CHAPITRE XV
Fenme jolie et jolie feoime. — La gênante maternité. De l'édacaUon des filles.
— C'est dommage I dit Gaston ,car celte femme m'a paru charmante, et, si j'en crois le peu que j'en ai vu, elle est jolie.
— Vous avez mal vu, répondit le baron ; ce n'est pas une femme jolie, c'est tout bonnement une jolie femme,
— C'est jouer sur les mots; car je ne comprends pas que l'adjectif, placé avant ou après le substantif, puisse considérablement modifier le sens de l'idée...
— Cela le modifie du tout au tout, et je vais vous en convaincre. Une jolie femme , mon cher, peut être laide , car ce n'est pas sa figure qui constitue sa joliesse : elle n'est ni chair ni os ; elle est gaze, plumes, dentelles, crêpe, festons, falbalas, soie, cachemire et crinoline; enlevez tous ces accessoires, et il ne reste à la propriétaire que ce qui reste à l'enfant qui déshabille son poupart , un morceau de bois avec une tête à perruque. La jolie femme est une chose tout
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artificielle , une nature toute factice , esclave de la mode, amoureuse du déscBuvrement, et dans la com-* position de laquelle les cosméliques, essences, pâtes, pommades et parfumeries entrent pour le moins autant que la matière première employée par leCréateur, C'est une sorte de salade vivante , à laquelle il ne manque ni huile, ni vinaigre... de toilette; c'est une figure de cire ou de sucre candi , dont 4*Iiistoire se rattache intimement à celle de la rubannerie, de la passementerie et de la couture. La jolie femme, a dit un profond observateur, ne naît pas de ses parents, fi doncl...^ elle natt de sa maîtresse de pen- ^on, de son coiffeur , de sa femme de cliambre, de sa couturière, de ses romans et de ses rêveries; c'est par leurs soins et leurs conseils, qu'après cinq ou six ans de séjour dans un pensionnat , la jeune Qlle en sort, à seize ans, bien bichonnée, pomponnée, crêpée, ballonnée, crinolinée, saclumt festonner, polker, mazurker et minauder. Bref, pour le reste de ses jours, jolie femme et définitivement bonne... à rien... quand ce n'est pas à tout.
La jolie femme adore l'harmonie parfaite ; aussi , petite au moral, elle l'est toujours au physique. Parlez-lui de son pied, c'est le plus petit du département ; sa bouche, son nez, tout est mignon , excepté ses yeux qu'elle soutient être fendus en amande. Elle a un petit esprit, une petite santé , un petit appétit ;
1 BoBdier de Peithes*
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elle fait de petits cris, de petits' sauts et se trouve mal au plus petit danger ; si le petit dieu d'amour exauce ses petits vœux, il lui donnera, sans le moindre petit retard, un petit amant qui lui procurera de petits bonheurs. Sa vie se passe à combiner les nuances d'un ruban , la coupe d'un corsage ou la passe d'un chapeau. Sa grande affaire, c'est la toilette, et si, ce qui est rare, elle a le malheur d'avoir des enfants, elle ne les nourrit pas ; non que la nature lui ait refusé le lait qu'elle donne à toutes les génératrices , mais parce que les nourrissons chiffonnent la dentelle et tachent le satin. Si elles accouchent elles-mêmes, soyez sûr que c'est parce que le progrès de la civilisation n'a pas encore découvert un procédé de parturition par procuration. Du jour où l'on pourra se faire suppléer en ceci, tenez pour certain que la jolie femme se procurera une accouchante, comme elle se procure une nourrice. Quant à son mari, son r^le serait une sinécure, si la jolie femme ne lui avait réservé les importantes fonctions de caissier, qui ne sont, à vrai dire , qu'un emploi de payeur en permanence. Quelle est la croyance de la jolie femme? croit-elle au vice et à la vertu, au bien ou au mal, à la prose ou à la poésie, au ciel ou même à l'enfer! Mon Dieu, elle croit à la mode qui est sa religion , à la toilette qui est son culte , à l'élégance qui est son dogme, à Delisle qui est son dieu, à Laure qui est son grand prêtre, et à l'Opéra qui est son église ; tout cela ne l'empêche pas d'aller à Notre-Dame de Lorette ou à
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la Madeleine, pour faire prendre Tair à son chapeau; eUe ne se refuse pas à faire la quête , parce que cela légitime une solennelle exhibition de rubans, de dentelles; elle a un confesseur, comme on a un King- Charles; un prie-Dieu, comme on a sa loge aux Italiens ; et, si elle ne communie pas, c'est que cela dérangerait Theure de son chocolat.
