I.,r, LE TIUONt l>l DIABLE
« el de maturité donl les esprits bien faits n'ont pas peur, qu'ils acceptent « au contraire comme le prix d'une course pénible, comme la pomme d'or o d'une trop longue lutte. »
— Tiens! disent les quarante mille lecteurs en se frottant les yeux, où
veut-il en venir aujourd'hui avec sa pomme d'or'.'
— Une pomme d'or! s'écrie un autre, il n'y a pas de pomme d'or. Mais voyons.
Le premier Paris lâche ainsi sa seconde phrase :
« Ce n'est ni la vieillesse ni la caducité qui transforme alors la pensée au- « trefois sévère en opinion aujourd'hui indulgente; la main qui frappait est « la main qui pardonne et relève. C'est le concours de la puissance et du « bon sens qui opère ce changement, qu'on pourrait appeler divin s'il était « permis d'employer un mot d'une essence aussi pure. »
Les quarante mille lecteurs frottant derechef leurs yeux : — Diable ! murmurent-ils, il a quelque mauvaise nouvelle à nous apprendre; comme il tourne aujourd'hui !
« Ces réflexions, poursuit le premier Paris, uous viennent naturellement « à l'occasion de la dernière attaque d'apoplexie du due de Wellington. »
— Un fier gueux ! dit un des quarante mille lecteurs.
— Un coquin s'il en fût !
— Un vantard.
— Le voleur de la victoire de Waterloo.
— Un général de la Sainte-Alliance.
Le premier Paris fait un nouvel effort et continue ainsi :
« Ce héros de l'Angleterre mérite d'être jugé aujourd'hui avec l'impartis- « lité de l'histoire. Incontestablement Im-d Wellington ne fut pas un homme ' ordinaire. »
— Hum! hum! fait le lecteur que celle phrase étrangle Mécontentement sur toute la licne.