‹ Le diable à Paris: les Parisiennes à ParisChapitre 11 sur 35 · FLAMMÈCHE · texte numérisé non relu

FLAMMÈCHE

» Post^Scriptum. — Quand tu auras besoin d'ar- • gcnt, tu en trouveras dans ta poche. »

Beaucoup de gens à la place de Baptiste, et je n'entends pas parler seuleoaent des valets de chambre, auraient dit sans plus tarder : « J'ai besoin d'argent. » Mais le calme de cet honnôte serviteur ne se démentit point dans cette circonstance, et, quoiqu'il ne servît Flammèche que depuis quelques jours, il ne songea même pas à vérifier cette dernière parole de son maître.

Après avoir lu sa lettre avec une grande attention, il la replia silencieusement, et tout fut dit.

Mais si Baptiste avait peu de con,versation, c'était en revanche un garçon ponctuel et régulier; aussi ne manquait-il pas une seule fois d'exécuter dans tous ses points la manœuvre prescrite, et de tirer, — sans choisir — et au jour dit, du tiroir mystérieux, un manuscrit quelconque .

Grèce à ce tiroir, toujours bien rempli, grâce au zèle de Baptiste, la curiosité de Satan ne chôma pas un seul instant. Ce grand monarque se prit bientôt d'une si grande passion pour ces messages qui lui venaient de la terre, que le jour de leur arrivée était pour lui uaj<mr dé fêle.

Ces jours-là;, il rttsseKd)i«£.sa coor, et un diable —

le moins enroué sans doute, — faisait à haute voix la lecture de ce qui venait d'arriver.

Quant à Flammèche, que faisait-il? qu'était-il devenu? Si quelqu'un le sait, ce n'est pas nous; mais nous le saurons plus tard peut-être, et quand nous le saurons, — notre devoir sera de le dire.

p. j. STAHL {Eetzel,)

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