En amour, elle exige peu : elle n'oublie jamais que les amants sont un peu comme les enfants qui fripent les toilettes, et elle est de l'avis de cette utKt' quise de Simiane qui disait : a Je me serais bien jetée à l'eau pour sauver ce pauvre chevalier; mais j'avais des bas de soie à coins d'or et j'ai craint de les mouiller. » Lorsqu'elle aborde la quarantaine, la jolie femme a un immense avantage sur la femme jolie ; comme sa figure n'a jamais été pour rien dans le charme de sa personne, la vieillesse ne peut rien ôter à sa puissance : que lui font les rides?... elle ne les voit pas elle-même sous la couche épaisse de ses cosmétiques; le fard compense amplement les pertes de la fraîcheur, et Y Eau Berger donne à la chevelure tout le brillant de la jeunesse. C'est alors qu'elle bénit le ciel, s'il l'a rendue mère : elle aime h se faire voir avec son petit enfant, et c'est toujours le plus jeune qu'elle choisit pour cette exhibition : après l'avoir frisé, pomponné et musqué, elle en fait un accessoire, de âa propre toilette et le pendant du camélia de son bouquet de corsage. Quant à sa grande fille, soyez sûr qu'elle est à la pension ou chez sa grand'maman.
et que, si elle apparaît à la maison materoelle, ce ne sera jamais un jour de bal ; les filles de seize ans attirent TaUention, soutirent involontairement les danseurs, et sont un vivant certificat qui vaut un imper* tineot extrait de naissance.
Si la jolie femme s'aperçoit qu'elle vieillit, qu'estce que cela lui fait?... elle ajoute un mètre de gaze à sa gaze, une plume à ses plumes, une bague à ses bagues, et il n'y paraît pas ; elle est jolie femme et jeune jusques in extremis; et, arrivée au terme fatal, elle fait comme Ninon , sa patronne : elle meurt en bonnet rose et en souliers de satin... et voilà !
Gaston rit beaucoup de la définition du baron, qu'après tout il était bien forcé d'admettre, parce qu'elle était vraie, et il convint qu'une femme pouvait se passer de beauté pour être jolie à ce prix, et, comme l'entendait son compagnon : une jolie laide n'implique pas contradiction, et la chose se comprend mieux et plus clairement qu'on ne peut l'expliquer.
Lorsque Gaston eut cessé de rire, il se mit à réfléchir sérieusement à ce que lui avait dit le vieillard, i5t, comme il tenait à s'instruire :
— J'admets complètement, lui dit-il, et le portrait et la définition : je crois que les couturières, les coiffeurs et les femmes de chambre sont pour beaucoup dans la détérioration morale de la femme; mais vous avez parlé des pensionnats de demoiselles et j'avoue que, jusqu'ici, j'avais pensé que les maisons d'édu-
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cation étaient destinées à perfectionner Fespril et le cœur des jeunes filles.
— C'est vrai , répondit le baron, et c'est même écrit, en gros caractères, dans tous les prospectus que la poste apporte aux mères de famille des quatre-vinglsix départements : nous ne manquons pas d'établissements modèles, où Ton enseigne à nos filles la danse, la valse et la polka ; on leur apprend très-consciendeusement à écorcher une romance , à casser les cordes d'un piano, à broder des pantoufles et à chiffonner mille colifichets plus inutiles les uns que les autres; quant à la science de l'ordre, à l'art de diriger une maison, de soigner un enfant, de tenir un compte, de traiter la moindre question sérieuse, n'en demandez pas tant; tout cela n'est pas dans le prospectus et nul n'est tenu à outre-passer ses engagements. A quoi bon préparer la jeune fille aux sublimes devoirs de sa mission terrestre ? Pourquoi devancer les instructions de l'avenir?... On en fait provisoirement de petites poupées à ressorts, de jolis automates répétant couramment une série de leçons apprises ; plus tard, quand elles deviendront épouses, elles sauront fausser une sonate à leur mari; barbouiller une tête de Bélisaire et grincer une cavatine (le Rossini ; le ménage suivra la mesure, le pot-aufeu s'échauffera à leurs brûlantes inspirations, et la conduite du logis s'arrangera de ce poétique régime : il est évident qu'apprendre aux filles le grand art de plaire, c'est leur enseigner le secret de vivre
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et de faire vivre leur maison, sans boire ni manger.
— Eh quoi I interrompit Gaston, prétendez-vous qu'il soit nécessaire de faire entrer dans l'éducation .de la femme la connaissance approfondie de la Cuiêinière bourgeoise, et la surveillance du pot-au-feu !
