‹ Le diable [microform]Chapitre 138 sur 182 · Mystik, m, c · texte numérisé non relu

Mystik, m, c

d'un rapport réel entre la sorcellerie démoniaque et l'hérésie. Ils ne paraissent pas se douter qu'ils se rendent, de la sorte, complices de la politique odieuse qui détermina la fréquence dont parle (î-œrres, et qu'ils autorisent, en outre, les trop légitimes terreurs qu'inspire à l'opinion publique la seule pensée d'une reprise d'influence quelconque de leur part.

C'est en France, avec les encouragements et la haute protection de nos rois, que l'Inquisition contre l'hérésie a pris naissance ; c'est sur notre sol , sur cette terre de tant de nobles et généreuses aspirations, que, grâce à la sainteté de Louis IX et à la politique de sa dévote mère, elle a pu se constituer ; c'est encore en France, sous le successeur de ce môme prince, et à l'ombre persistante de cette double sainteté,- — timbra nucea\ — qu'elle a réussi à établir dans la pratique et à faire reconnaître par l'autorité séculière sa compétence en matière de magie. En 1282, par un arrêt du Parlement de Paris, rendu à la requête de l'évoque de cette ville, Renoul d'Iiombliôres^, et que sanctionna le roi Philippe III, encore un dévot, la connaissance du délit de sorcellerie fut retirée aux tribunaux civils et réservée exclusivement aux cours inquisitoriales. Dès l'an 1267, le comte apanage du Poitou, Alphonse, frère de saint Louis, avait déjà fait une obligation à ses nouveaux sujets de se rendre à la citation qui pourrait leur venir des inquisiteurs de Toulouse d'avoir à comparaître devant eux pour déposer de tous faits de magie diabolique. L'Inquisition

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