‹ Le diable [microform]Chapitre 24 sur 182 · P. A. Quirin, Die llexe von Weilbnich, p · texte numérisé non relu

P. A. Quirin, Die llexe von Weilbnich, p

Kirchenhote. Voici ce que je lis, sous la signature de M'. A. HofFmann, dans cet organe autorisé d'une fraction considérable du clergé protestant: « Notre sentiment religieux n'a pas besoin de cette croyance. Plus nous nous pénétrons de l'esprit du Christ, plus nous comprenons l'inanité de cette superstition ^ )) Lemêmejournal,parlabouchedumêmeM. Hoffmann, n'hésite pas à s'approprier la déclaration suivante du D' Heinrich Lange au sujet du Diable personnel : « Si Christ partagea la croyance de ses contemporains à l'existence du Diable, ce qui est fort possible, nous ne nous croyons pas tenus pour cela de faire de cette croyance ia nôtre aussi. Nous n'honorons pas Christ comme professeur de théologie, mais comme l'initiateur delà nouvelle vie religieuse que nous désignons du nom de christianisme, comme le substratum de l'esprit chrétien, comme celui en qui le royaume du Ciel, qu'il a prêché, est devenu quelque chose de vivant et d'effectif; qui, par conséquent, restera le chef de la communauté dont les efforts, appliqués avant tout au triomphe du royaume de Dieu et de la justice, doivent la mener par lui au Père-. »

Le sentiment qui a dicté ces nobles paroles, comme celles aussi du vaillant pasteur de Gries, M. Quirin, est infiniment plus digne de la qualification de religieux que le grossier matérialisme de la foi orthodoxe. Paix, donc, et respect à ce sentiment ! Toutefois, nous ne croyons point qu'il soit possible, avec la meilleure volonté du monde, de l'autoriser de l'Écriture. Nous venons de constater et il ressortira de plus en plus de la suite de ce travail que la personnalité du Diable n'est pas seulement dans la lettre, mais qu'elle se lie d'une manière intime à l'esprit des

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