Gesihichte des Heidcnthums, 2o pai-tie, p
2. Dans sa traduction latine de la liliagavudgitc, G. Schlegel, quand il a à reproduire le terme sanscrit Maya, l'accompagne toujours entre parenthèse du mot Magia ; G. de Humboldt en fait autant dans son traité sur le même poème.
mondes, d'y soumettre les manifestations de la nature , moins que cela encore, la production de tels ou tels phénomènes en particulier, en dehors de toute cause extérieure démontrable, de toute série évolutionnelle d'effets ; s'il est absurde, par exemple, de supposer que les formules magiques, les philtres, les charmes, les enchantements puissent amasser les nuag-es, provoquer la tempête, faire tomber la grêle, détruire les récoltes, engendrer des épidémies, etc., il l'est beaucoup moins d'attribuer à un exercice intense de la volonté bon nombre de faits réels, indiscutables, dont il importe que la critique rationnelle n'aban donne point l'explication aux exploiteurs de surnaturel et de merveilleux. M. Alfred Maury cite l'exemple d'un colonel anglais qui pouvait à sa guise suspendre en lui tout acte vital, arrêter les battements de son cœur et se donner toutes les apparences de la mort. Personne n'ignore qu'il y a dans l'Inde des individus. qui, à force de vouloir et d'exercice, arrivent de même à l'insensibilité complète et restent dans cet état des semaines et des mois entiers, la vie paraissant en eux tout à fait éteinte. Le célèbre amiral Franklin, celui qui périt si malheureusement dans les mers polaires, a rapporté un trait curieux de la puissance de la volonté. Je l'emprunte au savant que je viens de nommer. Un Esquimau, qui avait perdu sa femme, fut pris d'un si vif désir d'allaiter un enfant nouveauné laissé par elle, que le lait se forma dans ses mamelles et qu'il put nourrir quelque temps la petite créature.
Tout en faisant le plus grande possible la part de la fraude pieuse dans le phénomène étrange de la stigmatisation, il y aurait parti pris évident à en con-