— Pourquoi pas?... Et quel si grapd mal à ce qu'une future maîtresse de maison sache d'abord ce qu'elle devra faire exécuter plus tard ? Dans nos écoles militaires, n'enseîgne-t-on pas le maniement des armes et l'exercice aux jeunes élèves destinés, un jour, à devenir des officiers ? Avant de commander, ils obéissent, parce que la seule matiière d'arriver à bien surveiller l'exécution d'une manœuvre, c'est de commencer par manœuvrer soi-même. Le mariage est une bataille permanente, où la femme a besoin de se montrer, dans son ménage, constamment tacticienne et stratégiste : formez-la donc, de bonne heure, au grand art de l'économie domestique, qui est à l'épouse ce que la théorie est au capitaine ; qu'elle connaisse la valeur et l'usage des choses, comme le général connaît le prix et l'emploi des hommes, et qu'elle ne rougisse pas de toutes ces petites qualités qui sont les grandes vertus de la femme... Et n'allez pas croire, mon cher ami, que cette prosaïque étude des choses positives exclue éù rien la poésie des travaux intellectuels I voyez le^ Allemandes et même les Anglaises: elles sont généralement initiées aux mille secrets du ménage; on travaille à en faire de sérieuses mères de famiHe,
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d'habiles mattresses- de maison ; les filles de grands seigneurs ne dédaignent pas plus l'aiguille que le plumeau, et, à Londres comme à Stuttgard, ce sont les denroiselles qui cousent leurs robes et font leurs chambres jusqu'au jour de leur mariage. La HUe d'Alcinoûs ne rougissait pas de laver son linge à la fontaine, et les vieux Romains croyaient avoir fait le plus bel éloge de la femme, quand ils avaient dit d'elles : — Elle resta chez elle et fila de la laine,.. Or, les Allemandes et les Anglaises sont beaucoup plus instruites que les Françaises ; elles parlent toutes plusieurs langues, connaissent l'histoire de leur pays et celle des autres nations ; elles sont artistes bien plus sérieusement que nos tilles, dont l'éducation sommaire est basée, la plupart du temps, sur la connaissance superficielle de trois ou quatre petits volumes adroitement universels. En France, l'histoire s'apprend dans des extraits, la langue dans des romans, et la science dans des almanachs; ce n'est qu'en France qu'on trouve des maîtres qui font une éducation complète en vingt leçons, et qui enseignent l'histoire, les mathématiques, la géographie, la musique et le dessin, à forfait ; quant à l'orthographe, c'est ce dont on s'occupe le moins : une femme en *sait toujours assez pour reviser les comptes de sa cuisinière et écrire ses mémoires... de blanchisseuse. Il résulte de là que, chez nous, une fille qui a ce qu'on appelle terminé son éducation, n'est ni femme de ménage, ni femme instruite, et que sa nullité, habi-
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lement dissimulée par la mère, passe poiir candeur et timidité aux yeuxtle ceux qui Tobservent. Ua beau * jour, un imprudent y est pris ; il demande sa main, on la marie, et l'époux s'aperçoit bien vite qu'il a fait asseoir *à son foyer une ravissante poupée, qui n'a d'égal à sa sottise que sa vanité et son ignorance; il se résigne en pensant que la dot est une compensation ; mais, bientôt encore, il demeure convaincu qu'une fille qui n'a que cinquante mille francs et de solides qualités, est beaucoup plus riche que cette qui en apporte cent mille, sans se douter le moins du monde de la façon dont on en règle l'emploi... Au reste, mon cher ami, rendons justice à qui de droit : ce vice incontestable d'éducation existe biea moins à Paris que dans la province. La mère parisienne est généralement assez instruite pour pouvoir conserver sa fille pri's d'elle et faire son éducatic» elle-même; elle a d'ailleurs sous la main les mille ressources de la grande ville : elle accompagne sa fille dans les cours publics ou privés, et elle peut facilement lui donner, au sein de la famille, le double exemple du travail intellectuel et du travail domestique; de là vient que les Parisiennes, tout en étant femmes du monde et femmes d'intérieur, offrent certainement plus de sécurité au mari que les au-' très ; elles sont, en général, beaucoup plus versées dans l'art si difficile du ménage, qu'elles n'ont pas appris au pensionnat et qu'elles n'ont cessé d'étudier sous les yeux de leurs mères. La' plupart s'affran-
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chissent du joug coûteux de la modiste et de la couturière, et se composent elles-mêmes des toilettes d'un goût exquis et dont Télégance n'est point attestée, au bout du mois, par un certificat sur facture. Charmantes, vives et enjouées au bal, elles redeviennent sérieuses, laborieuses et économes à la maison, et ce que je vous dis là se fait sans acception de fortune et de position, depuis la fille de la duchesse jusqu'à la simple grisette , depuis Théritière du banquier jusqu'à la fille de Fartisan ; c'est là ce qui constitue l'éducation parisienne moderne.
