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avec menace, répondirent que le dieu n'avait pas raison de leur faire un pareil commandement '. La parole de Jéliovali n'admet pas de réplique ; quoi qu'il veuille, quoi qu'il dise, quand il a parlé, tout front doit se courber, tout genou fléchir, toate bouche rester close.
Lorsque, apphquant aux choses deiafoi ]e doute méthodique de Descartes, on met en question les enseignements du catéchisme, pour se faire une science et une conscience rehgieuses, ce n'est pas sans une pénible surprise que l'on constate la grave dé^'iationimpriméeparle sémitisme auxmouvements d'une culture dont l'hellénisme fut, dans l'antiquité, la plus haute et la plus noble expression. On ne comprend pas d'abord comment il s'est fait qu'une race aussi fortement trempée que la nôtre se soit laissée détourner de ses traditions propres et qu'elle ait accepté, pour en faire pendant quinze siècles la loi et le guide de son évolution sociale, une notion de Dieu en aussi complet désaccord avec la tournure de son esprit que celle du Jéhovah ])iblique et môme du Père céleste de l'Évangile. Je ne sais s'il suffit d'arguer d'une erreur de conscience pour expHquer cette anomahe. Quand le dieu des Juifs commença à être connu du monde gréco-romain, le monothéisme de fait y existait déjà; le premier des dieux, Jupiter, y était devenu le dieu des dieux,