‹ Le Diable, sa grandeur et sa décadenceChapitre 5 sur 29 · AVANT-PROPOS. VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VII

breuse où l'humanité semble avoir perdu le sens et la raison ! orgies de dévotion stupide avec les grelots de la folie, les torches des bûchers et les cordes des gibets !

Viennent enfin la Renaissance et la Réforme de Luther... Satan reste debout, car Luther et ses disciples acceptent et reconnaissent le diable tout comme les jésuites, disciples de Loyola. Sous François I er , sous Henri IV, la démonomanie, la démonologie semblent prendre un nouvel essor : on brûle des sorciers en France, on en brûle en Angleterre, on en brûle en Allemagne ; le diable n'a rien perdu de son influence, et le siècle de LouisXIV laisse intacte cette ridicule et dégoûtante personnalité.

De nos jours môme, la superstition s'efforce de continuer l'œuvre si déplorable du moyen Age ; on ne brûle plus les libres penseurs, les impies, mais on croit encore au diable, aux -sorciers, à la divination, sous des formes qu'on pourrait croire nouvelles, mais qui ne sont que renouvelées; à toutes les aberrations des cerveaux malades, h toutes les folies du mercantilisme des faux dévols.

N'avons-nous pas les spirites, les prétondus sujets

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