Hérodote, 1, 117 et suivant
le possesseur souverain, sinon unique encore, de la puissance divine. Dans l'hymne de Gléantlie, il est invoqué comme loi suprême des mondes, et il figure dans des inscriptions latines et dans des formulaires de prières des derniers temps de la République comme modérateur des choses divines et humaines : Jovi Opthno Maximo Exsupercmtisshno, Divinarum Humanarumque Rerum Rectori Fatorumque Arbitro ^ Il est aussi le seul puissant : Deodeorum qui 8olus potes^ . Quant aux autres divinités, ce n'étaient déjà plus, dès avant la naissance du Christ, que de simples catégories de l'unique Divin généralisé en Jupiter. Il ne serait donc pas exact de dire que ce fut un simple besoin d'unification qui jeta le monde romain dans les bras de Jéhovah ni que la synthèse religieuse, qui, du reste, a bien plus perdu que gagné à la substitution de ce dieu au Jupiter de la dernière période, exigeait l'immolaliondu panthéon aryen sur l'autel du Moloch sémite. L'idée de Père céleste, greffée sur cette unité factice par le Christianisme, ne suffirait pas non plus pour expliquer une semblable apostasie.
Quelques efforts d'imagination qu'on ait faits et que l'on fasse encore pour persuader la conscience de la paternité réelle du dieu de l'Évangile, ce dieu,