Quant à la province, ne l'accusons pas plus qu'elle ne le mérite : elle a de très-grands et de très-réels obstacles à vaincre pour arriver à de si précieux résultats. Peu ou pointée ressources, au point de vue dé l'instruction, pas de cours publics, de pitoyables pensionnats, des maîtres insuffisants, une pénurie désolante, sous le rapport des arts d'agrément, absence complète de bibliothèques, de musées et de collections scientifiques; tels sont les auxiliaires indispensables qui manquent à son bon vouloir; et puis, ajoutez à cet absence d'éléments la tyrannie de la mode, qui entraîne les provinciaux à ne trouver bien que ce qui est marqué de l'estampille parisienne. 11 faut bien alors que la mère de famille, se sentant incapable de diriger elle-même l'éducation de sa fille, se décide à s'en séparer et l'envoie dans un pensionnat de Paris. — Ma fille a fait son éducation à Paris!... tel est le grand moi, et une mère
croit avoir tout dit quand elle Va prononcé, non sans orgueil... et c'est là précisément où est le vice capital ; car autant Téducation publique et commune des collèges est nécessaire au garçon, autant elle est nuisible à la fille. Ces pensions sont des sortes d'ownibus où l'on rassemble une centaine d'élèves, sans se préoccuper de leur rang ni de leur fortune. Qu'elles soient un jour destinées à épouser un prince ou un manufacturier, un millionnaire ou un employé d'administration, qu'importe ! on leur donne à toutes une même éducation; pn les élève toutes sur le même plan, sur le même modèle, on les taille sur le même patron, comme si elles étaient toutes destinées à avoir cinquante mille Irancs de rente. Qu'advient-il? La fille de l'officier, celle de remj)loyéy apprend à singer la grande dame ; son père meurt, et avec lui son traitementet sa pension. Que deviendra-t-dle avec sa sonate, sa romance, son feston et ses minauderies? il faudra qu'elle souffre, meure de faim ou se vende. C'est déplorablement évident, et elle eût appris autre chose en restant auprès de sa mère.
— Et puis, ajouta Gaston, à quoi bon la peinture, la musique et toutes ces inutilités qu'on nomme des arts d'agrément et que je serais tenté d'appeler les désagréments de Vart?... Ne sait-on pas que le piano, par exemple, ce supplice permanent de la société moderne,est un ennemi d'enfance que toute jeune femme s'empresse de répudier le jour de son mariage ?
— Et savez- vous pourquoi ? répliqua le baron,
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c'est qu'il en est de la musique comme de toute chose, et qu'on se fatigue bien Vite de ce qui exige des efforts et de la peine. Au lieu de faire du piano un travail, arrangez-vous de façon à en faire un plaisir, et on ne le délaissera pas. Faites en sorte que vos fiUes deviennent assez fortes musiciennes pour pouvoir déchiffrer une partition aussi facilement qu'elles lisent un roman, et, loin d'abandonner leur art, il deviendra pour elles un salutaire besoin, une charmante distraction. Vous fatiguez- vous de lire chaque matin votre journal ? vous admettez donc qu'une femme puisse chaque jour lire avec bonheur une page de Mozart, de Beethoven et d'Uaydn. 11 en est de même des sciences : au lieu de leur faire effleurer une foule de connaissances dont elles n'ont retenu que le nom, tout au plus, faites qu'elles approfondissent, qu'elles acquièrent et qu'elles sachent ; au lieu de dresser des papillons qui sucent à peine les fleurs, faites des abeilles qui distillent le miel; vous aurez alors des femmes sérieuses, solides, savantes, sans pédantisme, dont la conversation raisonnée et attrayante saura un jour enchaîner l'époux au foyer conjugal. Vous en ferez des filles gracieuses, des femmes*^ vraiment fortes, et surtout des mères capables d'élever leurs filles à leur hauteur. Hors de là, vous n'obtiendrez que de petites femmes lestes, pimpantes, sautillantes, sans fond, sans consistance, rêvant quadrilles et cohfichels, s'ennuyantet ennuyant leurs maris, et se préparant un âge mûr sans com-
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peDsation, et une \ieillesse sans consolation relative.
Tenez, ajouta le baron en se retournant vers sa voiture, qui suivait au pas: vous voyez ces deux magnifiques chevaux anglais qui m'ont coûté quatre mille francs pièce ; eh bien, si pour dresser la jeih nesse française, les législateurs se donnaient la centième partie du mal que se donnent les éleveurs pour améliorer les races équinales, nous Hnirions par obtenir d'immenses résultats. Ces éleveurs se gardent bien d'éduquer un cheval de trait comme un cheval de course, un limonier comme un sauteur de manège, et ils s'en trouvent bien. Nous devrions les imiter, et il y a quelque chose à faire avec la palingénésie sociale.
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