‹ Le diable [microform]Chapitre 110 sur 182 · Id., I · texte numérisé non relu

Id., I

quileur tendaient les bras. Il y en avait qui se croyaient noyés dans des mares de sang, d'où ils cherchaient à sortir en faisant des bonds de carpe. La couleur rouge, une musique bruyante un visage triste ou morose avaient la propriété de les exaspérer. Dans quelques contrées, notamment dans la province de Liège, où on en rencontrait des bandes de plusieurs mille courant les villes et les villages, ils envahissaient les églises et y exécutaient les dfinses les plus effrénées. Gomme ils déclamaient contre les prêtres elles nobles, dont Satan ne devait pas tarder, disaient-ils, à briser la puissance, on les tint pour possédés du Diable et on les exorcisa. La maladie ne fût pas seulement épidémique ; elle était aussi contagieuse. Beaucoup de ceux que la curiosité attirait autour des danseurs, cédant aune attraction irrésistible, s'élançaient tout à coup au milieu d'eux et se joignaient à la ronde. Des bords du Rhin, où il avait pris naissance, le délire g'agna les pays limilropheS; la Hollande, la Belgique, Liège, Utrecht, -Tongrcs, Metz et plusieurs villes de France,. Paul de Saint- Victor a dit de cette danse effroyable, dans laquelle il a cru voir l'origine de la Danse Macabre, que ce fut le galop final d'une orgie de douleurs \

En 1381, grande mortalité. A Vienne, en Autriche, sur une population qui n'était pas le quart de celle d'aujourd'hui, il mourut de faim 15,000 personnes "K

En 1399, pour le couronnement de ce siècle malheureux, encore la peste. Suivant un calcul de Papou ^, la peste se montra dix-sept fois en Europe dans le cours du XIV siècle.

Le suivant n'eut rien à envier, sous ce rapport, à

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