L. IV, c
Thôophane, qui vivait à cette même époque et qui a continué la chronique de Georges le Syncelle depuis Dioblétien jusqu'à l'an 811, traite d'ignorants et de gens suspects ceux qui pensaient de la sorte. Il s'appuie de l'Écriture sainte, qui, en effet, lui donne raison, et il ajoute que, d'ailleurs, on ne peut espérer que des gens adonnés à des abominations diaboliques reviennent jamais au bien. Il aurait pu encore invoquer les précédents et, s'il avait vécu davantage, assister à la plus éclatante consécration qu'eussent jamais reçue ses principes. Déjà Constantin Pogonat et l'atroce Justinien II avaient fait lapider ou brûler bon nombre de ces mêmes Pauliciens, à la fin du VIP siècle et au commencement du VHP. Léon l'Arménien, successeur de Michel Guropalate, fît périr tous ceux qui lui furent dénoncés sur les terres de l'empire, et la mère de Michel l'Ivrogne, la régente Théodora, dont l'église grecque a fait une sainte et célèbre la fête le 11 février, en fit pendre, décapiter ou noyer en Arménie environ cent mille, à la suite d'un soulèvement provoqué par le supplice de leurs chefs \ Ce supplice avait été ordonné à l'évêque de Néocésarée, Thomas, et à l'exarque Paracondace, qui n'hésitèrent naturellement pas à mettre à exécution un commandement dont ils étaient eux-mêmes les instigateurs.
En Occident, la doctrine disciplinaire du patriarche Nicéphore avait été assez généralement celle de l'ôpiscopat depuis l'avènement du Christianisme à Fempire. Aussi l'autorité civile, qui^ avec les religions d'État, n'a, du reste, en matière religieuse, qu'une responsabilité subordonnée, fut-elle ici plus ménagère du sang humain. Il faut arriver au onzième 'siècle, sous un prince réputé pieux, mais qui, au