I.B GÉNÉRAL. — Qot était mon aide de camp 11 y a deux mois
NAi^T. -^ Ab ! c'est possible.
LE GÉNÉRAL. — Commcut, c'cst possiHel — Je me sais taé avant-hier à vous conter Thistoîre de sa hkss«fre près d'Ouchda ! C'est M qui ât ce bean coup de sai)re avec un dief kabyle.
NANCY. — Je croyais qae vous m'aviez dit qu'il était mort.
LE GÉNÉRAL. — Nou, puisquo le voilà.
NANCY. — Qui? est-ce ce jeune homme en gilet blanc ?
LE GÉNÉRAL. — NoH, — 'pas ccîui-là ; plus près de la statue, là, une fine tête, de petites moustaches relevées.
NANCY. — Il n'a pas une tournure militaire»
LE GÉNÉRAL. — Ricu u'cst plus trompeur que la mine du gaillard. Si vous l'entendiez parler, c'est une jeune fille. — Il faudra que je vous le présente, si vous le permettez.
NANCY. — Je veux bien. Seulement, vous m'aurez bientôt présenté tànX votre régiment sî vous tfy pi*enez garde.
CE GÉNÉRAL. —* Allons, ma chère! un de plus ou de moins, qu'importe?
1IANG9. -^ On peut aller toia avec ee pfincipe.
LE GÉNÉRAL. — Je vais VOUS le chercher... II vous tiendra compagnie pendant que j'irai au château; voulez-vous ?
NANCY. — A votre guise, général. {Le général retient', Vinstant d* après, suivi de Lespars.)
LE GÉNÉRAL. — Ma chèrc, c'est Lespars, de qui je vous ai parlé.
NANCY. — Ah! monsieur! — Veuillez vous asseoir.
LE GÉNÉRAL, bos à Lespars. — Ne vous laissez pas intimider : elle est excellente au fond. — {Haut.) Je vais au château, Nancy. Monsieur vous servira de porte-respect. Excusez-moi, Lespars, je reviens tout à l'heure. [Le général s'éloigne.]