instant à ce doux rêve de réconciliation: embarquon: — nous, couronnés de Heurs, sur cette hypothèse aux rames d'ivoire et aux Miiles de pourpre.

Commençons cette heureuse conversion par un Jupiter Olympien de la presse, par un de ces journaux qui comptent trente ou quarante mille abonnés, et qui, par conséquent, portent le drapeau >\r l'opposition.

Je ni'' figure la surprise extatique <ïnn de ces quarante nulle lecteurs ou celle de ces quarante mille lecteurs, en lisant, à leur réveil, ce premier l>aris:

Puni les partis comme pour les hommes, il Hirive une époque de réflexio

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