‹ Le diable [microform]Chapitre 38 sur 182 · Collin de Plancy, Légeiides infernales, p · texte numérisé non relu

Collin de Plancy, Légeiides infernales, p

pas dit qu'il dût paraître vêtu de la pourpre et ceint du diadème ; je ne croirai qu'il est venu que lorsque ie le verrai comme il était en sa passion, avec les stigmates de la croix. » Satan, à ces pacoles, s'évapora aus-^itôt en fumée, laissant après lui une odeur fétide, « indice certain, dit le biographe, que c'était bien le Diable * ».

Avec la perspective de pareilles possibilités devant les yeux, il semble que, si jamais les apparitions de la Salette et de Lourdes pouvaient tenter la raison, il serait sage d'y regarder à plusieurs fois avant de la sacrifier.

Le cardinal Bona, dans son livre De discretlione spirituum, et la plupart des mystiques assurent que les seules formes qu'il ne soit pas permis au diable de prendre sont celles de la colombe et de l'agneau, spécialement réservées, dit l'abbé Ribet % au Saint- Esprit, à Notre-Seigneur et aux saints. On a également prétendu que la forme de la brebis lui était aussi interdite, le divin pasteur en ayant fait une figure des âmes fidèles ; mais cette dernière réserve, ajoute le même abbé, est contredite par les faits, le démon s'étant présenté plusieurs fois de cette manière, notamment à saint Oswald et à sainte Françoise Romaine. D'après le cardinal Bona, le Diable ne s'abstiendrait pas seulement de ces formes parce que ce sont des symboles mystiques du Saint- Esprit et de Jésus-Christ, mais aussi parce que l'agneau et la colombe, n'ayant pas de fie], dit-il, ne sauraient convenir aux violences ordinaires de Satan.

Au concile de Constance, il arriva de toutes les parties de la chrétienté, en même temps que les

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