VIII AVANT-PROPOS
lucides du magnétisme, les guéridons qui font des prodiges, les tables tournantes, les médiums? Le jésuitisme ne cherche-t-il pas à terrifier les faibles et les crédules en leur parlant du diable et des éternels supplices?...
Eh bien! de semblables abus ne doivent plus exister, et c'est pour contribuer à les anéantir que j'ai voulu démontrer par l'histoire, par le témoignage des auteurs les plus respectables, que le diable n'est qu'un mot, un croquemitaine, un saltimbanque au service de toutes les superstitions, de tous les fanatisme.
Je lui ai arraché son masque, je l'ai dépouillé de ses oripeaux pour le livrer à la risée de mon siècle.
Rions donc, et plaignons nos pères qui eurent le malheur de vivre à des époques d'ignorance où Satan montrait partout sa façe grimaçante ; à des époques où le néant est presque divinisé et le Créateur presque inconnu.
Paris, juillet 1864. *